Sans équipe depuis son départ d’Israël-Premier Tech en 2025, Chris Froome, figure emblématique du cyclisme mondial, va troquer son vélo contre un water bike pour une épreuve sportive et caritative en Méditerranée. Selon RMC Sport, le Britannique de 41 ans prendra part à « The Crossing », une course en relais de 225 kilomètres organisée par la famille princière de Monaco. L’objectif ? Sensibiliser à la préservation des océans et soutenir les actions de la fondation de la princesse Charlène.
Ce qu'il faut retenir
- Chris Froome, quadruple vainqueur du Tour de France (2013, 2015, 2016, 2017), participe à « The Crossing », une course de water bike en relais entre l’Italie et Monaco.
- La course, organisée par la famille princière de Monaco, soutient la fondation de la princesse Charlène pour la préservation des océans et la prévention des noyades.
- Le parcours de 225 km reliera Viareggio (Toscane) à la plage du Larvotto à Monaco, avec un départ prévu ce vendredi.
- Les équipes, composées de quatre participants, devront terminer l’épreuve en près de 24 heures.
- Froome, absent des pelotons depuis plus d’un an, a été victime d’un grave accident en août 2025 lors d’un entraînement dans le Var.
- Les water bike utilisés sont des vélos aquatiques montés sur flotteurs, plus rapides que des pédalos classiques, avec une vitesse moyenne d’environ 13 km/h.
Un défi sportif et humanitaire pour un cycliste en reconversion
À 41 ans, Chris Froome n’a officiellement annoncé aucune retraite, mais son absence des courses professionnelles depuis le Tour de Pologne en 2025 interroge. Selon RMC Sport, le Britannique, qui a marqué l’histoire du cyclisme en remportant quatre Tours de France, a choisi de s’investir dans une compétition atypique. « The Crossing » n’est pas une épreuve de vitesse classique, mais un relais de 225 kilomètres en water bike, un vélo aquatique monté sur flotteurs, capable d’atteindre une vitesse moyenne de 13 km/h.
Ce choix reflète une volonté de diversifier ses engagements. Contrairement aux courses cyclistes, cette épreuve se déroule en mer, entre Viareggio en Toscane et la plage du Larvotto à Monaco. Le départ est prévu ce vendredi, avec un objectif clair : terminer le parcours en moins de 24 heures. Les équipes, composées de quatre participants, devront donc faire preuve d’endurance et de coordination pour relever ce défi.
Une course au service de la fondation de la princesse Charlène
Derrière cette initiative sportive se cache une cause environnementale et sociale. La famille princière de Monaco a organisé « The Crossing » pour soutenir la fondation de la princesse Charlène, dédiée à la préservation des océans et à la sensibilisation aux risques de noyade. Une démarche qui s’inscrit dans la continuité des engagements de la principauté en faveur du développement durable. Froome, connu pour son engagement humanitaire, apporte ainsi son soutien à une cause qui dépasse le cadre sportif.
Pour les participants, l’enjeu n’est pas seulement de terminer la course, mais aussi de récolter des fonds. Chaque équipe est invitée à mobiliser des sponsors, et les dons seront reversés à la fondation. Une façon pour Froome de montrer qu’il reste actif, même hors des pelotons, en s’investissant dans des projets porteurs de sens.
Un parcours semé d’embûches pour un coureur en convalescence
Si Froome semble déterminé à relever ce défi, son retour à la compétition ne s’annonce pas simple. En août 2025, il a été victime d’un grave accident lors d’un entraînement dans le Var. En percutant un panneau de signalisation à plus de 50 km/h, il a subi un pneumothorax, cinq côtes cassées et une fracture d’une vertèbre lombaire. Héliporté vers un hôpital de Toulon, il a dû subir une intervention chirurgicale d’urgence. Les médecins ont également détecté une lésion au niveau du péricarde, le sac enveloppant le cœur, comme l’a révélé son épouse, Michelle Froome.
« Il ne remontera pas de sitôt sur un vélo », avait alors confié sa femme. Pourtant, à peine un an plus tard, Froome s’apprête à affronter les vagues de la Méditerranée. Une preuve, s’il en fallait, de sa résilience et de sa détermination à poursuivre une carrière, même sous une forme différente. Les spécialistes s’interrogent cependant sur les risques physiques encourus, compte tenu de son état de santé récent.
« Il ne remontera pas de sitôt sur un vélo » — Michelle Froome, après l’accident de son époux en août 2025.
Un water bike, un vélo, des défis différents
Passer du vélo de route à un water bike n’a rien d’évident. Ces engins, plus rapides que des pédalos classiques, exigent un équilibre et une technique spécifiques. Les participants devront maîtriser la propulsion à la force des jambes tout en gérant les vagues et les courants marins. Pour Froome, accustomed aux longues distances et aux dénivelés, cette épreuve représente un changement radical. Le cycliste, habitué à des courses de plusieurs milliers de kilomètres, devra ici composer avec un environnement totalement différent.
La vitesse moyenne de 13 km/h laisse entrevoir un parcours exigeant. Avec 225 kilomètres à parcourir, les équipes devront se relayer efficacement pour éviter l’épuisement. Pour Froome, l’enjeu sera de s’adapter rapidement à ce nouveau mode de déplacement, tout en gardant à l’esprit l’aspect collectif de l’épreuve. Une expérience qui pourrait, pourquoi pas, ouvrir de nouvelles perspectives pour sa carrière post-cyclisme.
Quoi qu’il en soit, cette initiative confirme que Chris Froome, même en dehors des pelotons, continue de faire parler de lui. Entre résilience et innovation, son parcours reste l’un des plus fascinants du sport mondial.
Un water bike est un vélo aquatique monté sur des flotteurs, permettant de se déplacer sur l’eau grâce à la force des jambes. Plus rapide qu’un pédalo classique, il peut atteindre une vitesse moyenne de 13 km/h.
La fondation de la princesse Charlène œuvre pour la préservation des océans et la sensibilisation aux risques de noyade. Elle soutient des projets de recherche, de prévention et d’éducation dans ces domaines.