Un retraité du Tennessee a obtenu un accord à l’amiable de **835 000 dollars** (soit environ **717 000 euros**) auprès des autorités américaines pour mettre fin à un litige judiciaire entamé après avoir passé **37 jours en prison** pour un message ironique publié sur Facebook. Selon BMF - International, Larry Bushart, un ancien policier de 60 ans, a accepté cet arrangement le 20 mai 2026 pour clore les poursuites qu’il avait engagées contre le comté de Perry, dans le Tennessee, pour « détention illégale ».

Ce qu'il faut retenir

  • Larry Bushart, ancien policier du Tennessee, a passé **37 jours en prison** en septembre 2025 pour un message ironique sur Facebook.
  • Il était poursuivi pour « détention illégale » et a obtenu un accord à l’amiable de **835 000 dollars** le 20 mai 2026.
  • Son arrestation avait suscité une polémique sur la liberté d’expression aux États-Unis, notamment après l’assassinat de Charlie Kirk.
  • Il a déclaré : « Je suis heureux que mes droits garantis par le Premier Amendement aient été respectés. »
  • Le message incriminé reprenait une citation de Donald Trump sur un drame survenu dans un lycée de l’Iowa.

L’affaire remonte au **26 septembre 2025**, dix jours après l’assassinat de **Charlie Kirk**, cofondateur de l’organisation conservatrice Turning Point USA. Larry Bushart avait partagé sur Facebook un message ironique reprenant une phrase de Donald Trump, alors président américain : « Nous devons passer à autre chose ». Cette citation avait été prononcée par Trump à la suite d’une fusillade dans un lycée de l’Iowa, où plusieurs élèves avaient été tués. Le message du retraité, perçu comme une provocation par les autorités locales, avait valu à ce dernier une arrestation immédiate.

L’homme a été incarcéré pendant **37 jours**, jusqu’à sa libération le **29 octobre 2025**. Son placement en détention avait suscité une vague d’indignation, de nombreux observateurs y voyant une atteinte à la liberté d’expression, un droit protégé par le Premier Amendement de la Constitution américaine. Bushart avait par la suite engagé des poursuites contre le comté de Perry, accusant les autorités d’avoir violé ses droits fondamentaux.

« Je suis heureux que mes droits garantis par le Premier Amendement aient été respectés », a-t-il déclaré dans un communiqué, cité par BMF - International. Le retraité a ajouté qu’il « se réjouissait de passer à autre chose » et qu’il comptait « retrouver sa famille » après cette épreuve judiciaire. L’accord à l’amiable conclu le 20 mai 2026 met un terme définitif au conflit, évitant ainsi un procès public qui aurait pu durer plusieurs mois, voire années.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte de tensions accrues autour de la liberté d’expression aux États-Unis, surtout depuis l’élection de Donald Trump. Depuis 2025, plusieurs personnalités politiques et citoyens ont été poursuivis ou arrêtés pour des propos tenus en ligne, souvent interprétés comme des menaces ou des incitations à la violence. Charlie Kirk, figure influente du mouvement conservateur, était une cible régulière de critiques et de menaces avant son assassinat. Son décès avait relancé le débat sur la violence politique et la modération des contenus en ligne.

L’accord obtenu par Larry Bushart marque une victoire symbolique pour ceux qui dénoncent une utilisation parfois abusive du système judiciaire pour museler des opinions divergentes. Selon les observateurs, cette décision pourrait inciter d’autres personnes placées en détention arbitrairement à engager des recours similaires. Cependant, les autorités du comté de Perry n’ont pas commenté publiquement cet accord, se contentant de confirmer, via leur avocat, que les termes de l’arrangement avaient été respectés.

Et maintenant ?

Si cet accord met fin à l’affaire Bushart, il pourrait ouvrir la voie à d’autres recours de ce type aux États-Unis. Les associations de défense des libertés civiles pourraient s’en saisir pour faire évoluer la jurisprudence sur la liberté d’expression en ligne. Aucune date n’a encore été fixée pour une éventuelle réunion entre les parties concernées, mais des discussions pourraient s’engager dans les prochains mois sur les modalités de versement de l’indemnité. Par ailleurs, cette affaire rappelle l’importance du débat sur la modération des réseaux sociaux, un sujet qui devrait rester d’actualité dans les années à venir.

Pour rappel, Larry Bushart était un policier à la retraite du Tennessee lorsqu’il a été arrêté. Son arrestation avait provoqué une vive émotion dans l’opinion publique, certains y voyant un exemple de dérive autoritaire. Depuis sa libération, il s’était exprimé à plusieurs reprises pour dénoncer les conditions de sa détention et l’absence de procédure légale claire. Avec cet accord, il obtient réparation et met un terme définitif à cette affaire judiciaire.

Cette indemnisation record soulève également des questions sur le coût financier pour les collectivités locales lorsque des erreurs judiciaires surviennent. Le comté de Perry devra désormais assumer le versement de cette somme, une charge qui pourrait influencer les politiques de modération et d’application de la loi dans la région. D’autres comtés américains pourraient être amenés à revoir leurs pratiques pour éviter des situations similaires.

Larry Bushart a été arrêté pour avoir publié sur Facebook un message ironique reprenant une citation de Donald Trump : « Nous devons passer à autre chose », quelques jours après l’assassinat de Charlie Kirk, figure conservatrice. Les autorités du comté de Perry ont considéré ce message comme une provocation, bien qu’il s’agisse d’une publication ironique.

Larry Bushart a obtenu un accord à l’amiable d’un montant de **835 000 dollars** (soit environ **717 000 euros**), versé par le comté de Perry pour clore les poursuites pour « détention illégale ».