Un nouveau foyer de grippe aviaire a été détecté mardi 12 mai dans un élevage de canards situé en Haute-Garonne, selon Franceinfo - Santé. Il s’agit du deuxième cas enregistré en Occitanie en moins de quinze jours, alors que la région n’avait enregistré aucun foyer depuis août 2025. Ce nouvel épisode intervient alors qu’un premier cas avait été identifié fin avril dans la même zone, sur la commune de Nohic, dans le Tarn-et-Garonne.

Ce qu'il faut retenir

  • Un foyer de grippe aviaire a été détecté mardi 12 mai dans un élevage de canards en Haute-Garonne, près de la commune de Fronton (Haute-Garonne) et de Nohic (Tarn-et-Garonne).
  • Cet élevage, situé à cheval sur deux départements, avait déjà été touché par un premier cas fin avril sur la même commune.
  • Comme après le premier foyer, les autorités ont ordonné l’abattage total des volailles et élargi la zone de protection autour du site.
  • Les canards de cet élevage avaient été vaccinés, mais la vaccination ne garantit pas une protection totale contre l’infection.
  • À l’échelle nationale, 121 foyers de grippe aviaire ont été recensés depuis août 2025, aucun n’avait été signalé en Occitanie avant ces deux cas.

Un nouvel épisode dans une zone déjà sous surveillance

L’élevage concerné par ce deuxième foyer s’étend sur les communes de Fronton, en Haute-Garonne, et de Nohic, dans le Tarn-et-Garonne, précise la préfecture de ce dernier département dans un communiqué publié mercredi 13 mai. Les autorités sanitaires avaient déjà instauré une zone de protection après la détection du premier cas fin avril à Nohic. « Ce deuxième cas est donc survenu en moins de quinze jours, dans la zone de protection instaurée suite à la détection d’un foyer à Nohic », soulignent les services de l’État.

Dès la découverte du premier foyer, les autorités avaient ordonné l’abattage total des volailles présentes sur le site. Cette mesure a été renouvelée pour le nouvel élevage concerné, conformément au protocole sanitaire en vigueur. Les services vétérinaires ont confirmé que les canards de cet élevage avaient été vaccinés avant l’apparition des symptômes, mais la préfecture rappelle que « la vaccination ne supprime pas totalement le risque d’infection des volailles ».

Un contexte national marqué par une circulation accrue du virus

La France fait face depuis plusieurs mois à une recrudescence des foyers de grippe aviaire. Depuis août 2025, 121 cas ont été recensés à l’échelle nationale, principalement dans les élevages de volailles. Jusqu’à présent, l’Occitanie était épargnée, ce qui rendait d’autant plus remarquable l’apparition de ces deux foyers en si peu de temps. « Il n’y en avait eu aucun en Occitanie » avant ces deux cas, rappellent les autorités sanitaires.

La détection de ces foyers intervient alors que les éleveurs et les pouvoirs publics restent mobilisés pour limiter la propagation du virus. Le ministère de l’Agriculture a d’ailleurs annoncé l’ouverture d’un guichet d’aide pour les éleveurs affectés, afin de les accompagner financièrement et logistiquement dans la gestion de ces crises sanitaires.

« Les canards de cet élevage avaient été tous vaccinés. » — Préfecture du Tarn-et-Garonne

« La vaccination ne supprime pas totalement le risque d’infection des volailles. » — Préfecture du Tarn-et-Garonne

Et maintenant ?

Les autorités sanitaires devraient maintenir les mesures de surveillance renforcée dans la zone touchée, notamment autour de Nohic et Fronton. Une campagne de dépistage pourrait être étendue aux élevages situés dans un rayon de plusieurs kilomètres autour des foyers, afin de détecter d’éventuels cas asymptomatiques. Par ailleurs, les services vétérinaires pourraient intensifier les contrôles dans les élevages de la région, alors que la période migratoire des oiseaux sauvages, principaux vecteurs de la grippe aviaire, est en cours.

Côté éleveurs, la situation reste sous haute tension, d’autant que les indemnisations promises par l’État pourraient prendre plusieurs semaines à être versées, malgré l’ouverture du guichet d’aide. Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer l’ampleur de la propagation du virus en Occitanie et ajuster les mesures sanitaires en conséquence.

La grippe aviaire, maladie virale très contagieuse, touche principalement les oiseaux domestiques et sauvages. Bien que rare, sa transmission à l’homme reste possible, ce qui rend la vigilance sanitaire indispensable pour les autorités et les professionnels du secteur.

La vaccination contre la grippe aviaire réduit significativement le risque de contamination, mais ne l’élimine pas totalement. Certains virus peuvent muter ou échapper à la protection vaccinale, surtout si les élevages ne respectent pas strictement les protocoles sanitaires. La préfecture du Tarn-et-Garonne rappelle que « la vaccination ne supprime pas totalement le risque d’infection des volailles », d’où la nécessité de combiner vaccination et mesures de biosécurité strictes.

Dès qu’un foyer est détecté, les autorités sanitaires ordonnent l’abattage total des volailles sur le site concerné, ainsi que la mise en place d’une zone de protection et de surveillance autour de l’élevage. Des dépistages sont réalisés dans les élevages voisins, et des mesures de biosécurité renforcées sont imposées. Un suivi vétérinaire est mis en place pendant plusieurs semaines pour s’assurer de l’absence de nouveaux cas.