Une vingtaine de dépouilles de personnes indigentes ont été extraites mardi d’une société de pompes funèbres, au Gosier et à Sainte-Anne, selon nos confrères de Le Figaro. Cette découverte macabre a eu lieu dans le cadre d’une importante opération de police et de gendarmerie. Une enquête a été ouverte à la suite de cette découverte, qui a également révélé que 31 autres corps, dont 22 enfants, sont toujours en attente d’inhumation au CHU des Abymes.
Le même jour, la préfecture de Guadeloupe a publié un arrêté autorisant la crémation de ces 31 dépouilles mortelles, parmi lesquelles se trouvent 22 enfants non réclamés, parfois depuis 2017, et conservées au CHU. Une source proche de l’enquête confirme que « des investigations » sont en cours. Lors de l’intervention de la gendarmerie, mardi, dans des chambres mortuaires d’une société de pompes funèbres, une « vingtaine » de corps au total ont été saisis et déplacés vers d’autres entreprises de pompes funèbres, selon la même source, « afin de les mettre dans de bonnes conditions de conservation ».
Ce qu'il faut retenir
- Une vingtaine de dépouilles de personnes indigentes ont été extraites d’une société de pompes funèbres en Guadeloupe.
- 31 autres corps, dont 22 enfants, sont toujours en attente d’inhumation au CHU des Abymes.
- Une enquête a été ouverte à la suite de cette découverte.
- La préfecture de Guadeloupe a autorisé la crémation de ces 31 dépouilles mortelles.
Les faits
Trois jours après la saisie des corps, Le Figaro a constaté, sur place, au Gosier, une forte odeur de décomposition. Par ailleurs, au CHU de la Guadeloupe, situé aux Abymes, 31 autres corps (22 enfants, sept hommes et deux femmes), décédés de 2017 à 2025, sont toujours en attente d’inhumation. Dans un arrêté publié le 24 février, la préfecture indique avoir été « alertée » le « 31 octobre 2025, par la directrice générale adjointe [du CHU] sur les conditions de conservation de certains corps de personnes indigentes ».
Face à l’« absence de délivrance d’autorisation d’inhumer de la part de la mairie des Abymes (...) faute de place » dans son cimetière, la préfecture autorise la commune à procéder à la crémation de ces « 31 dépouilles mortelles reposant dans la chambre froide mortuaire du Centre Hospitalier Universitaire de Guadeloupe », au-delà du délai légal de 14 jours. Selon l’arrêté préfectoral, la dépouille la plus ancienne est celle d’un petit garçon décédé en 2017. Les autres enfants sont décédés de 2020 à 2025.
Les réactions
Dans un communiqué diffusé vendredi soir, le CHU de la Guadeloupe évoque des « solutions temporaires de conservation », afin « d’éviter toute atteinte à la dignité humaine et toute saturation de ses capacités mortuaires ». Le CHU explique aussi avoir engagé « la saisine des collectivités territoriales et judiciaires concernées » et un « conventionnement avec des sociétés de pompes funèbres ». La commune des Abymes n’a pas donné suite aux sollicitations de l’AFP.
En conclusion, la découverte de dizaines de corps non inhumés en Guadeloupe est un événement tragique qui soulève des questions importantes sur la manière dont les dépouilles mortelles sont traitées et conservées. L’enquête ouverte devrait permettre de déterminer les circonstances exactes de ces faits et les responsabilités éventuelles. Il est essentiel de prendre des mesures pour éviter que de tels faits ne se reproduisent à l’avenir et pour améliorer la situation en Guadeloupe.
