Jérusalem | Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a présenté jeudi 3 septembre 2026 un plan visant à évacuer une partie de la population palestinienne de la bande de Gaza, selon Le Figaro. L’objectif affiché ? Le départ de 250 000 Palestiniens en un an, puis de l’ensemble des quelque deux millions d’habitants de ce territoire d’ici six ans. Une proposition formulée à quelques jours d’élections législatives israéliennes particulièrement disputées.

Ce qu'il faut retenir

  • Itamar Ben Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale, propose d’évacuer 250 000 Palestiniens de Gaza en un an, puis le reste de la population d’ici six ans.
  • Le territoire, déjà ravagé par six années de conflit entre Israël et le Hamas, compte environ deux millions d’habitants.
  • Ben Gvir affirme que plusieurs pays seraient « prêts » à accueillir les Gazaouis, sans préciser lesquels.
  • Cette déclaration intervient avant des élections législatives en Israël, où l’extrême droite joue un rôle clé dans la coalition au pouvoir.

Un plan présenté avant des élections cruciales pour la coalition

Itamar Ben Gvir, figure de l’extrême droite israélienne et pilier de la coalition gouvernementale, a détaillé son projet jeudi 3 septembre 2026. Selon ses propos rapportés par Le Figaro, le départ des 250 000 premiers Palestiniens serait effectif sous un an, avant une évacuation progressive du reste de la population gazaouie d’ici six ans. Une échéance qui coïncide avec la fin prévisible du mandat actuel de la Knesset et des élections législatives prévues en Israël.

Le ministre, dont les déclarations sont régulièrement condamnées à l’international, a justifié ce plan par sa « réalisme ». Une assertion qui contraste avec les critiques récurrentes envers ses prises de position radicales. Bref, autant dire que cette annonce s’inscrit dans une stratégie politique visant à renforcer son influence avant un scrutin serré.

Des pays étrangers prêts à accueillir les Gazaouis, selon Ben Gvir

Sans fournir de détails concrets, Ben Gvir a assuré que « plusieurs pays étaient prêts » à accueillir les Palestiniens évacués de Gaza. Le ministre n’a cependant cité aucun nom ni précisé les modalités d’un éventuel transfert. Cette affirmation soulève immédiatement des questions sur la faisabilité du projet, tant sur le plan logistique qu’humain.

La proposition intervient dans un contexte où la bande de Gaza, déjà exsangue après des années de blocus et de conflits répétés avec Israël, peine à absorber une nouvelle crise humanitaire. Les conditions de vie y restent précaires, avec une infrastructure médicale et sanitaire largement dégradée, et une économie en ruine. – À ce stade, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part des autorités palestiniennes ou des pays potentiellement concernés par ce projet.

Un projet controversé dans un climat politique tendu

Ce plan s’ajoute à une série de déclarations polémiques d’Itamar Ben Gvir, dont les positions extrêmes ont souvent été source de tensions, tant au sein de la société israélienne qu’à l’échelle internationale. Ministre controversé, il incarne une ligne dure au sein de la coalition gouvernementale, où son influence ne cesse de croître. Son initiative survient alors que le gouvernement israélien fait face à une pression accrue pour résoudre le conflit avec le Hamas, sans pour autant parvenir à une issue claire.

Les élections législatives, attendues dans les prochains mois, pourraient redessiner l’équilibre politique du pays. Dans ce cadre, des propositions comme celle de Ben Gvir pourraient servir de levier pour mobiliser son électorat, tout en alimentant les débats sur la gestion du conflit israélo-palestinien.

Et maintenant ?

La faisabilité de ce projet dépendra largement de la réaction des pays évoqués par Ben Gvir, ainsi que de la position des autorités palestiniennes et des organisations internationales. Une chose est sûre : dans l’immédiat, aucune confirmation officielle n’a été apportée par les pays potentiellement concernés. Reste à voir si ce plan, s’il se concrétise, ne fera qu’alimenter les tensions ou s’il ouvrira une nouvelle phase dans la gestion de la crise à Gaza.

Les prochaines semaines pourraient apporter des éclaircissements sur les réelles intentions des parties prenantes, d’autant que la pression électorale en Israël devrait s’accentuer dans les semaines à venir.

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a affirmé que « plusieurs pays étaient prêts » à accueillir les Gazaouis, sans préciser lesquels. Aucune déclaration officielle n’a été enregistrée à ce jour de la part de ces pays potentiels.