Les marchés pétroliers ont enregistré une forte hausse ce lundi 11 mai 2026, après que le président américain Donald Trump a qualifié de « totalement inacceptable » la réponse de Téhéran à son plan de paix pour mettre fin à la guerre en Iran. Selon Euronews FR, les cours du Brent et du brut américain ont progressé de plus de 4 %, reflétant les tensions persistantes dans la région et leurs répercussions sur les flux commerciaux.
Ce qu'il faut retenir
- Le Brent et le brut américain ont progressé de plus de 4 % en début de séance, après le rejet par Trump de la réponse iranienne à son plan de paix.
- Cette hausse intervient dans un contexte de tensions accrues autour du détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique pour le transport du pétrole.
- Les marchés asiatiques ont montré des réactions contrastées : le Nikkei 225 a reculé de 0,4 %, tandis que le Kospi sud-coréen a progressé de 4,1 %, porté par les valeurs technologiques.
- Donald Trump doit se rendre en Chine cette semaine pour un sommet avec Xi Jinping, où les questions commerciales figureront au cœur des discussions.
Un rejet qui alimente les craintes sur l’approvisionnement énergétique
L’annonce faite par Donald Trump, dimanche 10 mai 2026, a immédiatement fait réagir les marchés. En qualifiant de « totalement inacceptable » la réponse iranienne à son initiative pour mettre fin au conflit, le président américain a ravivé les craintes d’une escalade militaire dans la région. « La stabilité du détroit d'Ormuz, par lequel transite une part majeure des exportations mondiales de pétrole, reste un enjeu critique », souligne Euronews FR.
Dès l’ouverture des marchés, les contrats à terme sur le pétrole ont réagi à la hausse. Le Brent, référence européenne, a atteint un pic à plus de 85 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI), baromètre américain, s’est approché des 82 dollars. Cette progression de plus de 4 % s’inscrit dans un mouvement plus large, marqué par l’incertitude géopolitique et ses répercussions sur les prix de l’énergie.
Les marchés asiatiques sous tension : entre optimisme technologique et inquiétudes géopolitiques
Si le pétrole a bondi, les Bourses asiatiques ont affiché des performances contrastées. À Tokyo, le Nikkei 225 a clôturé en légère baisse de 0,4 %, à 62 486,84 points, après avoir brièvement dépassé les 63 300 points en séance. Une performance en demi-teinte, dans un contexte où l’indice avait déjà enregistré une progression de plus de 10 % sur le mois écoulé.
À l’inverse, le Kospi sud-coréen a signé une hausse de 4,1 %, s’établissant à 7 804,71 points, un niveau record en séance. Cette performance s’explique en grande partie par la vigueur des valeurs technologiques, à l’image de Samsung Electronics ou du fabricant de puces mémoire SK Hynix. « L’engouement pour l’intelligence artificielle et les semi-conducteurs continue de soutenir les marchés, malgré les tensions géopolitiques », explique un analyste cité par Euronews FR. Depuis le début du mois, le Kospi a progressé de près de 30 %.
Les États-Unis et la Chine entament une semaine diplomatique sous haute tension
Alors que les marchés financiers digèrent les dernières annonces, la diplomatie américaine se prépare à un sommet de première importance. Donald Trump doit s’envoler pour Pékin en milieu de semaine, où il rencontrera son homologue chinois, Xi Jinping. « Les deux dirigeants devraient aborder un large éventail de sujets, notamment les questions commerciales et les tensions technologiques », précise Euronews FR.
Ce déplacement intervient dans un contexte où les relations sino-américaines restent marquées par des désaccords persistants, notamment sur les droits de douane et la domination technologique. Si les discussions pourraient apporter des éléments de stabilité sur le plan commercial, elles interviennent à un moment où les tensions au Moyen-Orient pèsent déjà sur l’économie mondiale.
Si les cours du pétrole restent sous haute surveillance, les analystes s’interrogent sur la durabilité de cette hausse. « Tout dépendra de la capacité des deux camps à trouver un terrain d’entente, ou au contraire, à aggraver les tensions », estime un expert en géopolitique. Une chose est sûre : la semaine s’annonce riche en rebondissements, alors que les acteurs économiques et politiques tentent d’anticiper les prochains coups de théâtre.
Dans ce contexte, la réaction des autres grandes puissances, comme l’Union européenne ou la Russie, pourrait également jouer un rôle clé. Leur positionnement vis-à-vis du conflit iranien et des propositions américaines pourrait en effet influencer l’équilibre des forces dans la région.
Le détroit d'Ormuz est une voie maritime essentielle, par laquelle transite près de 20 % du pétrole mondial. Toute perturbation dans cette zone, comme un blocus ou des attaques militaires, pourrait entraîner une pénurie d’approvisionnement et une flambée des prix. En 2019, des attaques contre des tankers y avaient déjà provoqué une hausse des cours.
Une escalade militaire aurait des répercussions immédiates sur les marchés énergétiques, avec une probable hausse des prix du pétrole. Elle pourrait également perturber les chaînes d’approvisionnement mondiales et fragiliser davantage l’économie mondiale, déjà marquée par des tensions inflationnistes. Enfin, elle risquerait de déstabiliser davantage une région déjà en proie à des conflits multiples.