C’est une filière qui renoue avec ses racines, littéralement. Adatris, acteur majeur de la production de plantes aromatiques et médicinales bio en Anjou, approvisionne désormais directement les fabricants de tisanes. Biohême, l’un de ses clients, se déplace même au cœur des parcelles pour garantir la traçabilité de ses matières premières, comme le rapporte Ouest France.
Ce qu'il faut retenir
- Adatris, basé en Anjou, est un acteur clé de la production de plantes bio (mélisse, menthe, camomille) destinées aux tisanes.
- Biohême, fabricant de tisanes, se fournit en direct auprès d’Adatris en se rendant sur les parcelles.
- Cette démarche illustre le retour en force des circuits courts dans l’agroalimentaire.
Une filière locale qui mise sur le bio et la proximité
En pleine renaissance, le marché des tisanes françaises mise sur deux atouts : l’authenticité et la qualité. Adatris, spécialisé dans la culture de plantes aromatiques et médicinales, cultive notamment de la mélisse, de la menthe et de la camomille en Anjou. L’entreprise, qui s’est imposée comme un acteur incontournable du bio, approvisionne plusieurs fabricants nationaux, dont Biohême. Ce dernier a choisi une approche radicale : se fournir directement auprès des producteurs, en se rendant sur les parcelles pour vérifier les conditions de culture et garantir la traçabilité.
Cette stratégie s’inscrit dans une logique de circuit court, où chaque étape – de la graine à la tasse – est maîtrisée. Autant dire que le consommateur y gagne en transparence, tandis que les producteurs locaux voient leur travail valorisé.
Biohême, un acteur engagé dans une démarche vertueuse
Pour Biohême, fabricant de tisanes basé en France, collaborer avec Adatris relève d’un choix stratégique. « Travailler en direct avec les producteurs nous permet de contrôler la qualité de nos ingrédients de A à Z », explique un porte-parole de l’entreprise. Cette proximité évite les intermédiaires et réduit l’empreinte carbone liée au transport, un argument de poids dans un secteur où l’écologie devient un critère d’achat déterminant.
Selon Ouest France, cette collaboration illustre une tendance plus large : celle d’un retour aux sources pour les consommateurs, qui plébiscitent désormais les produits locaux et bio. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2025, les ventes de tisanes en France ont progressé de 8 %, portées par une demande accrue pour des compositions naturelles et traçables.
Le bio, un levier de croissance pour l’agriculture française
Derrière cette dynamique se cache une réalité économique : le bio représente aujourd’hui un secteur en pleine expansion. Adatris, qui cultive plus de 200 hectares en Anjou, a vu ses volumes de vente augmenter de 15 % par an depuis 2022. « Les consommateurs sont de plus en plus attentifs à l’origine de ce qu’ils achètent », souligne le directeur de l’entreprise. « En misant sur le bio et la proximité, nous répondons à cette attente tout en soutenant l’emploi local. »
Cette filière, encore minoritaire il y a dix ans, représente désormais 12 % des surfaces agricoles bio en France. Un essor qui s’accompagne d’investissements dans la mécanisation et la recherche variétale, afin d’optimiser les rendements sans recourir aux intrants chimiques.
Une chose est sûre : le consommateur a désormais le pouvoir de choisir. Et entre une tisane made in France et un mélange importé, le débat dépasse désormais le simple critère du prix.
Selon Ouest France, l’entreprise cultive principalement de la mélisse, de la menthe et de la camomille, trois plantes phares des tisanes françaises.
Cette démarche permet à Biohême de garantir la traçabilité de ses ingrédients, de réduire son empreinte carbone et de soutenir une agriculture locale et bio, comme l’explique un porte-parole de l’entreprise.