La piste d’une erreur de cible dans le meurtre de Mehdi Kessaci, abattu à Marseille le 10 mai 2026, gagne en crédibilité selon BFM - Faits Divers. Les investigations, toujours en cours, tendent à confirmer cette hypothèse, bien que les motivations profondes du drame restent à éclaircir.
Ce qu'il faut retenir
- Le meurtre de Mehdi Kessaci, 29 ans, a été commis à Marseille le 10 mai 2026, selon les premières constatations.
- Les enquêteurs privilégient désormais la piste d’une erreur de cible, comme l’a indiqué une source proche du dossier à BFM - Faits Divers.
- Les investigations sont menées par la police judiciaire de Marseille et la section de recherches de la gendarmerie.
- Aucune arrestation n’a encore été opérée, mais plusieurs pistes sont explorées.
- Le procureur de la République a précisé que les éléments recueillis « ne permettent pas à ce stade d’exclure une origine ciblée » des faits.
Un meurtre qui interroge les enquêteurs
Mehdi Kessaci, résidant dans le 13e arrondissement de Marseille, a été tué par balle alors qu’il se trouvait dans un véhicule stationné près du boulevard de la Corderie, un quartier connu pour son dynamisme commercial. Selon les premiers éléments recueillis par BFM - Faits Divers, l’individu aurait été atteint par des tirs visant une autre personne, située à proximité. Cette hypothèse expliquerait pourquoi les forces de l’ordre n’excluent aucune piste, y compris celle d’un règlement de comptes ou d’une vengeance personnelle.
Les investigations sont menées conjointement par la police judiciaire de Marseille et la section de recherches de la gendarmerie, qui ont déjà reconstitué le parcours de la victime dans les heures précédant son décès. Les analyses balistiques et les témoignages recueillis doivent encore permettre de confirmer ou d’infirmer cette théorie.
Un quartier sous tension, des questions en suspens
Le secteur où s’est produit le drame est réputé pour son activité commerciale intense, mais aussi pour une présence policière accrue en raison de tensions locales récurrentes. Interrogé par BFM - Faits Divers, un riverain a déclaré : « Ici, les règlements de comptes, ça arrive. Mais cibler quelqu’un comme ça en pleine rue, c’est nouveau. » Les autorités locales, contactées par nos soins, n’ont pas souhaité s’exprimer davantage, invoquant « la confidentialité de l’enquête ».
Pour autant, la mobilisation des forces de l’ordre reste maximale. Les enquêteurs ont notamment passé au peigne fin les caméras de surveillance du quartier, tandis que des patrouilles ont été renforcées dans les jours suivant le drame. Selon une source judiciaire citée par BFM - Faits Divers, « l’hypothèse d’une erreur de cible n’est pas écartée, mais elle n’est pas la seule piste privilégiée à ce stade ».
Un profil de victime qui intrigue
Mehdi Kessaci, 29 ans, était connu des services sociaux pour son engagement associatif dans le quartier de la Belle de Mai. D’après les informations transmises à BFM - Faits Divers, il travaillait comme médiateur social et était impliqué dans plusieurs projets locaux visant à désamorcer les tensions entre jeunes et forces de l’ordre. Son entourage décrit une personne « discrète, respectée, et sans histoire ».
Cette dimension ajoute une couche de complexité à l’enquête. Les policiers explorent désormais la possibilité que le meurtre soit lié à une activité professionnelle ou associative de la victime, bien que rien ne permette de l’affirmer pour l’instant. Le procureur de la République a précisé que « toutes les hypothèses restent ouvertes », y compris celle d’un acte isolé et sans lien avec le passé de la victime.
Un drame qui rappelle les tensions persistantes
Ce meurtre intervient dans un contexte où Marseille reste sous haute surveillance en raison de tensions sociales et de la présence de réseaux criminels actifs. En 2025, la ville avait enregistré une hausse de 12 % des règlements de comptes par rapport à l’année précédente, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Si ce drame s’avère effectivement lié à une erreur de cible, il pourrait s’inscrire dans une logique de violences urbaines qui échappent parfois aux radars des autorités.
Pour l’heure, les proches de Mehdi Kessaci, réunis en cellule psychologique, appellent au calme et demandent que la vérité éclate. « On ne veut pas de vengeance, mais on veut comprendre », a confié un membre de sa famille à BFM - Faits Divers. Une attente qui résonne avec l’urgence pour les enquêteurs de lever le voile sur ce drame qui, une fois de plus, endeuille la cité phocéenne.
Selon les premières constatations, Mehdi Kessaci aurait été touché par des tirs visant une autre personne située à proximité. Cette hypothèse expliquerait l’absence de mobile apparent et la localisation du drame, près d’un lieu fréquenté. Les enquêteurs s’appuient sur des témoignages et des analyses balistiques pour étayer cette piste, sans pour autant l’exclure définitivement.