Jean-Michel Aulas, vice-président de la Métropole de Lyon et figure historique de l’Olympique lyonnais (OL), a rejeté, jeudi 11 juin 2026, la demande de retrait temporaire formulée par la présidente LR de l’institution, Véronique Sarselli. Cette demande faisait suite au dépôt d’une plainte pour viol contre Roman Abreu, ancien directeur de campagne d’Aulas lors des municipales de 2026. Selon Franceinfo – Politique, Aulas et une élue de la Métropole, Laure Cédat, ont publié un communiqué commun pour justifier leur position : « Nous ne pouvons accepter cette demande de retrait, car nous ne sommes ni mis en cause, ni impliqués dans la procédure judiciaire en cours. »

Ce qu'il faut retenir

  • Plainte pour viol déposée fin février 2026 par une militante ayant travaillé pour la campagne municipale de Jean-Michel Aulas, visant son ancien directeur de campagne, Roman Abreu.
  • La présidente LR de la Métropole, Véronique Sarselli, a demandé le 11 juin 2026 à Aulas et deux autres élus de se retirer temporairement de leurs fonctions « en respect de la victime présumée et de l’institution ».
  • Jean-Michel Aulas a confirmé une réunion avec la plaignante en février et affirme avoir rapidement interrogé Roman Abreu, qui « conteste fermement » les accusations.
  • L’avocate de Roman Abreu évoque une relation « consentie » et rappelle que son client « se tient à la disposition de la justice ».

Une plainte déposée en février 2026 et révélée publiquement en juin

La plainte pour viol, déposée en février 2026 par une militante de la campagne de Jean-Michel Aulas, a été rendue publique début juin après que la plaignante s’en soit confiée à Véronique Sarselli. Selon Franceinfo – Politique, cette dernière a rencontré jeudi matin Aulas et deux autres élus de la Métropole – dont Laure Cédat, proche d’Aulas et également élue – pour leur demander de suspendre leurs fonctions représentatives. « Je leur ai demandé de se mettre en retrait de leurs fonctions représentatives de la Métropole de Lyon, en respect de la victime présumée et de l’institution qu’ils représentent », a expliqué la présidente LR de la Métropole dans un communiqué.

Jean-Michel Aulas évoque une relation « consentie » et rejette toute implication

Dans un communiqué diffusé jeudi 11 juin, Jean-Michel Aulas a confirmé avoir été informé par la plaignante de l’agression présumée en février 2026. Il affirme avoir immédiatement interrogé Roman Abreu, son ancien directeur de campagne, qui a nié les faits en évoquant une relation « consentie ». L’avocate de Roman Abreu, Me Cosima Ouhioun, a précisé à l’AFP que son client « conteste fermement et avec sérénité toute accusation » et « se tient à la disposition de la justice pour répondre à ses questions ».

Jean-Michel Aulas, interrogé par Franceinfo, n’a pas souhaité faire de commentaire supplémentaire. Laure Cédat, élue métropolitaine et proche collaboratrice d’Aulas, a pour sa part indiqué avoir soutenu sa position dans un communiqué commun : « Nous ne sommes ni mis en cause, ni impliqués dans la procédure judiciaire en cours. »

Un contexte politique tendu à la Métropole de Lyon

La demande de retrait formulée par Véronique Sarselli intervient dans un climat politique déjà tendu entre la majorité LR de la Métropole et l’opposition. En mars 2026, Jean-Michel Aulas, ancien président de l’OL, s’était présenté comme tête de liste aux municipales à Lyon, sans succès. Son échec électoral n’a pas entamé son influence locale, où il conserve un rôle central au sein de la Métropole. La plainte pour viol visant son ancien directeur de campagne ajoute une nouvelle dimension à ce bras de fer institutionnel.

Véronique Sarselli, élue en 2020 à la tête de l’institution, avait déjà été critiquée pour sa gestion des affaires internes. La demande de retrait temporaire s’inscrit dans une logique de « respect des institutions », a-t-elle souligné, sans pour autant remettre en cause directement Aulas ou ses proches. « La victime présumée a choisi de se tourner vers la justice, c’est son droit. En tant que représentante de l’institution, il est de notre devoir de prendre en compte cette démarche », a-t-elle ajouté.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes judiciaires dépendront des suites données par le parquet. Une enquête pour viol a été ouverte, mais aucune date n’a été communiquée concernant d’éventuelles auditions ou mises en examen. Côté politique, la position de Jean-Michel Aulas et de ses soutiens pourrait évoluer si de nouvelles informations judiciaires venaient à émerger. La Métropole de Lyon, pour sa part, devra gérer les conséquences de cette affaire sur son fonctionnement interne, sans que cela n’affecte, pour l’heure, la stabilité de la majorité.

Les réactions des autres groupes politiques locaux restent pour l’instant mesurées. Plusieurs élus d’opposition ont appelé à la prudence, soulignant l’importance du respect du principe de présomption d’innocence. À Lyon, où les tensions politiques sont fréquentes, cette affaire pourrait, selon certains observateurs, relancer les débats sur l’éthique et la transparence dans la gestion publique.

La présidente LR de la Métropole de Lyon a formulé cette demande « en respect de la victime présumée et de l’institution qu’ils représentent », après avoir été informée par la plaignante elle-même, comme elle l’a expliqué dans un communiqué du 11 juin 2026.

Une enquête pour viol a été ouverte par le parquet, mais aucune date n’a été communiquée concernant d’éventuelles auditions ou mises en examen. Les suites dépendront des investigations menées par les autorités judiciaires.