Les salariés sont souvent encouragés à être productifs pendant leurs heures de travail, mais est-il vraiment possible de maintenir un niveau élevé de productivité tout au long de la journée ? Selon nos confrères de Capital, la réponse est non. En effet, le cerveau humain ne fonctionne pas de manière linéaire et a besoin de pauses pour se ressourcer.

Claire Sejournet, journaliste spécialisée dans la vie au travail et la société, explique que « la productivité est une notion qui remonte à l'époque où l'on travaillait à l'usine ». Aujourd'hui, alors que la plupart des gens travaillent dans des bureaux, cette notion de productivisme n'est plus pertinente. Le cerveau fonctionne par cycles ultradiens de 90 minutes, ce qui signifie que l'on a une phase de concentration intense suivie d'une phase de déclin de l'attention.

Ce qu'il faut retenir

  • Le cerveau humain ne fonctionne pas de manière linéaire
  • Les cycles ultradiens de 90 minutes régissent notre concentration
  • Il est important de prendre des pauses pour se ressourcer

La notion de productivité

La productivité est souvent associée à la quantité de travail effectué en un minimum de temps. Cependant, cette notion est dépassée et ne prend pas en compte les besoins du cerveau humain. Selon Claire Sejournet, « le cerveau fonctionne par cycles ultradiens de 90 minutes, ce qui signifie que l'on a une phase de concentration intense suivie d'une phase de déclin de l'attention ». C'est pourquoi il est important de prendre des pauses pour se ressourcer et éviter la fatigue cognitive.

En effet, lorsque l'on travaille sans pause, la qualité de l'attention baisse, la fatigue cognitive s'installe, les erreurs augmentent, etc. Il est donc important de respecter les cycles de 90 minutes et de prendre des pauses pour se ressourcer. Claire Sejournet souligne que « notre cerveau a besoin de cette alternance entre mode exécutif et mode par défaut ».

Les mauvaises habitudes

Il existe plusieurs mauvaises habitudes qui peuvent nuire à notre productivité et à notre bien-être au travail. Le multitasking, par exemple, fractionne l'attention et empêche l'alternance entre concentration et récupération. De même, considérer que scroller sur son téléphone est une pause est une erreur, car cela ne permet pas une véritable déconnexion et une récupération du cerveau.

Claire Sejournet précise que « une vraie pause, c'est une déconnexion, un temps sans écran : s'étirer, discuter avec un collègue (mais pas du travail !), regarder par la fenêtre, marcher… ». Il est donc important de prendre des pauses régulières pour se ressourcer et éviter la fatigue cognitive.

La journée de travail idéale

Il n'y a pas de journée de travail idéale qui convienne à tout le monde, car cela dépend de la nature de l'activité, des fonctions, etc. Cependant, il est important de respecter les cycles de 90 minutes et de prendre des pauses pour se ressourcer. Claire Sejournet souligne que « le mode exécutif permet au cerveau d'être focalisé sur une tâche précise : la hiérarchisation, la réflexion, la prise de décision, etc. », mais que le mode par défaut est également important pour la consolidation des informations, la créativité, la prise de recul, la projection stratégique, etc.

Et maintenant ?

Il est important de prendre en compte les besoins du cerveau humain pour optimiser la productivité et le bien-être au travail. Les employeurs et les salariés doivent travailler ensemble pour créer un environnement de travail qui permette une alternance entre concentration et récupération. Claire Sejournet conclut que « l'enjeu est collectif, c'est souvent toute la culture d'entreprise qu'il faudrait revoir ».

Les prochaines étapes consisteront à sensibiliser les employeurs et les salariés à l'importance de prendre des pauses et de respecter les cycles de 90 minutes. Il faudra également développer des stratégies pour éviter le multitasking et favoriser la déconnexion pendant les pauses. Enfin, il sera important de suivre les résultats de ces nouvelles approches pour ajuster et améliorer les pratiques.

En conclusion, la productivité au travail est un sujet complexe qui nécessite de prendre en compte les besoins du cerveau humain. En respectant les cycles de 90 minutes, en prenant des pauses et en évitant les mauvaises habitudes, nous pouvons optimiser notre efficacité et notre bien-être au travail.