Éric Woerth, ancien ministre et figure politique bien connue, a endossé une nouvelle responsabilité ce jeudi 14 mai 2026 à l’hippodrome du Lion-d’Angers, en Maine-et-Loire. Désormais à la tête du PMU, il a choisi de se rendre sur le terrain pour échanger directement avec les professionnels et les passionnés des courses hippiques. Selon Ouest France, cette visite s’inscrit dans le cadre de sa mission de « dépoussiérage » de la marque, un chantier ambitieux pour moderniser l’opérateur historique des paris hippiques en France.
Ce qu'il faut retenir
- Éric Woerth, ancien homme politique, est désormais président du PMU depuis le 14 mai 2026
- Il a effectué une visite officielle à l’hippodrome du Lion-d’Angers (Maine-et-Loire)
- Cette rencontre s’inscrit dans une volonté de modernisation du PMU et de ses pratiques
- Les premiers échanges ont porté sur l’avenir des courses hippiques et leur attractivité
- Woerth a évoqué la nécessité de « dépoussiérer » l’image du PMU auprès du grand public
Un changement de cap pour le PMU
Ancien député et ministre de Nicolas Sarkozy, Éric Woerth quitte définitivement la vie politique pour prendre la présidence du PMU, un opérateur historique des paris hippiques en France. Arrivé à la tête de l’entreprise publique en mai 2026, il a choisi de marquer son arrivée par une visite sur le terrain, à l’hippodrome du Lion-d’Angers. Ce choix n’est pas anodin : ce site, l’un des plus importants de France en termes d’élevage et d’organisation de courses, symbolise l’ancrage historique et rural des courses hippiques. Selon Ouest France, cette première sortie officielle s’est accompagnée de rencontres avec des éleveurs, des entraîneurs et des parieurs, autant d’acteurs essentiels pour comprendre les enjeux du secteur.
Modernisation et attractivité : les défis prioritaires
Le PMU, bien que toujours dominant sur le marché des paris hippiques en France, fait face à une concurrence accrue, notamment avec l’essor des paris en ligne et des opérateurs étrangers. Éric Woerth a rappelé à plusieurs reprises, lors de cette visite, la nécessité de « dépoussiérer la marque PMU » pour lui redonner une image dynamique et moderne. « Il faut que le PMU reste ancré dans son époque tout en préservant son héritage », a-t-il indiqué à des journalistes locaux. Autant dire que la tâche s’annonce complexe : il s’agira de concilier tradition et innovation, entre le maintien des courses en direct et le développement de nouvelles offres digitales.
Parmi les pistes évoquées, on trouve une refonte de l’expérience parieur, avec une meilleure intégration des outils numériques, mais aussi une réflexion sur l’attractivité des hippodromes pour les jeunes générations. « Les courses hippiques doivent retrouver une place centrale dans le paysage des loisirs », a souligné Woerth, sans pour autant préciser de calendrier ou de mesures concrètes. Une chose est sûre : le nouveau président mise sur le dialogue avec les professionnels pour affiner sa stratégie.
Un secteur en mutation, entre tradition et numérique
Les courses hippiques en France traversent une période de transition. D’un côté, le PMU reste le leader incontesté des paris hippiques, avec un chiffre d’affaires annuel de plus de 8 milliards d’euros. De l’autre, le secteur fait face à des défis majeurs : baisse de fréquentation des hippodromes, concurrence des paris sportifs en ligne, et nécessité de se conformer aux nouvelles réglementations européennes. Éric Woerth, conscient de ces enjeux, a évoqué la possibilité de diversifier les activités du PMU, tout en insistant sur le maintien des courses en direct, un pilier de l’identité du secteur.
Un pari audacieux, alors que certains observateurs s’interrogent sur l’avenir des hippodromes régionaux, dont la rentabilité est de plus en plus questionnée. « Le PMU doit être un acteur clé de la revitalisation des territoires ruraux », a rappelé Woerth, en référence aux 24 hippodromes que compte encore la France. Pour autant, la question des financements et des partenariats publics-privés reste en suspens.
En attendant, le PMU continue de parier sur son héritage pour se réinventer. Une équation délicate, mais pas impossible, à condition de trouver le bon équilibre entre tradition et modernité.
Selon Ouest France, Éric Woerth a évoqué une refonte de l’expérience parieur avec une meilleure intégration des outils numériques et une réflexion sur l’attractivité des hippodromes pour les jeunes générations. Aucune mesure concrète n’a encore été détaillée, mais un premier plan d’action devrait être présenté d’ici fin juin 2026.