Alors que Didier Deschamps s’apprête à vivre sa dernière compétition avec l’équipe de France lors de la Coupe du monde 2026, l’hypothèse d’un rebond à l’étranger se précise. Selon RMC Sport, le sélectionneur français, dont le mandat en bleu se terminera après le Mondial (11 juin – 19 juillet), n’écarte aucune option pour la suite de sa carrière. Parmi les pistes évoquées, la tête de la sélection italienne suscite l’intérêt des deux côtés des Alpes.
Ce qu'il faut retenir
- Didier Deschamps, en fin de mandat avec les Bleus, n’exclut pas de prendre la tête d’une autre sélection nationale après la Coupe du monde 2026.
- L’Italie, qui rate sa troisième Coupe du monde consécutive, pourrait être une destination pour l’ancien joueur et entraîneur de la Juventus.
- Daniel Riolo a réagi avec émotion à cette possibilité, qualifiant ce scénario de « drame personnel » d’un point de vue humain.
- Didier Deschamps a confirmé sa disponibilité pour d’autres projets, tout en précisant que cette option n’est « pas d’actualité » pour l’instant.
- Silvio Baldini assure l’intérim à la tête de la Squadra Azzura pour les matchs contre le Luxembourg et la Grèce les 3 et 7 juin prochains.
Un avenir encore ouvert pour Deschamps après 14 ans à la tête des Bleus
Avec la Coupe du monde 2026 qui marque l’aboutissement de son mandat à la tête de l’équipe de France, Didier Deschamps reste discret sur ses projets futurs. Interrogé lors de la présentation de sa liste des 26 Bleus pour le Mondial, le technicien a laissé entendre qu’il ne se fermerait aucune porte. « Je ne m’interdis rien. Ce n’est pas d’actualité. Mais je suis disponible, tout le monde le sait. Je verrai ça après », a-t-il déclaré selon RMC Sport.
Parmi les rumeurs persistantes, celle d’un possible retour en club au Real Madrid, où il est pressenti pour succéder à Alvaro Arbeloa. Mais une autre option, plus inattendue, se profile : la sélection italienne. Deschamps connaît parfaitement le championnat transalpin, pour y avoir évolué comme joueur à la Juventus entre 1994 et 1999, puis comme entraîneur en 2006-2007. Un parcours qui pourrait séduire la Fédération italienne (FIGC), en quête d’un profil expérimenté pour relancer une équipe en crise.
L’Italie en quête d’un sauveur après trois éliminations consécutives en Coupe du monde
La Squadra Azzura traverse une période difficile, marquée par trois échecs consécutifs en phase finale de Coupe du monde. Dernièrement, l’Italie a été battue en finale des barrages européens par la Bosnie-Herzégovine, scellant son absence au Mondial 2026 pour la troisième fois d’affilée. Une situation inédite dans l’histoire du football italien, qui pousse la fédération à chercher des solutions urgentes.
Dans ce contexte, le profil de Deschamps, triple champion du monde en tant que joueur et double vainqueur en tant que sélectionneur des Bleus, représente une aubaine. Son expérience et son palmarès pourraient donner un nouveau souffle à une équipe en reconstruction. Silvio Baldini, nommé sélectionneur intérimaire, n’a pour l’instant que deux matchs sous sa responsabilité : un déplacement au Luxembourg le 3 juin et un match à domicile contre la Grèce le 7 juin.
Daniel Riolo exprime son attachement à Deschamps : « Un drame personnel »
Face à l’éventualité d’un départ de Didier Deschamps vers l’Italie, la réaction de Daniel Riolo, figure médiatique du football français, a marqué les esprits. Dans l’émission L’After Foot, il a confié vivre cette hypothèse comme un véritable déchirement. « D’un point de vue humain, je le vivrais comme un drame personnel. C’est sincère. Je sais que c’est fort possible parce qu’il a un passé ici, qu’il a été à la Juve et qu’il est connu, mais je le vivrais comme un drame personnel. Mais ça ne veut rien dire, ce n’est que mon avis », a-t-il déclaré selon RMC Sport.
Cette réaction illustre l’attachement des supporters et des médias français à Deschamps, symbole d’une génération dorée du football tricolore. Son départ vers l’étranger, même pour une sélection prestigieuse comme l’Italie, serait perçu comme une étape difficile à accepter pour une partie de l’opinion publique.
Un passé commun entre Deschamps et l’Italie, entre gloire et controverses
Didier Deschamps entretient une relation particulière avec l’Italie, pays où il a marqué l’histoire du football. Sous les couleurs de la Juventus, il a remporté trois titres de Serie A (1995, 1997, 1998) et atteint la finale de la Ligue des champions en 1997. Comme entraîneur, son passage à la tête du club turinois en 2006-2007, bien que bref, reste dans les mémoires. Une expérience qui pourrait faciliter son intégration dans un pays où il est déjà une figure respectée.
Pourtant, ce passé commun ne garantit pas un avenir serein. Le football italien est connu pour son exigence et ses pressions médiatiques, un environnement que Deschamps connaît bien après son passage à la Juventus. Une nouvelle mission en Italie représenterait donc un défi de taille, dans un pays où les attentes sont toujours élevées.
Pour l’instant, Didier Deschamps concentre ses efforts sur la Coupe du monde 2026. Son objectif reste inchangé : offrir un dernier beau parcours à l’équipe de France, avant de tourner la page. La suite de sa carrière, qu’elle se passe en Italie ou ailleurs, sera à suivre de près.
L’Italie, qui rate sa troisième Coupe du monde consécutive, cherche un profil expérimenté pour relancer sa sélection. Didier Deschamps, triple champion du monde (deux fois comme joueur, une fois comme sélectionneur), possède le palmarès et l’expérience nécessaires pour redresser une équipe en crise. Son passage à la Juventus, à la fois comme joueur et entraîneur, lui donne également une connaissance approfondie du football italien.
Didier Deschamps a indiqué qu’il ne prendrait pas de décision avant la fin de la Coupe du monde 2026, prévue le 19 juillet. Il a confirmé sa disponibilité pour d’autres projets, mais a précisé que cette option « n’est pas d’actualité » pour l’instant. Sa priorité reste donc l’équipe de France jusqu’à la fin du Mondial.