Le Royaume-Uni a annoncé, ce lundi 15 juin 2026, son intention d’interdire l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de **16 ans**, selon Libération. Une mesure qui s’inscrit dans une tendance mondiale visant à encadrer l’utilisation des plateformes numériques par les mineurs. Tour d’horizon des législations déjà appliquées, envisagées ou débattues à travers la planète.
Ce qu'il faut retenir
- Le Royaume-Uni envisage d’interdire les réseaux sociaux pour les moins de 16 ans à partir de juin 2026.
- L’Australie et la Turquie ont déjà instauré des restrictions similaires pour les jeunes publics.
- D’autres pays, comme les États-Unis ou l’Union européenne, étudient des projets de loi comparables.
- Les mesures varient selon les pays : interdiction totale, limitation d’âge ou obligation de vérification parentale.
- Ces initiatives répondent à des préoccupations croissantes sur l’impact des réseaux sociaux sur la santé mentale des adolescents.
Le Royaume-Uni en tête de file avec une interdiction ciblée
Le gouvernement britannique a officialisé, ce 15 juin 2026, son intention d’interdire l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, une décision qui pourrait entrer en vigueur d’ici la fin de l’année. « Nous devons protéger les jeunes générations des contenus toxiques et des dérives en ligne », a déclaré le secrétaire d’État à la Santé, cité par Libération. Cette mesure s’ajoute à d’autres initiatives du pays, comme l’obligation pour les plateformes de vérifier l’âge de leurs utilisateurs. Une consultation publique sera lancée dans les prochains mois pour affiner le dispositif.
L’Australie et la Turquie, pionnières des restrictions
Outre-Manche, certains pays ont déjà franchi le pas. En Australie, une loi entrée en vigueur en 2024 interdit l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de **14 ans**, avec une obligation de vérification d’âge renforcée. Les contrevenants s’exposent à des amendes pouvant atteindre **50 000 dollars australiens** (environ 30 000 euros). De son côté, la Turquie applique depuis 2025 une mesure similaire pour les moins de **15 ans**, sous peine de sanctions pour les plateformes non conformes. Ces législations visent notamment à lutter contre le cyberharcèlement et les contenus violents.
— Ces deux pays font figure de références en matière de régulation des réseaux sociaux pour les mineurs, selon les observateurs.
L’Union européenne et les États-Unis en phase d’étude
En Europe, la Commission européenne planche sur un règlement visant à limiter l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de **14 ans**, avec une obligation pour les États membres de transposer cette règle dans leur droit national d’ici 2027. « Nous devons harmoniser les pratiques pour éviter les distorsions de concurrence entre plateformes », a indiqué une porte-parole de l’exécutif bruxellois à Libération. Aux États-Unis, plusieurs États, dont la Californie et New York, ont adopté des lois locales pour restreindre l’accès aux réseaux sociaux avant **18 ans**, mais ces textes sont actuellement bloqués par des recours judiciaires.
Des approches variées selon les pays
Les mesures adoptées diffèrent selon les législations. En **Chine**, par exemple, les jeunes de moins de **18 ans** voient leur temps d’écran limité à **3 heures par jour** sur les plateformes, avec un système de vérification biométrique. En **France**, un projet de loi est en discussion à l’Assemblée nationale pour instaurer une « majorité numérique » à **15 ans**, permettant aux parents de contrôler l’accès de leurs enfants aux réseaux sociaux. Enfin, en **Allemagne**, des discussions sont en cours pour interdire les algorithmes de recommandation aux moins de **16 ans**, afin de réduire l’exposition à des contenus inappropriés.
Reste à voir si ces mesures parviendront à concilier protection des mineurs et respect des libertés individuelles, un équilibre toujours délicat à trouver.
Les mesures ciblent généralement les plateformes les plus utilisées par les jeunes, comme TikTok, Instagram, Snapchat ou Facebook. Certaines législations précisent que les interdictions s’appliquent aux réseaux sociaux proposant des contenus générés par les utilisateurs ou des algorithmes de recommandation.
Non. Les restrictions visent principalement les réseaux sociaux au sens large, c’est-à-dire les plateformes permettant de partager du contenu public ou semi-public. Les applications de messagerie privée, comme WhatsApp ou Signal, ne sont pas concernées par ces législations.