Une déclaration de consensus publiée par des cardiologues européens souligne que la réduction drastique des aliments ultra-transformés, couplée à une cuisine maison plus fréquente, pourrait diminuer significativement les risques de maladies cardiovasculaires. Selon Top Santé, cette recommandation s’appuie sur des données scientifiques récentes et s’adresse particulièrement aux personnes déjà atteintes de troubles cardiaques.

Ce qu'il faut retenir

  • Une déclaration de consensus émanant de cardiologues européens recommande de limiter les aliments ultra-transformés pour réduire les risques de maladies cardiovasculaires.
  • Les experts insistent sur l’importance de cuisiner davantage à domicile comme levier de prévention.
  • Cette recommandation cible en priorité les personnes souffrant déjà de problèmes cardiaques.
  • Les aliments ultra-transformés sont pointés du doigt pour leur lien avec l’augmentation des risques cardiovasculaires.

Une prise de position collective des spécialistes européens

Les cardiologues européens ont uni leurs voix dans une déclaration de consensus publiée cette semaine. Leur objectif : alerter sur les dangers des aliments ultra-transformés et promouvoir une alimentation plus saine, notamment pour les populations déjà vulnérables. D’après Top Santé, ces professionnels de santé s’appuient sur des études récentes démontrant un lien entre la consommation excessive de ces produits et l’incidence des maladies cardiovasculaires. Le Dr. Anna Müller, cardiologue à l’hôpital universitaire de Berlin et signataire du texte, a indiqué : « Les preuves scientifiques sont désormais accablantes. Les aliments ultra-transformés ne sont pas seulement pauvres en nutriments, ils contiennent aussi des additifs et des composés néfastes pour le système cardiovasculaire ».

Des aliments ultra-transformés, un fléau pour le cœur

Les aliments ultra-transformés, souvent riches en sel, en sucres ajoutés et en graisses saturées, sont désormais considérés comme un facteur de risque majeur. D’après les experts, leur consommation régulière favoriserait l’hypertension, l’obésité et le diabète, trois pathologies étroitement liées aux maladies cardiaques. Top Santé rappelle que ces produits représentent aujourd’hui près de 50 % de l’apport énergétique dans certains pays européens. « On ne parle pas ici de malbouffe occasionnelle, mais d’une consommation quotidienne qui devient préoccupante », a précisé le Dr. Müller. Les cardiologues appellent donc à une réduction drastique de ces aliments, en particulier chez les personnes déjà atteintes de troubles cardiaques.

Cuisiner à la maison, une solution accessible

Face à ce constat, les experts prônent un retour à une alimentation plus naturelle et maîtrisée. « Cuisiner chez soi permet de contrôler les ingrédients, de limiter les additifs et de privilégier des aliments frais et nutritifs », explique le Dr. Müller. Selon la déclaration de consensus, cette pratique pourrait réduire jusqu’à 30 % le risque de complications cardiovasculaires chez les personnes déjà concernées. Les cardiologues recommandent notamment de privilégier les légumes, les fruits, les céréales complètes et les protéines maigres, tout en évitant les plats préparés industriels. Bref, un changement de mode de vie qui pourrait s’avérer salvateur.

Et maintenant ?

Cette déclaration de consensus pourrait servir de base à de futures recommandations officielles en Europe. Les cardiologues appellent les autorités sanitaires à intégrer ces préconisations dans les campagnes de prévention nationales. Une réunion est prévue en juin 2026 avec la participation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour discuter de mesures concrètes. Reste à voir si ces appels seront suivis d’effets, notamment dans un contexte où l’industrie agroalimentaire reste très influente.

En attendant, les patients souffrant de problèmes cardiaques sont invités à consulter leur médecin traitant pour adapter leur alimentation. Les cardiologues européens insistent : « Le changement commence par des choix quotidiens. Chaque repas compte ».

Les experts citent particulièrement les plats préparés industriels (pizzas surgelées, nuggets, etc.), les viennoiseries, les charcuteries grasses, les boissons sucrées et les biscuits apéritifs. Ces produits sont souvent riches en sel, en sucres ajoutés et en graisses trans, autant de facteurs aggravant les risques cardiovasculaires.