Des pirates informatiques iraniens seraient à l’origine d’une série de cyberattaques ciblant des stations-services américaines, selon les informations rapportées par CNN et relayées par BMF - International. Ces attaques, dont l’ampleur reste encore floue, s’inscrivent dans un contexte de tensions accrues entre Téhéran et Washington, déjà exacerbées par le conflit en cours au Moyen-Orient. BMF - International précise que ces actes n’ont pas encore été officiellement revendiqués, mais que des indices techniques pointeraient vers des groupes liés à l’Iran.
Ce qu'il faut retenir
- Une cyberattaque serait à l’origine de perturbations dans certaines stations-services américaines, selon CNN et BMF - International.
- Les indices techniques évoqués par les sources suggèrent une implication de pirates informatiques iraniens.
- Ces attaques surviennent dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes entre l’Iran et les États-Unis.
- L’ampleur exacte des dégâts et le nombre de stations touchées n’ont pas encore été communiqués officiellement.
Des attaques informatiques attribuées à des groupes pro-iraniens
D’après les premières investigations menées par des experts en cybersécurité cités par CNN, les attaques contre les stations-services américaines présenteraient des caractéristiques techniques similaires à celles attribuées à des groupes de hackers soutenus par l’Iran. BMF - International précise que ces cyberattaques auraient visé des systèmes de paiement et de gestion des stocks, entraînant des perturbations dans certaines régions des États-Unis. Les autorités américaines n’ont pas encore réagi officiellement à ces allégations, mais des sources internes évoquent une enquête en cours pour identifier les responsables.
Les groupes comme APT34 ou APT35, connus pour leurs liens avec les services de renseignement iraniens, sont souvent pointés du doigt dans ce type d’opérations. Selon un rapport publié en 2025 par le Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA), ces entités seraient capables d’infiltrer des infrastructures critiques pour y semer des perturbations.
Un contexte géopolitique explosif
Ces cyberattaques surviennent alors que les relations entre l’Iran et les États-Unis restent extrêmement tendues, notamment depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Depuis plusieurs mois, Téhéran multiplie les déclarations hostiles envers Washington, tandis que les tensions autour du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique pour le transport du pétrole, s’intensifient. BMF - International rappelle que l’Iran a récemment affirmé avoir « mis en place un mécanisme professionnel de gestion du trafic » dans cette zone, une déclaration qui a suscité des réactions mitigées de la part des pays occidentaux.
Dans ce contexte, les cyberattaques pourraient s’inscrire comme une nouvelle forme de pression exercée par l’Iran sur les États-Unis et leurs alliés. Le président américain Donald Trump a d’ailleurs mis en garde Téhéran dans un récent discours, déclarant : « Le calme avant la tempête ». Une phrase qui, rétrospectivement, prend une résonance particulière au regard des événements récents.
Des répercussions potentielles sur les prix du carburant
Bien que les autorités américaines n’aient pas encore confirmé l’impact des cyberattaques sur la disponibilité du carburant, des analystes du secteur craignent que ces perturbations ne contribuent à une hausse des prix à la pompe. BMF - International souligne que cette situation intervient alors que le coût du carburant est déjà sous haute tension en raison du conflit au Moyen-Orient. En Europe, par exemple, certains pays ont déjà connu des hausses significatives des prix des carburants, une tendance qui pourrait s’étendre aux États-Unis si la situation venait à s’aggraver.
Les associations de consommateurs américaines ont d’ores et déjà exprimé leur inquiétude, tandis que les compagnies pétrolières surveillent de près l’évolution de la situation. « On ne peut pas exclure un effet domino si les attaques persistent », a déclaré un porte-parole de l’American Petroleum Institute, cité par BMF - International.
Les États-Unis et l’Iran face à face
Alors que les États-Unis pourraient riposter par des sanctions supplémentaires ou des mesures cyber, l’Iran, de son côté, dispose de peu de leviers pour désamorcer la crise. Les pourparlers indirects entre Téhéran et Washington, menés sous l’égide de la Chine, n’ont jusqu’à présent abouti à aucune avancée concrète. BMF - International rappelle que les dernières discussions datent du mois de mars 2026 et qu’elles avaient été suspendues en raison de désaccords persistants.
Dans ce contexte, les cyberattaques pourraient servir de levier supplémentaire pour l’Iran, qui cherche à affaiblir la position américaine au Moyen-Orient. Cependant, une escalade trop importante risquerait de provoquer une réponse militaire de la part des États-Unis, ce que Téhéran cherche précisément à éviter. La prudence reste donc de mise des deux côtés.
Pour l’instant, les marchés financiers semblent peu réagir à ces événements, mais une dégradation rapide de la situation pourrait entraîner une volatilité accrue des cours du pétrole et des matières premières. Les investisseurs surveillent de près les déclarations des deux camps, dans l’attente d’un signal qui pourrait apaiser ou, au contraire, envenimer les tensions.
Plusieurs groupes de hackers sont régulièrement pointés du doigt pour leurs liens présumés avec les services de renseignement iraniens. Parmi les plus connus figurent APT34 (ou OilRig), actif depuis 2014 et spécialisé dans les cyberattaques contre des infrastructures énergétiques, et APT35 (ou Charming Kitten), connu pour ses opérations d’espionnage et de sabotage. Ces entités opèrent souvent sous couvert de campagnes de phishing ou d’infiltration de réseaux pour y installer des malwares. Leur modus operandi inclut des attaques ciblées contre des entreprises ou des institutions gouvernementales, notamment dans les secteurs de l’énergie, de la finance et des télécommunications.