Depuis 2019, les arrêts de travail ont connu une augmentation significative de 50% dans la population française. C'est selon une étude récente de l'assureur AXA. Cette tendance est particulièrement évidente chez les jeunes, qui n'hésitent pas à poser des jours pour préserver leur santé mentale.

Ce qu'il faut retenir

  • Les arrêts de travail ont augmenté de 50% depuis 2019.
  • C'est particulièrement évident chez les jeunes.
  • Les jeunes n'hésitent pas à poser des jours pour préserver leur santé mentale.
  • La tendance est évidente sur les réseaux sociaux, où des internautes promeuvent les bienfaits des arrêts de travail.
  • Des sites permettent d'en obtenir facilement, tandis que des milliers de tutos pullulent pour savoir comment poser son arrêt.

Une jeune femme de Marseille a expliqué à RMC qu'elle avait compté 10 arrêts maladie en quatre mois. « Si je sens que psychologiquement ou physiquement ça ne va pas, je n’ai aucun mal à me mettre en arrêt de travail même si ce n’est qu’un jour et que ce n’est pas payé », a-t-elle déclaré.

Et maintenant ?

La question qui se pose est de savoir comment le marché du travail doit s'adapter à cette nouvelle tendance. Mathilde Forget, gérante d'un organisme de reconversion, a expliqué que les employeurs doivent faire preuve de plus de souplesse pour attirer et garder les talents.

La situation est particulièrement préoccupante pour les chefs d'entreprise, qui voient leurs salariés s'absenter de plus en plus souvent. « C'est une angoisse oui parce que le matin, quand vous allumez la lumière de l’entreprise, vous vous demandez si vous aurez tout le monde », a expliqué Laurent, un chef d'entreprise de la région du Puy-de-Dôme.

La situation est également préoccupante pour les salariés qui ont des pathologies réelles. Vincent, gestionnaire de paie dans le Puy-de-Dôme, a dénoncé les arrêts de travail abusifs qui « jettent du discrédit sur les gens » ayant « de vraies pathologies, de vrais problèmes, de vraies arrêts de travail ».

La situation est complexe et nécessite une réflexion approfondie. Les mesures à prendre pour atténuer cette tendance sont nombreuses et nécessitent une approche globale.