Alors que **845 écoles et collèges** restent fermés ce lundi 22 juin en raison des fortes températures, la très grande majorité des **60 000 établissements scolaires** de France continuent d’accueillir leurs élèves. Une situation qui oblige les directions d’établissements à improviser des solutions pour tenter de limiter les effets de la canicule, selon Libération.

Ce qu'il faut retenir

  • **845 écoles et collèges** fermés lundi 22 juin en raison de la canicule
  • **60 000 établissements scolaires** restent ouverts malgré les températures élevées
  • Des solutions d’urgence mises en place : ventilateurs, barnums, aménagements de salles
  • Une organisation disparate selon les moyens disponibles dans chaque établissement
  • Des mesures qui varient entre ventilation forcée, délocalisation des cours ou annulations partielles

Une fermeture exceptionnelle, mais une majorité d’établissements ouverts

Ce lundi marque une journée particulière pour le système éducatif français. Si **845 établissements** ont été contraints de fermer leurs portes en raison des températures extrêmes annoncées, cela ne concerne qu’une minorité des **60 000 écoles, collèges et lycées** du pays. Pour les autres, malgré la chaleur étouffante, les cours doivent se poursuivre, parfois dans des conditions difficiles.

Comme l’indique Libération, les fermetures ciblent principalement les écoles maternelles et élémentaires situées dans les zones les plus exposées, ainsi que certains collèges. Une décision prise en coordination avec les académies et les collectivités locales pour éviter tout risque sanitaire pour les élèves les plus jeunes.

Des aménagements improvisés pour lutter contre la chaleur

Pour les établissements restés ouverts, la priorité est de maintenir un minimum de confort thermique. Les directions scolaires font feu de tout bois : installation de **ventilateurs en nombre insuffisant**, montage de **barnums** dans les cours pour offrir des espaces ombragés, ou encore réorganisation des emplois du temps pour éviter les heures les plus chaudes. Certains établissements ont même procédé à des **déménagements de classes** vers des salles moins exposées ou mieux ventilées.

— *C’est une organisation en ordre dispersé*, confie un directeur d’école primaire en région parisienne. *On fait avec les moyens du bord, mais on sait que ce n’est pas suffisant.* Les collectivités locales, déjà sous tension budgétaire, peinent à suivre le rythme des demandes urgentes en matériel de rafraîchissement.

Des solutions variables selon les moyens locaux

L’efficacité des mesures mises en place dépend largement des ressources disponibles. Les écoles des communes aisées peuvent s’offrir des climatiseurs d’appoint ou des systèmes de ventilation performants. En revanche, dans les territoires moins favorisés, les solutions se limitent souvent à l’achat de ventilateurs bas de gamme ou à l’aménagement de coins ombragés avec des bâches.

Un enseignant d’un collège de Seine-Saint-Denis raconte : « *On a récupéré des vieux ventilateurs au fond des placards. Certains marchent à peine. Les élèves transpirent, mais on n’a pas le choix.* » Les collectivités tentent de pallier ces manques, mais la rapidité de la montée des températures ne leur laisse que peu de temps pour réagir.

Un système éducatif sous pression climatique

Cette situation met en lumière les **faiblesses structurelles** du parc scolaire français face aux canicules à répétition. Les bâtiments, souvent anciens et mal isolés, ne sont pas conçus pour affronter des vagues de chaleur prolongées. Les plans de prévention, comme le dispositif « *canicule* » du ministère de l’Éducation nationale, peinent à s’adapter à l’intensité croissante des épisodes climatiques.

Comme le souligne un expert en climatologie cité par Libération, « *les écoles sont devenues des laboratoires de l’adaptation climatique*. Mais sans investissements massifs dans la rénovation des bâtiments et l’acquisition de matériel adapté, les solutions d’urgence resteront la norme. »

Et maintenant ?

La semaine prochaine devrait voir une légère baisse des températures, mais les prévisions restent incertaines. Les établissements scolaires pourraient maintenir leurs dispositifs d’urgence jusqu’à vendredi, date à laquelle une nouvelle évaluation sera menée. Le ministère de l’Éducation nationale a déjà annoncé qu’il étudiait des mesures pérennes, comme le renforcement des normes de construction pour les nouveaux bâtiments ou l’attribution de subventions aux collectivités pour l’achat de climatiseurs. Reste à savoir si ces annonces se traduiront par des actes avant l’été prochain.

En attendant, élèves et enseignants devront composer avec cette fournaise, dans un système scolaire qui, visiblement, n’est pas encore prêt à affronter les défis climatiques de demain.