Selon Reporterre, le Japon a enregistré un bilan historique en matière d’abattage d’ours pour l’exercice fiscal 2025-2026. 14 601 plantigrades ont été tués entre avril 2025 et mars 2026, un chiffre en nette hausse par rapport aux 9 000 animaux tués l’année précédente.

Ce qu'il faut retenir

  • 14 601 ours abattus au Japon sur la période avril 2025 – mars 2026, un record historique
  • Ce chiffre dépasse largement les 9 000 abattages enregistrés en 2023-2024
  • 13 décès humains attribués à des attaques d’ours en 2025
  • L’armée japonaise avait été déployée pour tenter de limiter ces incidents
  • Le ministère de l’Environnement a publié ces données le 11 mai 2026

Ce bilan exceptionnel s’inscrit dans un contexte d’augmentation des attaques d’ours au Japon. Les autorités japonaises ont justifié ces abattages par la nécessité de protéger les populations, après une année marquée par treize morts humaines causées par des rencontres avec ces animaux. Pour endiguer cette menace, le gouvernement avait même mobilisé l’armée, une mesure rare qui illustre l’ampleur du phénomène.

Le ministère de l’Environnement a rendu public ce chiffre le 11 mai 2026, dans le cadre de son rapport annuel sur la gestion des espèces sauvages. La décision d’abattre ces animaux s’inscrit dans une politique de régulation stricte, encadrée par la loi japonaise sur la protection de la faune. Cependant, ces chiffres suscitent des interrogations au sein des associations de défense des animaux, qui dénoncent une approche jugée trop radicale.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes restent incertaines. Le gouvernement japonais pourrait renforcer les mesures de prévention, comme l’installation de clôtures ou la mise en place de campagnes de sensibilisation. Une révision des quotas d’abattage pourrait également être envisagée, bien que aucune date n’ait encore été fixée. Les associations de protection animale, quant à elles, appellent à une réflexion plus large sur la cohabitation entre humains et ours dans les zones rurales.

Reste à voir si ces abattages massifs permettront de réduire durablement les attaques. En attendant, les autorités maintiennent une politique de gestion active de la faune sauvage, tout en cherchant à concilier sécurité publique et préservation des espèces.

Les autorités japonaises justifient ces abattages par la nécessité de protéger les populations locales. Après une série d’attaques mortelles en 2025, les pouvoirs publics ont opté pour une régulation stricte de la faune sauvage, considérée comme un danger pour les habitants des zones rurales.