Le 12 mars 2026, le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a rencontré le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, à Riyad, en Arabie saoudite, dans un contexte de tensions régionales croissantes. Selon nos confrères de Courrier International, le politiste et éditorialiste saoudien Salman Al-Ansari a souligné sur la chaîne canadienne CBC News que si l'Arabie saoudite devait s'engager pleinement dans un conflit au Moyen-Orient, l'Iran en serait le principal perdant, en raison de l'accord de défense bilatérale entre l'Arabie saoudite et le Pakistan.

Ce qu'il faut retenir

  • L'Arabie saoudite dispose d'un accord de défense bilatérale avec le Pakistan, incluant le recours à l'arme nucléaire pakistanaise en cas de besoin.
  • Salman Al-Ansari, commentateur reconnu, met en avant l'importance de ce "parapluie nucléaire" dans les relations saoudo-iraniennes.
  • L'intensification des activités diplomatiques entre l'Arabie saoudite et le Pakistan souligne l'importance stratégique de cette alliance dans un Moyen-Orient instable.

Un levier stratégique crucial

Même si Salman Al-Ansari n'a pas de fonction politique officielle, ses analyses sont considérées comme influentes, étant un expert des questions saoudiennes. Il a mis en lumière le fait que l'accord de défense signé en septembre 2025 entre l'Arabie saoudite et le Pakistan englobe tous les moyens militaires, y compris l'arme nucléaire pakistanaise, comme l'avait confirmé le ministre de la Défense pakistanais, Khawaja Asif, peu après sa signature.

Des implications majeures

Cette alliance entre l'Arabie saoudite et le Pakistan, renforcée par cet accord de défense, constitue un élément clé dans l'équilibre des forces au Moyen-Orient. Elle offre à Riyad un avantage stratégique indéniable face à Téhéran, dans un contexte de rivalités régionales exacerbées.

Et maintenant ?

Il est crucial de surveiller l'évolution des relations entre l'Arabie saoudite et l'Iran, en tenant compte de l'impact potentiel de l'accord saoudo-pakistanais sur la dynamique régionale. Les prochaines étapes diplomatiques et les réactions des acteurs régionaux seront déterminantes pour l'équilibre des forces au Moyen-Orient.