La Fédération Internationale de Football (Fifa) étudie sérieusement une refonte du format de la Coupe du monde. Selon Ouest France, l’instance dirigeante du football mondial songerait à porter le nombre de sélections participantes de 48 à 66 à partir d’une édition future. Cette piste, évoquée par la presse espagnole, marquerait une nouvelle étape dans l’expansion continue de la compétition phare du ballon rond.

Ce qu'il faut retenir

  • La Fifa envisage de porter le nombre d’équipes en Coupe du monde de 48 à 66.
  • Cette proposition est évoquée par la presse espagnole, selon Ouest France.
  • Le format actuel, passé à 48 équipes en 2026, pourrait donc encore évoluer.
  • Cette réflexion s’inscrit dans une logique d’expansion continue de la compétition.

Cette possible augmentation du nombre de participants s’inscrit dans la continuité d’une tendance initiée il y a quelques années. En effet, la Fifa avait déjà acté le passage de 32 à 48 équipes pour l’édition 2026, une décision annoncée en 2017 et qui entrera en vigueur lors de la prochaine Coupe du monde organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique. L’instance internationale justifiait alors cette réforme par la volonté d’offrir davantage d’opportunités aux fédérations émergentes et de renforcer l’aspect compétitif global de la compétition.

Si la piste des 66 équipes venait à se concrétiser, elle représenterait une nouvelle étape dans cette logique d’expansion. Selon les informations rapportées par Ouest France, cette option serait actuellement à l’étude au sein des instances dirigeantes de la Fifa. Gianni Infantino, président de l’organisation depuis 2016, avait déjà multiplié les déclarations en faveur d’un élargissement du format, évoquant notamment la nécessité de « démocratiser » l’accès à la Coupe du monde pour les nations moins traditionnellement représentées en football.

Les modalités exactes d’une telle réforme restent cependant à préciser. Plusieurs scénarios pourraient être envisagés : un simple ajout de 18 équipes sans modification profonde du calendrier, ou une réorganisation plus ambitieuse incluant une phase de groupes repensée. Dans tous les cas, cette hypothèse soulève des questions logistiques et sportives majeures. Ouest France souligne que cette piste, bien que sérieusement envisagée, n’a pas encore été officiellement validée par le comité exécutif de la Fifa, qui devra trancher dans les mois à venir.

Un format déjà en pleine mutation

Depuis plusieurs années, la Fifa mène une politique active d’élargissement de la Coupe du monde, une compétition dont l’audience et l’influence n’ont cessé de croître. Le passage à 48 équipes en 2026 avait déjà représenté une rupture par rapport au format historique de 32 équipes, en vigueur depuis 1998. Cette réforme avait permis d’intégrer des nations comme le Panama, l’Islande ou Trinité-et-Tobago, tout en offrant plus de matchs et donc plus de revenus publicitaires et télévisuels.

Avec 66 équipes, la compétition atteindrait un seuil inédit. Pour donner un ordre d’idée, cela représenterait près du double du nombre de participants lors des éditions organisées avant 2026. Une telle augmentation nécessiterait des ajustements majeurs, tant sur le plan sportif que logistique. La question de la durée du tournoi, déjà allongée par l’ajout de 16 équipes en 2026, deviendrait centrale. Une Coupe du monde de deux mois deviendrait envisageable, avec des conséquences sur les calendriers des championnats nationaux et des compétitions continentales.

Les réactions et les défis à venir

Si l’élargissement du nombre d’équipes séduit une partie des observateurs, il suscite également des critiques. Certains acteurs du football, comme des dirigeants de ligues européennes ou des sélectionneurs, ont déjà exprimé des réserves quant à la qualité du spectacle et à la faisabilité d’un tel format. D’autres y voient au contraire une opportunité de diversifier davantage la compétition et de rendre le football encore plus global.

Interrogé par la presse, un porte-parole de la Fifa a indiqué que « toutes les options sont sur la table » avant d’ajouter que « la priorité reste d’offrir une compétition équilibrée et attractive ». Aucune date n’a été avancée pour une annonce officielle, mais les discussions internes devraient s’intensifier dans les prochains mois. La prochaine assemblée générale de la Fifa, prévue à la fin de l’année, pourrait être l’occasion d’évoquer plus en détail les scénarios envisagés.

Et maintenant ?

Si cette piste venait à être confirmée, la Coupe du monde pourrait donc encore changer de visage dans les années à venir. Plusieurs scénarios sont évoqués : un simple ajout d’équipes sans modification majeure du calendrier, ou une refonte plus profonde incluant une nouvelle organisation des phases de groupes. La décision finale reviendra au comité exécutif de la Fifa, probablement d’ici la fin de l’année 2026. En attendant, les fédérations nationales et les ligues professionnelles devront se préparer à d’éventuels bouleversements, notamment en termes de calendrier et de format des compétitions.

Une question reste en suspens : cette expansion continue du nombre d’équipes servira-t-elle réellement les intérêts du football mondial, ou risque-t-elle de diluer la qualité de la compétition ? La réponse dépendra en grande partie des arbitrages que fera la Fifa dans les mois à venir. Une chose est sûre : le débat sur l’avenir de la Coupe du monde ne fait que commencer.