Cent jours après son élection à la tête de Lyon, Grégory Doucet, maire écologiste, dresse un premier bilan et appelle ses alliés de gauche à s’unir autour d’une primaire avant l’élection présidentielle de 2027. Selon Libération, cette initiative s’inscrit dans un contexte de divisions persistantes au sein de la gauche française, alors que le pays s’approche d’un rendez-vous électoral majeur. Le maire lyonnais, qui fut adversaire de Jean-Michel Aulas lors des municipales de 2020, évoque également l’affaire des violences sexuelles impliquant son ancien concurrent, une affaire qui a récemment resurgi dans le débat public.
Ce qu'il faut retenir
- Grégory Doucet, maire écologiste de Lyon, en poste depuis juillet 2020, a fêté ses cent jours à la tête de la ville début juillet 2026.
- Il plaide pour une primaire à gauche avant la présidentielle de 2027, afin de rassembler le camp sous une bannière commune.
- Il réagit à l’affaire des violences sexuelles liées à Jean-Michel Aulas, son rival aux municipales de 2020, dont le nom a été évoqué dans ce dossier.
- À un an de la présidentielle, Doucet souligne l’urgence de l’union à gauche pour peser face à la majorité présidentielle.
Un bilan à mi-mandat et un appel à l’union
Alors que Lyon approche de la mi-mandat de Grégory Doucet, élu en juillet 2020 sous l’étiquette écologiste, le maire dresse un bilan de ses cent premiers jours. Cent jours marquent souvent une période charnière pour évaluer les priorités et les orientations d’une nouvelle équipe municipale. C’est dans ce cadre qu’il lance un appel clair : celui d’une primaire à gauche avant l’élection présidentielle de 2027. « À gauche, on a un besoin impératif de se réunir », a-t-il déclaré à Libération, soulignant que la division affaiblit le camp face aux autres forces politiques.
Cette initiative intervient dans un contexte où les sondages montrent une gauche fragmentée, avec plusieurs figures potentielles en lice pour représenter le camp. Pour Doucet, l’objectif est double : éviter une nouvelle dispersion des voix et proposer une alternative crédible à l’exécutif actuel. « Autant dire que sans unité, les chances de peser dans le débat national s’amenuisent », a-t-il précisé.
L’affaire Aulas et ses répercussions politiques
Grégory Doucet aborde également un sujet qui a récemment relancé une polémique autour de Jean-Michel Aulas, président historique de l’OL et candidat face à lui en 2020. Selon Libération, des révélations ont émergé concernant des violences sexuelles attribuées à Aulas, des accusations qu’il a toujours démenties. Le maire lyonnais, qui n’a pas été directement impliqué dans ces affaires, choisit de réagir publiquement pour rappeler l’importance de la transparence dans le débat public.
« Ce type d’affaire doit être pris au sérieux, et les faits doivent être éclaircis », a-t-il indiqué, sans pour autant s’étendre sur le rôle précis d’Aulas dans cette affaire. Cette prise de position s’inscrit dans une volonté affichée de promouvoir une éthique irréprochable au sein des institutions, y compris municipales. Pour Doucet, l’enjeu dépasse Lyon : il s’agit de montrer que la gauche porte des valeurs de justice et de responsabilité.
D’ici à l’automne 2026, les premiers signaux d’une éventuelle dynamique unitaire ou, au contraire, de nouvelles tensions au sein de la gauche devraient émerger. Une chose est sûre : l’horizon 2027 se profile, et avec lui, la nécessité pour la gauche de présenter un front uni.
Le maire écologiste de Lyon considère que la gauche française, divisée entre plusieurs courants, risque de perdre en influence face à la majorité présidentielle si elle ne parvient pas à s’unir. Une primaire permettrait de désigner un candidat unique et de renforcer la crédibilité du camp, selon lui.