Ce mercredi 13 mai 2026, l'émission Tech & Co, diffusée quotidiennement sur BFM Business, a exploré les nouveaux horizons technologiques de Google. Parmi les sujets abordés, l'arrivée des Googlebook, des ordinateurs dopés à l'intelligence artificielle censés succéder aux Chromebooks, a particulièrement retenu l'attention. Selon BFM Business, ces appareils intégreraient des capacités avancées en IA, transformant ainsi l'expérience utilisateur.

L'émission a également évoqué un projet ambitieux en collaboration avec SpaceX : le lancement de satellites capables d'héberger de la puissance de calcul dédiée à l'IA. Didier Sanz, journaliste, Isabelle Bordry, fondatrice de Retency, et Alain Goudey, directeur général adjoint de Neoma Business School, ont participé au débat. Autant dire que l'actualité technologique de Google est marquée par une accélération sans précédent dans le domaine de l'IA et de l'informatique spatiale.

Ce qu'il faut retenir

  • Google travaille sur des Googlebook, des PC boostés à l'IA pour remplacer les Chromebooks.
  • Un partenariat avec SpaceX est en cours pour lancer des satellites dédiés à l'hébergement de puissance de calcul IA.
  • Le robot humanoïde Neo, premier modèle capable de réaliser diverses tâches domestiques, a été présenté. Il n'est cependant pas encore totalement autonome.

Les Googlebook, une révolution dans l'informatique personnelle

Selon BFM Business, les Googlebook représenteront une rupture avec les Chromebooks traditionnels. Ces nouveaux appareils intégreraient des processeurs et des algorithmes d'IA optimisés pour des tâches avancées comme le traitement automatique du langage ou la génération de contenu. Alain Goudey, directeur général adjoint de Neoma Business School, a souligné que « ces machines permettront une interaction plus naturelle avec les utilisateurs, bien au-delà des capacités actuelles des Chromebooks ».

Leur commercialisation n'est pas encore annoncée, mais les rumeurs évoquent une sortie prévue d'ici fin 2026. Les experts s'interrogent déjà sur l'impact que ces appareils pourraient avoir sur le marché des PC, dominé jusqu'à présent par des acteurs comme Microsoft et Apple. « L'IA devient un standard, pas une option », a commenté Isabelle Bordry, fondatrice de Retency.

SpaceX et Google unissent leurs forces pour une infrastructure spatiale dédiée à l'IA

Autre sujet majeur abordé dans l'émission : le partenariat entre Google et SpaceX pour déployer une constellation de satellites capables d'héberger des centres de données. Ces satellites, baptisés Google Space Compute, visent à offrir une puissance de calcul distribuée à l'échelle mondiale. Didier Sanz, journaliste invité, a précisé que « ces infrastructures pourraient réduire les coûts et les latences pour les entreprises utilisant l'IA ».

Les discussions entre les deux entreprises seraient déjà avancées, avec un premier lancement prévu dès 2027. Selon les estimations, ces satellites pourraient multiplier par dix la capacité mondiale de traitement de l'IA d'ici 2030. « Nous entrons dans une ère où le cloud ne sera plus seulement terrestre », a déclaré un représentant de SpaceX sous couvert d'anonymat.

Neo, le robot humanoïde qui débarque dans nos foyers

L'émission a également présenté Neo, le premier robot humanoïde développé par Google pour un usage domestique. Contrairement aux assistants vocaux actuels, Neo est conçu pour accomplir des tâches physiques comme ranger une pièce, préparer un repas ou même aider aux tâches administratives. « Ce n'est pas encore un modèle autonome, mais il marque une étape importante dans la robotique grand public », a expliqué Alain Goudey.

Pour l'instant, Neo nécessite une supervision humaine pour certaines actions complexes. Sa commercialisation est prévue pour 2027, avec un prix estimé entre 15 000 et 20 000 euros. Les experts s'interrogent sur l'acceptation du public face à ces robots, surtout dans un contexte où les préoccupations éthiques autour de l'IA restent vives.

Les défis technologiques et éthiques à relever

Malgré l'enthousiasme suscité par ces innovations, des questions subsistent. Isabelle Bordry a souligné que « la puissance de calcul nécessaire pour faire tourner ces systèmes soulève des enjeux énergétiques majeurs ». Elle a rappelé que les data centers consomment déjà près de 1 % de l'électricité mondiale, un chiffre qui pourrait exploser avec l'arrivée des Googlebook et des satellites dédiés.

Alain Goudey a également pointé du doigt les risques liés à la dépendance technologique. « Si ces outils deviennent indispensables, comment garantir leur accessibilité pour tous les publics, y compris les plus modestes ? » a-t-il questionné. Ces interrogations pourraient influencer les régulations futures, notamment en Europe où la souveraineté numérique est un sujet de débat récurrent.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes pour Google et ses partenaires consisteront à finaliser les prototypes des Googlebook et à lancer les premiers satellites Google Space Compute. Une date clé à surveiller est le Consumer Electronics Show (CES) 2027, où le géant technologique devrait présenter ses innovations. Par ailleurs, des tests publics de Neo pourraient débuter dès 2026 pour évaluer la réaction des consommateurs.

Côté régulation, l'Union européenne devrait publier d'ici la fin de l'année un cadre légal pour encadrer l'utilisation de l'IA dans les robots domestiques et les infrastructures spatiales. Les entreprises concernées devront s'y conformer pour éviter des sanctions.

L'avenir de l'informatique et de la robotique se joue désormais à l'échelle mondiale, entre avancées technologiques et enjeux sociétaux. Une chose est sûre : après l'ère des Chromebooks, celle des Googlebook et des robots domestiques est sur le point de débuter.