Un chapitre de l’histoire de l’aviation présidentielle américaine s’est refermé ce vendredi 19 juin 2026. Selon Le Monde, l’appareil emblématique qui a servi de Air Force One pendant près de trente ans a effectué son dernier vol officiel à destination de la France, où il a acheminé une partie de la délégation américaine pour le sommet du G7 à Biarritz. Dès son retour aux États-Unis, l’avion sera définitivement retiré du service actif, mettant fin à une carrière marquée par le transport de dix présidents américains successifs.
Ce qu'il faut retenir
- Un Boeing 747-200B a assuré le service d’Air Force One depuis l’administration de George H.W. Bush jusqu’à celle de Joe Biden.
- Son dernier voyage officiel l’a conduit à Biarritz pour le sommet du G7 avant sa mise à la retraite définitive.
- La fin de son service intervient alors que les États-Unis préparent l’arrivée d’un nouvel appareil, un Boeing 747-8 commandé au Qatar en 2023.
- La cheffe du protocole de la Maison Blanche a salué son « rôle historique » dans le transport présidentiel.
Un appareil chargé d’histoire
Le Boeing 747-200B qui vient de tirer sa révérence était bien plus qu’un simple avion de transport. Selon les archives de la United States Air Force, il a assuré le déplacement de chaque locataire de la Maison Blanche depuis George H.W. Bush en 1990 jusqu’à Joe Biden, en passant par Bill Clinton, George W. Bush et Donald Trump. « Cet appareil a transporté chaque président américain depuis George Bush, marquant ainsi des décennies de décisions historiques », a rappelé la cheffe du protocole de la Maison Blanche, sans préciser son nom dans l’article du Monde.
Son dernier vol, réalisé sous haute sécurité, symbolisait à lui seul la transition entre deux générations d’avions présidentiels. Le trajet vers la France s’est déroulé sans incident, mais l’appareil ne revolera plus jamais sous les couleurs d’Air Force One. Dès son atterrissage, il sera transféré dans un hangar militaire où il restera exposé avant une éventuelle mise en musée, selon les usages en vigueur pour les anciens avions officiels.
Le Qatar, nouveau partenaire pour l’avenir
La fin de vie de cet avion coïncide avec l’arrivée d’un remplaçant d’un genre nouveau. D’après Le Monde, Washington a en effet passé commande auprès du Qatar pour un Boeing 747-8, un appareil plus moderne et plus spacieux. Cet achat s’inscrit dans le cadre d’un accord signé en 2023 entre les deux pays, le Qatar s’engageant à financer partiellement l’acquisition en échange d’un accès privilégié à certains équipements militaires américains.
Le nouvel Air Force One devrait entrer en service d’ici la fin de l’année 2026, à temps pour les besoins de la campagne électorale présidentielle américaine. Ses caractéristiques techniques, incluant une autonomie accrue et des systèmes de communication sécurisés, en font un outil adapté aux exigences du XXIe siècle. « Côté performances, ce sera une révolution », a indiqué un responsable du Pentagone sous couvert d’anonymat, évoquant des améliorations « majeures » en matière de discrétion et de résistance aux cybermenaces.
La question de la maintenance et de la sécurité du nouvel appareil sera également suivie de près, alors que les tensions géopolitiques actuelles imposent des exigences accrues en matière de protection des communications présidentielles. Autant dire que les prochains mois seront décisifs pour Washington, qui mise sur ce partenariat avec le Qatar pour moderniser sa flotte aérienne officielle.
D’après les informations disponibles, le montant total de l’opération s’élève à environ 500 millions de dollars, financés en partie par le Qatar. Ce coût inclut l’achat de l’appareil, sa modification pour les besoins présidentiels ainsi que la formation des équipages.
Bien que rien ne soit encore officialisé, les procédures habituelles suggèrent que l’appareil pourrait être transféré dans un musée aéronautique, comme ce fut le cas pour son prédécesseur, un Boeing 707 utilisé jusqu’en 1990. Une décision devrait être prise d’ici la fin de l’année.