Cinq militants écologistes opposés à la déviation routière de Saint-Péray, en Ardèche, ont passé le week-end en détention après une action menée le 14 mai 2026, jeudi de l'Ascension. Selon Reporterre, seize personnes ont été interpellées ce jour-là pour des faits de « mise en danger volontaire de la vie d'autrui », « entrave à la circulation » et « refus de signalétique ».
Ce qu'il faut retenir
- Seize militants écologistes interpellés le 14 mai 2026 lors d'une action contre le projet de déviation routière de Saint-Péray, en Ardèche.
- Cinq d'entre eux ont été placés en détention après une audience devant le juge des libertés le 16 mai.
- Huit militants, dont les cinq détenus, seront jugés le 6 juillet 2026 pour leurs actions.
- Les faits reprochés incluent la suspension d'un pont et le blocage d'une voie ferrée.
Le 14 mai 2026, jour férié de l'Ascension, seize militants se sont mobilisés contre le projet de déviation routière de Saint-Péray, une commune ardéchoise concernée par ce chantier contesté. Selon les informations de Reporterre, leur action consistait à se suspendre à un pont et à bloquer une voie ferrée, perturbant ainsi la circulation et entraînant leur interpellation immédiate. Les autorités ont retenu à leur encontre trois chefs d'accusation : « mise en danger volontaire de la vie d'autrui », « entrave à la circulation » et « refus de signalétique ».
Parmi les seize interpellés, huit ont été déférés devant le juge des libertés le 16 mai. Ce magistrat a décidé de placer cinq militants en détention provisoire, tandis que les trois autres ont bénéficié d'un contrôle judiciaire. Cette décision a été prise dans le cadre de l'enquête ouverte pour ces faits, et marque une escalade dans le traitement judiciaire de ce mouvement de protestation.
Un procès prévu pour le 6 juillet 2026
Les huit militants déférés devant la justice, dont les cinq actuellement détenus, feront face à un procès le 6 juillet 2026. Selon Reporterre, cette audience sera l'occasion pour le tribunal de se prononcer sur la légitimité de leurs actions, ainsi que sur les peines encourues pour les infractions retenues contre eux. Ce calendrier judiciaire s'inscrit dans un contexte de tensions persistantes autour du projet de déviation routière, qui suscite une forte opposition de la part des associations écologistes et des riverains.
Les militants concernés ont justifié leur mobilisation par leur opposition au projet routier, qu'ils jugent incompatible avec les enjeux environnementaux actuels. « Nous agissons pour alerter sur les conséquences de ce chantier, qui menace des espaces naturels et des espèces protégées », a déclaré l'un des porte-parole du groupe, cité par Reporterre. Leur action, bien que radicale, s'inscrit dans une stratégie plus large de contestation des infrastructures routières perçues comme polluantes et inutiles.
Un mouvement de protestation en Ardèche
Le projet de déviation routière de Saint-Péray cristallise les tensions en Ardèche, où les opposants au chantier multiplient les actions pour tenter de faire annuler le projet. Selon les informations disponibles, ce projet vise à contourner le centre-ville de Saint-Péray, mais il est accusé de menacer des zones naturelles et de favoriser l'étalement urbain. Les associations locales, soutenues par des militants écologistes, dénoncent un manque de concertation et un impact environnemental sous-estimé.
Les interpellations du 14 mai s'inscrivent dans une série de mobilisations plus larges contre les infrastructures routières en France. Comme l'a souligné Reporterre, ces actions s'inspirent de mouvements similaires menés dans d'autres régions, où les militants ont recours à des méthodes de perturbation pour attirer l'attention sur leurs revendications. En Ardèche, le projet de Saint-Péray est devenu un symbole de cette opposition, rassemblant des habitants, des écologistes et des associations locales.
Cette affaire soulève également des questions sur la gestion des grands projets d'infrastructure en France, où les tensions entre impératifs économiques et préoccupations environnementales deviennent de plus en plus vives. Le devenir du projet de Saint-Péray dépendra en grande partie des décisions judiciaires et politiques à venir, mais aussi de l'évolution du mouvement de contestation.
Les cinq militants placés en détention provisoire après leur interpellation du 14 mai devront attendre leur procès, prévu le 6 juillet 2026, pour connaître leur sort. D'ici là, ils resteront en prison sauf si une nouvelle audience décide de leur mise en liberté sous contrôle judiciaire ou de leur libération conditionnelle.