Alors que le conflit en Ukraine entre dans sa troisième année, le président du Conseil européen, Antonio Costa, a réitéré ce 11 juin l’engagement de l’Union européenne en faveur de Kiev. Selon Le Monde, il a souligné que la stratégie européenne, combinant soutien militaire et pression économique sur Moscou, « porte ses fruits ». Une réunion des chefs d’État et de gouvernement des Vingt-Sept est d’ores et déjà prévue les 18 et 19 juin à Bruxelles pour renforcer cette dynamique.
Ce qu'il faut retenir
- Le président du Conseil européen, Antonio Costa, a confirmé que la stratégie de l’UE en faveur de l’Ukraine « porte ses fruits »
- Une réunion des dirigeants européens est organisée les 18 et 19 juin à Bruxelles pour envoyer un « signal fort d’unité »
- L’approche européenne associe soutien militaire à Kiev et pression accrue sur la Russie
Une stratégie européenne saluée par ses résultats
Antonio Costa a présenté, lors d’une conférence de presse ce mercredi, un bilan positif de la politique menée par Bruxelles depuis le début de l’invasion russe. D’après ses propos rapportés par Le Monde, l’aide financière, humanitaire et militaire apportée à l’Ukraine, couplée aux sanctions imposées à la Russie, aurait permis de « stabiliser la situation sur le terrain » et de limiter l’avancée des troupes moscovites. «
Cette approche, qui combine fermeté et solidarité, montre que l’Europe peut agir de manière cohérente face à cette crise», a-t-il indiqué, sans préciser de chiffres concrets pour étayer ses propos.
Bruxelles prépare un sommet pour consolider l’unité
La réunion des 18 et 19 juin s’annonce comme un moment clé pour les Vingt-Sept. Selon les informations du Monde, les dirigeants européens devraient y discuter d’une intensification des sanctions contre Moscou, notamment via un nouveau paquet de mesures restrictives. Côté ukrainien, l’accent sera mis sur la poursuite de l’aide militaire, avec un focus sur les systèmes de défense aérienne et les munitions à long terme. « Il s’agit d’envoyer un signal fort d’unité », a déclaré Costa, évoquant la nécessité de maintenir une « pression constante » sur le Kremlin.
Cette mobilisation survient alors que les discussions au sein de l’UE peinent parfois à faire consensus sur l’ampleur des livraisons d’armes. Plusieurs pays, comme la Hongrie, ont adopté une position plus réservée, tandis que d’autres, comme la Pologne ou les pays baltes, poussent pour une ligne plus dure. Autant dire que les débats s’annoncent tendus.
En toile de fond, la guerre en Ukraine continue de peser sur les équilibres géopolitiques, notamment en matière d’approvisionnement énergétique et de sécurité alimentaire. L’Europe, qui a déjà consenti plus de 50 milliards d’euros d’aide à Kiev depuis 2022, devra-t-elle augmenter encore la mise ? La réponse dépendra en grande partie des développements militaires sur le front et de la capacité des États membres à maintenir leur cohésion.
D’après les informations du Monde, les dirigeants européens devraient aborder l’adoption d’un nouveau paquet de sanctions contre la Russie, l’intensification de l’aide militaire à l’Ukraine (notamment en matière de défense aérienne et de munitions), ainsi que la question de la cohésion interne de l’UE face à ce conflit. La préparation d’un éventuel plan de reconstruction post-guerre pour l’Ukraine pourrait également être évoquée.