Originaire de Lisieux, dans le Calvados, Virginie Olive s’est mobilisée depuis plusieurs années pour soutenir la lutte contre le syndrome de Leigh, une maladie génétique rare qui touche sa fille Lou. Selon Ouest France, cette année, elle relève un défi sportif d’envergure : participer à dix marathons en dix mois, en France comme à l’étranger, aux côtés de son enfant. Une initiative qui vise à sensibiliser le public et à collecter des fonds pour la recherche scientifique.

Ce qu'il faut retenir

  • Virginie Olive, mère de Lou atteinte du syndrome de Leigh, lance un défi sportif de 10 marathons en 10 mois en 2026
  • Cette maladie génétique rare touche principalement les enfants et n’a actuellement aucun traitement curatif
  • L’objectif est de financer la recherche scientifique et de sensibiliser l’opinion publique
  • Le parcours inclut des marathons en France et à l’étranger
  • L’association créée par Virginie Olive soutient les familles concernées et les avancées médicales

Le syndrome de Leigh, aussi appelé encéphalomyopathie subaiguë nécrosante, est une pathologie neurométabolique qui se manifeste généralement dans les premières années de vie. Elle entraîne des troubles neurologiques graves, comme des difficultés motrices, des crises d’épilepsie ou des troubles respiratoires. Aujourd’hui, aucun traitement ne permet de guérir cette maladie, mais des recherches sont en cours pour améliorer la qualité de vie des patients et prolonger leur espérance de vie. C’est dans ce contexte que Virginie Olive a fondé une association dédiée au financement de ces travaux scientifiques.

Le défi des dix marathons, annoncé pour l’année 2026, s’inscrit dans cette dynamique de mobilisation. « Ce projet est avant tout un moyen de donner de l’espoir aux familles touchées par cette maladie », a expliqué Virginie Olive à Ouest France. Pour elle, chaque kilomètre parcouru symbolise un pas de plus vers la guérison. « Lou et moi courons pour elle, mais aussi pour tous les enfants atteints et leurs proches. » L’idée est née d’une volonté de briser l’isolement et de montrer que la solidarité peut faire la différence, malgré l’absence de traitement à ce jour.

Les premières épreuves sont prévues dès le mois de janvier 2026. Le parcours comportera des marathons en France, notamment à Lisieux, mais aussi à l’étranger, avec des étapes en Europe et potentiellement sur d’autres continents. Chaque course sera l’occasion de recueillir des dons et de médiatiser la cause. « L’argent récolté servira à financer des projets de recherche spécifiques, comme le développement de thérapies géniques ou l’amélioration des soins palliatifs », précise Virginie Olive. Les fonds seront reversés à des laboratoires et des équipes médicales spécialisées dans les maladies mitochondriales.

Et maintenant ?

Les inscriptions pour les premiers marathons sont d’ores et déjà ouvertes. Les organisateurs espèrent attirer un large public, mais aussi des sponsors et des partenaires médicaux, pour amplifier l’impact de cette initiative. Une campagne de communication est prévue dès l’automne 2025, afin de préparer le terrain et de sensibiliser les collectivités locales. Les résultats financiers dépendront en grande partie de la mobilisation autour de ces courses, qui pourraient devenir un rendez-vous annuel si le projet prend de l’ampleur.

Ce défi sportif s’ajoute à une série d’actions menées par des associations et des familles pour faire avancer la recherche sur les maladies rares. En France, près de 3 millions de personnes sont concernées par ces pathologies, selon les dernières estimations de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Pourtant, les financements restent insuffisants face à l’ampleur des besoins. Des initiatives comme celle de Virginie Olive illustrent la détermination des proches à agir, malgré les obstacles.

Pour suivre l’avancée du projet et participer aux collectes, une plateforme en ligne a été mise en place. Elle permettra de consulter le calendrier des marathons, de faire des dons et de recevoir des mises à jour régulières sur les progrès de la recherche. « Chaque geste compte, même le plus petit », rappelle Virginie Olive. Le défi de Lou et de son père pourrait bien inspirer d’autres familles à se lancer dans des projets similaires, prouvant que la persévérance et la solidarité peuvent ouvrir des portes là où la médecine peine encore à avancer.

Il est possible de s’inscrire aux marathons organisés dans le cadre du défi, de faire un don via la plateforme dédiée, ou de devenir bénévole pour aider à l’organisation des événements. Les modalités sont détaillées sur le site de l’association fondée par Virginie Olive.

Une fois les courses terminées, les fonds collectés seront reversés à des projets de recherche ciblés. L’association prévoit également d’organiser des événements de sensibilisation tout au long de l’année pour maintenir l’attention sur le syndrome de Leigh et les maladies rares.