Perdu au cœur de l’outback australien, à quelque 800 kilomètres de Brisbane, le hameau de Cooladdi cherche un repreneur pour son ensemble immobilier, incluant un pub, un restaurant, un motel et un magasin général. Selon Euronews FR, cette localité, considérée comme la plus petite ville d’Australie, est mise en vente pour environ 243 000 €, soit 400 000 dollars australiens. Avec seulement deux habitants résidents actuels, ce village atypique offre une opportunité unique à quiconque souhaite endosser plusieurs rôles simultanément : maire officieux, postier, commerçant, cuisinier et gérant d’établissement.

Ce qu'il faut retenir

  • Cooladdi, en Australie, est réputée être la plus petite ville du pays avec seulement deux habitants permanents.
  • Le village est à vendre pour 243 000 €, incluant un pub, un restaurant, un motel et un magasin général.
  • Les futurs propriétaires devront assumer des rôles multiples : maire, postier, commerçant, gérant de motel et patron de bar.
  • Le prix de vente est calculé en fonction du nombre de personnes détenant l’établissement, et une acquisition par un groupe de quatre personnes doublerait la population officielle.
  • Le village a connu son apogée comme plaque tournante ferroviaire avant le déclin de l’industrie ovine dans les années 1960.

Un village en quête d’un nouveau départ

Avec ses deux habitants actuels, Carol Yarrow et Jo Cornel, Cooladdi cherche à se défaire de son établissement, le Foxtrap Road House, racheté en 2023 par les vendeurs. Selon les explications de Becky Jeisman, agente immobilière pour Charleville Real Estate, la population du village est déterminée par le nombre de personnes détenant l’établissement. Ainsi, une acquisition par un groupe de quatre personnes porterait officiellement la population à quatre habitants. Le village, autrefois animé par le trafic ferroviaire, a vu son importance décliner après l’arrêt des trains en 1967, conséquence directe de la réduction des activités d’élevage ovin dans la région.

Une communauté soudée malgré son isolement

Malgré son isolement géographique, Cooladdi continue d’attirer une clientèle fidèle, principalement composée d’habitants des villes voisines comme Charleville, située à environ 70 kilomètres. Carol Yarrow, interrogée par The Guardian, souligne que le village reste un lieu de rencontre pour les anciens résidents revenus visiter leurs repères d’antan. « Nous avons beaucoup de passage et beaucoup de gens du coin adorables. C’est vraiment une super communauté. Le mode de vie y est très décontracté », déclare-t-elle. Les activités principales du village reposent sur la restauration et le pub, tandis que les tournées de courrier pour le bureau de poste sont également assurées par les propriétaires.

Un mode de vie atypique et exigeant

Acquérir Cooladdi implique bien plus qu’un simple investissement immobilier. Les nouveaux propriétaires devront endosser une multitude de fonctions : gérer le motel, tenir le bar, servir de postier, assurer le rôle de maire officieux et s’occuper de la restauration. Comme le précise Carol Yarrow, « la restauration et le pub sont probablement l’essentiel du travail ; nous effectuons aussi les tournées de courrier pour le compte du bureau de poste ». Cette polyvalence s’accompagne d’un mode de vie adapté à ceux en quête d’autonomie et de tranquillité, loin des contraintes de la vie urbaine. Les infrastructures locales, dont un restaurant autrefois classé quatre étoiles, bénéficient d’une fréquentation régulière, principalement le week-end.

Une destination pour qui ?

Becky Jeisman, de Charleville Real Estate, cible un public varié pour cette vente : des parents dont les enfants ont quitté le foyer familial, aux familles recherchant un mode de vie alternatif, en passant par les investisseurs souhaitant diversifier leur patrimoine. Le prix attractif de 243 000 €, bien inférieur à celui d’une maison en Europe, rend cette acquisition accessible à un large éventail de profils. Cependant, comme le rappelle Jeisman, « Foxtrap, c’est la ville, et si un groupe de quatre personnes l’achète, alors la population doublera ». Une perspective qui pourrait séduire ceux prêts à s’investir pleinement dans la gestion d’un microcosme communautaire.

Un héritage ferroviaire et une économie locale en mutation

Cooladdi doit son existence à son passé ferroviaire. Dans les années 1960, la gare locale était un point de transit majeur pour le transport de la laine, avant que le déclin de l’industrie ovine ne entraîne la fermeture de la ligne en 1967. Depuis, le village n’a cessé de se dépeupler, ne laissant que quelques résidents attachés à ce lieu chargé d’histoire. Aujourd’hui, l’économie locale repose en grande partie sur les services proposés par le Foxtrap Road House et les visites des anciens habitants. Ces derniers, bien que partis s’installer dans des villes plus grandes, reviennent régulièrement pour renouer avec leur passé et profiter d’une ambiance chaleureuse et authentique.

Et maintenant ?

La mise en vente de Cooladdi soulève plusieurs questions quant à son avenir. Si un repreneur se manifeste d’ici les prochains mois, il faudra observer comment celui-ci parviendra à redynamiser ce village tout en préservant son identité. La date limite pour une réponse n’a pas été précisée, mais les intéressés ont tout intérêt à se manifester rapidement, compte tenu de la singularité de l’offre. Reste à savoir si Cooladdi trouvera preneur et si ce nouveau propriétaire saura insuffler une nouvelle dynamique à ce microcosme australien.

Avec son prix modéré et son potentiel inexploité, Cooladdi représente une opportunité rare pour ceux prêts à embrasser un mode de vie à la fois exigeant et enrichissant. À l’heure où les modes de vie alternatifs gagnent en popularité, ce village pourrait bien devenir le symbole d’une nouvelle façon de concevoir la propriété et la communauté.

L’acquéreur ou les acquéreurs devront assumer plusieurs rôles simultanément, notamment celui de maire officieux, de postier, de gérant de motel et de patron de bar. Aucune contrainte légale spécifique n’est mentionnée au-delà de ces obligations pratiques, mais la gestion d’un tel établissement implique de respecter les réglementations locales en matière de santé, de sécurité et de commerce.