D'après nos confrères de Le Monde, un élu influent du Rassemblement national (RN) a révélé au début du mois de février que le parti serait absent de nombreuses villes emblématiques aux élections municipales. « Le juge de paix, ce sera le 26 février au soir, lorsqu’on connaîtra les listes pour les élections municipales. Ce que l’on me remonte me paraît fou : nous sommes absents de villes emblématiques et la présence est très, très disparate sur le territoire », a-t-il déclaré.

Cette prédiction s’est révélée exacte, comme le montre la carte des candidatures du RN et de l’Union des droites pour la République (UDR) aux élections municipales. En effet, plus d’un tiers des candidats sont concentrés dans les deux bastions de l’extrême droite, les Hauts-de-France et Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

Ce qu'il faut retenir

  • Le RN sera absent dans huit départements de métropole pour les élections municipales.
  • Le parti ne propose qu’une ou deux listes dans 35 autres départements.
  • La banlieue parisienne reste un no man’s land pour le RN.
  • Le parti peine à trouver des candidats en Bretagne et en Pays de la Loire.
  • Le RN sera absent d’un quart des 100 villes les plus peuplées du pays.

Les disparités géographiques

Les disparités géographiques sont flagrantes, avec une concentration de candidats dans les régions où le RN est traditionnellement implanté. Cependant, le parti est absent de nombreuses villes emblématiques, comme Vesoul, Nevers ou Gap, où Jordan Bardella avait obtenu de bons résultats aux élections européennes de 2024.

D’après Le Monde, une douzaine de sous-préfectures sont représentées par un député de l’alliance d’extrême droite à l’Assemblée nationale, mais où aucune liste RN n’a été déposée. C’est le cas de Soissons, Verdun, Compiègne ou Chalon-sur-Saône.

Les enjeux

Les élections municipales sont un test important pour le RN, qui cherche à renforcer son implantation locale. Cependant, l’absence du parti dans de nombreuses villes emblématiques pourrait être un handicap pour ses ambitions nationales.

Et maintenant ?

Les prochaines échéances électorales seront cruciales pour le RN, qui devra faire face à la concurrence d’autres partis et à la défiance de certains électeurs. Il reste à voir comment le parti réagira à ces défis et comment il parviendra à renforcer son implantation locale.

En conclusion, l’absence du RN dans de nombreuses zones aux élections municipales est un fait marquant qui soulève des questions sur les stratégies du parti et son avenir. Les prochaines échéances électorales seront cruciales pour déterminer la direction que prendra le RN.