Une étude commandée par l’ex-ministre de l’enseignement supérieur, Sylvie Retailleau, et remise à son successeur, Philippe Baptiste, révèle que les établissements publics de l’enseignement supérieur en France sont fortement dépendants de la dotation publique, représentant 76% de leur budget total. Ce constat a été établi par l'inspection générale des finances et l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche dans un rapport intitulé « Modèle économique des établissements publics de l’enseignement supérieur ». Les inspecteurs soulignent que cette dépendance ne favorise pas la performance des universités, qui manquent de ressources propres pour se développer.

Ce qu'il faut retenir

  • 76% du budget des établissements publics de l’enseignement supérieur provient de la dotation publique
  • Les droits d’inscription actuels (178 euros en licence, 254 euros en master) ne couvrent que 2,7% des recettes des universités en 2023
  • Une augmentation des droits d’inscription est recommandée pour garantir des ressources adéquates

Des droits d’inscription jugés insuffisants

Les droits d’inscription actuels, fixés à 178 euros pour une année en licence et 254 euros en master, ont rapporté seulement 500 millions d’euros en 2023, ce qui ne représente que 2,7% des recettes des établissements. Ces montants sont largement inférieurs au coût réel des formations dispensées dans les universités, mettant en lumière un déséquilibre financier préoccupant.

Recommandations pour garantir l’autonomie financière

Face à cette situation, les inspections générales préconisent une augmentation des droits d’inscription afin de permettre aux universités de disposer de ressources propres et de favoriser ainsi leur autonomie financière. Cette mesure vise à inciter les établissements à améliorer leur performance et leur attractivité, en s’appuyant sur des financements plus diversifiés.

Et maintenant ?

Il est probable que le débat sur l’augmentation des droits d’inscription dans les universités en France s’intensifie. Les prochaines décisions prises par le ministère de l’enseignement supérieur pourraient avoir un impact majeur sur le financement et le fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur.