Les dernières prévisions de l'Unédic laissent entrevoir un retour au déficit pour l'assurance chômage en 2026, avec un montant de 2,1 milliards d'euros, d'après les informations de nos confrères de Capital. Cette situation financière délicate est expliquée en partie par une croissance limitée à 1 % et des créations d'emplois nulles prévues pour cette année. La ponction de l'État s'élève à 4,1 milliards, contribuant ainsi au déficit annoncé.
Ce qu'il faut retenir
- L'Unédic prévoit un déficit de 2,1 milliards d'euros pour l'assurance chômage en 2026.
- La croissance limitée et les créations d'emplois nulles sont des facteurs contribuant à cette situation financière.
- La dette Covid impacte également les finances de l'Unédic.
Des perspectives d'amélioration pour les années à venir
Pour les années 2027 et 2028, l'Unédic envisage une amélioration avec des excédents respectifs de 2,8 et 4,8 milliards d'euros, à condition que l'État cesse ses prélèvements. Ces deux années pourraient ainsi marquer le début d'une trajectoire de désendettement pour l'Unédic, qui souligne l'impact négatif des prélèvements de l'État sur sa situation financière. Patricia Ferrand, présidente de l'Unédic, insiste sur la nécessité d'arrêter ces prélèvements pour retrouver une stabilité financière.
Une gestion maîtrisée malgré un marché de l'emploi difficile
Malgré un marché de l'emploi dégradé, l'Unédic signale que le nombre d'allocataires reste sous contrôle grâce aux réformes mises en place en 2021. En 2026 et 2027, le nombre de demandeurs d'emploi est estimé à 2,6 millions, puis à 2,5 millions en 2028. Ces chiffres n'intègrent pas encore l'accord récent sur l'indemnisation réduite des chômeurs ayant conclu une rupture conventionnelle.
