La nouvelle comédie de Philippe Lacheau, Marsupilami, embarque la créature de Franquin dans un univers potache, mais pas à la hauteur, comme le rapporte Le Figaro. Le film, sobrement intitulé Marsupilami, ne parvient pas à égaler Sur la piste du Marsupilami d'Alain Chabat, sorti il y a près de quinze ans. La critique souligne l'éloignement du ton poétique de la créature d'André Franquin, apparue en 1952 dans Spirou et Fantasio, une œuvre désormais entre les mains de la « Bande à Fifi », réalisateurs d'Alibi.com et de Babysitting.

Ce qu'il faut retenir

  • Le film Marsupilami déçoit selon la critique du Figaro.
  • Le long-métrage de Philippe Lacheau manque de poésie et d'aventure.
  • Les gags lourdingues et les personnages caricaturaux s'accumulent, nuisant à l'ensemble.

Intrigue paresseuse et gags lourds

L'intrigue de Marsupilami se révèle peu ambitieuse, se contentant d'introduire la créature de Franquin dans l'univers de Lacheau plutôt que l'inverse. Le film s'appuie principalement sur une série de gags grossiers, mettant en scène des situations burlesques et des personnages stéréotypés. Le personnage principal, un comptable de zoo maladroit, se retrouve entraîné dans une aventure rocambolesque au cœur de la jungle palombienne, avec pour objectif de capturer le mythique Marsupilami.

Le Marsupilami, simple ressort comique

Le Marsupilami, censé être le cœur poétique de l'histoire, devient malheureusement un simple ressort comique. Manipulé de manière mécanique pendant le tournage, l'aspect numérique laisse à désirer, offrant une peluche peu convaincante qui peine à susciter l'empathie. Le film se perd dans une succession de péripéties grotesques, de chutes et de quiproquos, sans la finesse des dessins originaux de Franquin.

Et maintenant ?

Il reste à voir comment le public réagira à cette adaptation décevante du Marsupilami. Les prochaines étapes pourraient inclure des retours critiques et une éventuelle réévaluation du traitement de cette icône de la bande dessinée.