Avec un record de dix nations africaines qualifiées pour la Coupe du monde 2026, l'événement s'annonce historique pour le football continental. Pourtant, les nouvelles mesures américaines concernant les visas menacent de compliquer l'accès des supporters et officiels africains aux États-Unis. Selon France 24, cette situation suscite une vive inquiétude au sein des fédérations ouest-africaines.

Ce qu'il faut retenir

  • Un record historique : dix sélections africaines qualifiées pour la Coupe du monde 2026, dont cinq issues des éliminatoires de la CAF.
  • Des restrictions américaines : les nouvelles règles de visas imposent des conditions plus strictes pour les ressortissants de plusieurs pays africains.
  • Un enjeu logistique : les fédérations craignent des difficultés pour leurs délégations techniques et leurs supporters.
  • Une mobilisation en cours : des discussions sont en cours entre la FIFA, la CAF et les autorités américaines pour trouver des solutions.

La Côte d'Ivoire, dont la fédération est particulièrement concernée, a déjà alerté sur les conséquences potentielles. D'après France 24, les responsables ivoiriens redoutent que ces mesures ne privent leurs joueurs et leurs fans d'un événement historique. « Nous comptons sur la solidarité internationale pour garantir la participation de tous », a déclaré un cadre de la Fédération ivoirienne de football (FIF), cité par la rédaction.

Les nouvelles règles américaines, entrées en vigueur en janvier 2026, imposent notamment des entretiens obligatoires pour les demandeurs de visas B1/B2, catégorie couvrant les voyages d'affaires et touristiques. Or, plusieurs pays africains, dont la Côte d'Ivoire, le Sénégal et le Nigeria, figurent parmi ceux soumis à ces exigences accrues. « Le processus est devenu plus long et plus coûteux », a précisé un responsable de la Fédération sénégalaise de football (FSF), interrogé par France 24.

Côté logistique, les fédérations s'inquiètent particulièrement pour l'accueil des délégations techniques. « Les entraîneurs, les staffs médicaux et les officiels devront obtenir leurs visas dans des délais très serrés, au risque de retarder leur arrivée », a expliqué un membre de l'encadrement technique de la sélection nigériane. La Coupe du monde 2026, co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, se déroulera du 11 juin au 19 juillet. Pour les équipes africaines, chaque jour de retard pourrait peser dans la préparation.

La FIFA a déjà indiqué suivre la situation de près. « Nous travaillons avec les autorités américaines pour faciliter l'obtention des visas pour tous les participants, joueurs et officiels », a confirmé un porte-parole de l'instance internationale. La Confédération africaine de football (CAF) a également appelé à une solution rapide. « L'objectif est d'éviter que des contraintes administratives ne pénalisent nos équipes », a souligné son secrétaire général.

Et maintenant ?

Une réunion est prévue la semaine prochaine entre la FIFA, la CAF et les services consulaires américains pour tenter de trouver un compromis. D'ici là, les fédérations africaines préparent des plans de secours, comme l'envoi anticipé des dossiers de demande de visa ou la sollicitation d'assistance consulaire. Si aucun accord n'est trouvé, certaines délégations pourraient être contraintes de réduire leurs effectifs, notamment pour les supporters.

Reste à savoir si ces discussions aboutiront à des aménagements concrets. Pour l'heure, l'incertitude plane, alors que les équipes africaines, en pleine préparation, espèrent pouvoir compter sur un soutien logistique sans faille.

Selon France 24, les fédérations ivoirienne, sénégalaise et nigériane figurent parmi les plus concernées. D'autres pays comme le Ghana et le Cameroun sont également soumis aux entretiens obligatoires pour les visas B1/B2.