Selon BMF - International, l’économiste Marc Touati, spécialiste chez eToro, table sur une inflation comprise entre 3,5 % et 4 % pour l’année 2026. Cette estimation intervient dans un contexte économique marqué par une série de tensions géopolitiques au Moyen-Orient, notamment autour du détroit d’Ormuz, une zone stratégique pour les approvisionnements en pétrole. Les prévisions de Touati s’inscrivent dans la continuité des pressions inflationnistes observées ces derniers mois, alimentées par les incertitudes liées aux conflits régionaux et aux fluctuations des prix de l’énergie.
Ce qu'il faut retenir
- Une inflation projetée entre 3,5 % et 4 % pour 2026, selon Marc Touati, économiste chez eToro.
- Le Moyen-Orient reste un foyer de tensions, avec le détroit d’Ormuz au cœur des enjeux géostratégiques.
- Les déclarations de Donald Trump et d’Ursula von der Leyen soulignent l’urgence de rétablir la liberté de navigation dans la région.
- La France est « en capacité » de participer au déminage du détroit d’Ormuz, selon la ministre des Armées.
- Bruxelles exige un « changement crédible et vérifiable » de l’Iran avant d’envisager un allègement des sanctions.
Une prévision économique dans un contexte géopolitique tendu
L’estimation de Marc Touati s’appuie sur un environnement économique déjà fragilisé par les répercussions des conflits en cours. « On sera entre 3,5 % et 4 % d’inflation », a-t-il déclaré, rappelant que les tensions au Moyen-Orient, en particulier autour du détroit d’Ormuz, pourraient aggraver les pressions sur les prix de l’énergie. Ce détroit, par lequel transite près d’un tiers du trafic maritime mondial de pétrole, est au cœur de vives tensions depuis plusieurs semaines. Selon BMF - International, les déclarations récentes de responsables politiques, comme celles de Donald Trump ou d’Ursula von der Leyen, reflètent l’importance stratégique de cette zone.
Le détroit d’Ormuz, un enjeu sécuritaire et économique majeur
Le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et Oman, est une artère vitale pour le commerce mondial d’hydrocarbures. Depuis le début des tensions entre l’Iran et les États-Unis, plusieurs incidents ont été signalés dans la région, suscitant des craintes quant à une perturbation des approvisionnements. Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises que « le détroit d’Ormuz sera complètement ouvert vendredi », une déclaration qui vise à rassurer les marchés sur la liberté de navigation. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a pour sa part souligné que « la liberté de navigation doit être rétablie sans péage », rappelant le principe d’un accès sans entrave aux voies maritimes internationales.
Dans ce contexte, la France s’est dite « en capacité » de participer au déminage du détroit d’Ormuz, une opération jugée essentielle pour sécuriser les échanges. La ministre des Armées a confirmé cette possibilité, tout en précisant que Paris n’était pas sollicité pour une intervention directe. « J’aimerais que la France agisse, mais nous n’avons pas besoin d’aide », a déclaré Donald Trump, minimisant ainsi le rôle que pourrait jouer la France ou d’autres alliés dans la région.
Bruxelles durcit le ton face à l’Iran
Alors que les négociations entre l’Iran et les États-Unis semblent progresser, l’Union européenne adopte une position plus ferme. Bruxelles a indiqué qu’elle exigerait un « changement crédible et vérifiable » de la part de Téhéran avant d’envisager un allègement des sanctions économiques. Cette posture reflète la méfiance persistante des Européens envers les engagements iraniens, malgré les signes d’ouverture récents. « C’est un tout petit protocole », a tempéré Alain Bauer, expert en géopolitique, suggérant que les avancées restent limitées et sujettes à caution.
Les répercussions sur les marchés financiers
Les tensions au Moyen-Orient pèsent également sur les marchés financiers. Selon BMF - International, l’action Air France-KLM a enregistré une baisse en Bourse depuis le début du conflit en Iran, illustrant l’impact des incertitudes géopolitiques sur les valeurs du secteur aérien et énergétique. Par ailleurs, les énergies renouvelables pourraient tirer profit de la situation, certains investisseurs anticipant une accélération de la transition énergétique en réponse aux crises pétrolières. Le portefeuille « BFM-Responsable » a d’ailleurs été interrogé sur ce point, bien que les données précises ne soient pas encore disponibles.
En conclusion, l’estimation de Marc Touati sur l’inflation à 3,5-4 % en 2026 s’inscrit dans un contexte où les tensions géopolitiques au Moyen-Orient jouent un rôle central. Si les déclarations rassurantes de Donald Trump et d’Ursula von der Leyen laissent entrevoir une issue positive, les exigences européennes et les incertitudes persistantes rappellent que la route vers la stabilité reste semée d’embûches.
Le détroit d’Ormuz est un passage obligatoire pour près d’un tiers du trafic maritime mondial de pétrole. Toute perturbation dans cette zone pourrait entraîner une hausse des prix de l’énergie à l’échelle mondiale, avec des répercussions sur l’inflation et les économies des pays importateurs.