Le détroit d’Ormuz, cette voie maritime stratégique reliant le golfe Persique au golfe d’Oman, a vu transiter 12,5 millions de barils de pétrole depuis la signature de l’accord international sur la sécurité énergétique en décembre 2024. C’est ce que révèle un rapport publié ce 18 juin 2026 par Vance, un expert en géopolitique des ressources énergétiques, d’après France 24.
Ce qu'il faut retenir
- Un volume total de 12,5 millions de barils de pétrole a transité par Ormuz depuis décembre 2024.
- Ce chiffre correspond à la période suivant la signature d’un accord international sur la sécurité énergétique.
- Le détroit d’Ormuz reste un point de passage crucial pour les exportations pétrolières mondiales.
- Vance, expert en géopolitique, est à l’origine de ce rapport publié en juin 2026.
Un détroit sous haute surveillance depuis l’accord de 2024
Le détroit d’Ormuz, où transitent environ 20 % du pétrole mondial, est au cœur des tensions géopolitiques depuis des décennies. Cependant, la situation s’est stabilisée après la signature, en décembre 2024, d’un accord international visant à garantir la libre circulation des navires pétroliers. Selon Vance, ce cadre a permis de maintenir un flux régulier malgré les tensions régionales persistantes. « L’accord a évité des perturbations majeures », a-t-il déclaré à France 24.
Avant 2024, les risques d’interruption des livraisons en raison de conflits ou de sanctions pesaient sur les marchés. Désormais, les acteurs énergétiques misent sur une continuité des exportations, même si des zones d’ombre subsistent. Les États-Unis et les pays du Golfe ont renforcé leur collaboration pour sécuriser la région, tandis que l’Iran, dont les eaux territoriales bordent le détroit, maintient une posture ferme sur le contrôle de ses eaux.
Un volume record malgré les défis logistiques
Les 12,5 millions de barils transitant par Ormuz depuis deux ans et demi représentent une moyenne de 17 000 barils par jour, un chiffre en légère hausse par rapport aux années précédentes. Cette progression s’explique par la reprise post-pandémie et l’augmentation des exportations irakiennes et saoudiennes. « Le détroit reste indispensable, même si des alternatives comme le pipeline Saudi East-West existent », précise Vance.
Cependant, les défis logistiques et sécuritaires persistent. Les attaques de drones et les cybermenaces contre les infrastructures portuaires ont connu une recrudescence en 2025. Les compagnies maritimes ont dû adapter leurs routes et renforcer les mesures de protection, ce qui a entraîné une hausse des coûts d’assurance pour les tankers.
Pour Vance, « l’enjeu n’est pas seulement économique, mais géopolitique ». Il souligne que toute interruption prolongée des livraisons aurait des répercussions immédiates sur les marchés, avec une flambée des prix du baril. Reste à voir si les acteurs régionaux parviendront à maintenir un équilibre fragile dans les mois à venir.
L’Iran, qui possède une partie des côtes bordant le détroit, revendique un contrôle souverain sur ses eaux territoriales. Téhéran a plusieurs fois menacé de bloquer le passage en cas de sanctions accrues ou de tensions militaires, comme lors de la crise de 2019. Cependant, depuis l’accord de 2024, les autorités iraniennes ont adopté une posture plus mesurée, tout en maintenant une présence militaire visible dans la région.