Un Airbus A330 de la compagnie Turkish Airlines a pris feu ce lundi 11 mai 2026 lors de son atterrissage à l’aéroport international de Katmandou, au Népal. L’incident s’est produit sans faire de victimes parmi les 277 passagers et les onze membres d’équipage à bord, selon les autorités népalaises. Une étincelle au niveau du train d’atterrissage serait à l’origine de l’incendie, comme l’a indiqué Gyanendra Bhul, porte-parole de l’Autorité de l’aviation civile du Népal, auprès de l’AFP. Capital rapporte cette information.
Ce qu’il faut retenir
- Un Airbus A330 de Turkish Airlines transportant 277 passagers et 11 membres d’équipage a subi un incendie à son atterrissage à Katmandou ce 11 mai 2026.
- L’incendie, provoqué par une étincelle au niveau du train d’atterrissage, n’a fait aucun blessé.
- La piste de l’aéroport a été fermée pendant près de deux heures, perturbant le trafic aérien local.
- Les autorités népalaises ont annoncé des projets d’amélioration des systèmes radar et de surveillance météorologique l’an dernier.
- En 2015, un autre appareil de Turkish Airlines avait quitté la piste à Katmandou, sans faire de victimes.
Un atterrissage mouvementé et un incendie maîtrisé
L’Airbus A330 de Turkish Airlines, en provenance d’Istanbul, a connu un atterrissage difficile à Katmandou ce matin. Dès le contact avec le sol, une étincelle au niveau du train d’atterrissage a provoqué un départ de feu à bord de l’appareil. Tous les occupants — passagers et équipage — ont pu évacuer sans encombre, a confirmé Gyanendra Bhul. « Tous les occupants sont sains et saufs, les opérations de secours sont terminées. Nous enquêtons désormais sur l’accident », a-t-il déclaré à l’AFP. L’intervention des secours a permis de circonscrire rapidement les flammes, évitant ainsi une propagation plus importante.
Selon les premières constatations, la piste de l’aéroport international Tribhuvan, unique piste du pays, a été fermée pendant près de deux heures en début de matinée. Cette fermeture a entraîné des perturbations majeures pour le trafic aérien local, plusieurs vols devant être annulés ou déroutés. Les autorités népalaises ont précisé que les investigations étaient en cours pour déterminer les causes exactes de l’incident et identifier les responsabilités.
Katmandou, un aéroport réputé pour ses défis opérationnels
L’aéroport de Katmandou, niché dans une vallée himalayenne à plus de 1 300 mètres d’altitude, est connu pour ses conditions d’atterrissage exigeantes. Les pilotes doivent composer avec des vents changeants, une visibilité réduite par les reliefs environnants et des pistes parfois glissantes, surtout en période de mousson. Ces contraintes expliquent pourquoi certaines pistes népalaises figurent parmi les plus difficiles au monde, un défi même pour les équipages les plus expérimentés. En 2025, les autorités locales avaient annoncé un plan d’investissement pour moderniser les infrastructures, notamment avec l’installation de nouveaux systèmes radar et de surveillance météorologique. Ces améliorations visent à renforcer la sécurité des atterrissages et à réduire les risques d’incidents.
L’incident survient dans un contexte où le Népal reste sous surveillance accrue en matière de sécurité aérienne. En 2013, l’Union européenne avait interdit à tous les transporteurs népalais de pénétrer dans son espace aérien, une mesure toujours en vigueur en 2026. Cette décision faisait suite à une série de crashs et d’incidents ayant émaillé l’histoire aérienne du pays ces dernières décennies. Malgré ces défis, l’aéroport de Katmandou reste une plateforme essentielle pour le trafic entre l’Asie du Sud et le reste du monde.
Un précédent en 2015 et des questions sur la sécurité aérienne
Cet incident rappelle celui survenu en 2015, lorsqu’un autre appareil de Turkish Airlines avait quitté la piste à l’atterrissage à Katmandou. À l’époque, l’Airbus A330, transportant 224 personnes, n’avait heureusement fait aucune victime. La piste avait été fermée pendant quatre jours, entraînant l’annulation de nombreux vols internationaux et une perturbation majeure du trafic. Cet événement avait déjà soulevé des questions sur la gestion des risques à Katmandou, où les conditions météorologiques et topographiques compliquent les opérations aériennes.
Les spécialistes soulignent que les risques d’incendie à l’atterrissage, bien que rares, restent une préoccupation majeure pour les compagnies aériennes. Une étincelle au niveau du train d’atterrissage peut en effet s’enflammer au contact des fluides hydrauliques ou du carburant, surtout en cas de choc ou de friction anormale. Les enquêtes menées après de tels incidents visent généralement à vérifier l’état des équipements, la formation des équipages et les procédures de maintenance.
« Tous les occupants sont sains et saufs, les opérations de secours sont terminées. Nous enquêtons désormais sur l’accident. »
— Gyanendra Bhul, porte-parole de l’Autorité de l’aviation civile du Népal, à l’AFP
Une enquête en cours et des améliorations attendues
L’enquête sur l’incendie de l’Airbus A330 de Turkish Airlines sera menée par les autorités népalaises, avec le soutien éventuel du constructeur Airbus et de la compagnie aérienne. Les experts devront déterminer si l’étincelle à l’origine du feu provient d’un défaut mécanique, d’une erreur de pilotage ou d’une combinaison de facteurs. Parallèlement, les équipes de maintenance de l’aéroport de Katmandou devront vérifier l’état de la piste et des équipements de sécurité, afin d’éviter tout incident similaire à l’avenir.
Côté Turkish Airlines, la compagnie devra également analyser les conditions de son vol et les éventuelles défaillances techniques ou humaines. En 2025, l’entreprise avait déjà été confrontée à des retards de livraison de certains de ses appareils en raison de problèmes industriels chez Airbus, mais aucun incident de ce type n’avait été signalé jusqu’à présent. La gestion de cette crise sera un test pour la compagnie, qui devra rassurer ses passagers sur la sécurité de ses opérations.
Cet événement rappelle une fois encore les défis posés par la sécurité aérienne dans des environnements exigeants, où chaque détail compte pour garantir la sécurité des passagers et des équipages.
Selon les premières constatations des autorités népalaises, une étincelle au niveau du train d’atterrissage a provoqué l’incendie. Ce type d’incident, bien que rare, peut survenir en cas de friction anormale, de choc ou de présence de fluides inflammables. Les enquêtes en cours devront préciser l’origine exacte de cette étincelle.