Le 26 février 2026, le constructeur automobile Stellantis a annoncé une perte de 22,3 milliards d'euros pour 2025, ce qui constitue la deuxième perte la plus lourde jamais enregistrée pour un groupe français, selon nos confrères de Le Figaro. Cette annonce intervient après que l'entreprise ait évoqué plus tôt en février une charge exceptionnelle de 25,4 milliards d'euros, liée à son revirement stratégique concernant les véhicules électriques.

Cette perte vertigineuse place Stellantis au deuxième rang du classement des pires pertes de l'histoire industrielle, derrière Vivendi Universal, qui occupe depuis près de vingt-cinq ans la première place du palmarès. En 2001, l'entreprise avait annoncé une première perte de 13,6 milliards d'euros et plongé dans une grave crise de liquidité, entraînant le départ du PDG Jean-Marie Messier, remplacé par Jean-René Fourtou.

Ce qu'il faut retenir

  • Stellantis a annoncé une perte de 22,3 milliards d'euros pour 2025.
  • Vivendi Universal occupe la première place du palmarès des pertes historiques avec 23,3 milliards d'euros en 2002.
  • France Télécom a enregistré une perte de 20,7 milliards d'euros en 2002.
  • EDF a enregistré la troisième plus grosse perte de l'histoire récente en France, avec 17,9 milliards d'euros en 2022.
  • Dexia a publié une perte de 11,6 milliards d'euros en 2011.
  • Renault a subi une perte de 8 milliards d'euros en 2020 et de 10,9 milliards d'euros en 2025.

Les pertes historiques

En 2002, Vivendi Universal a enregistré une perte colossale de 23,3 milliards d'euros, après que Jean-René Fourtou ait enregistré 21,3 milliards de dépréciations d'actifs et de valeurs en portefeuille. Cette perte a été suivie par une perte de 1,1 milliard d'euros en 2003, considérée comme une année de transition et de progrès économique et financier, selon les dires de Jean-René Fourtou.

France Télécom, devenue Orange, a également connu des pertes importantes, avec 20,7 milliards d'euros en 2002, après une politique d'acquisitions effrénée menée par son patron Michel Bon. L'entreprise a été pénalisée par sa dette de près de 70 milliards d'euros, l'une des plus élevées au monde.

Les conséquences

Les pertes historiques des entreprises françaises ont des conséquences importantes sur l'économie et la politique. La perte de Stellantis pourrait avoir un impact sur la politique européenne, alors que l'industrie automobile est en pleine mutation. Les constructeurs et les équipementiers s'écharpent sur la part de « made in Europe » et les conséquences de la transition vers les véhicules électriques.

Les pertes des entreprises françaises soulignent également l'importance de la gestion des risques et de la planification stratégique. Les entreprises doivent être en mesure de s'adapter rapidement aux changements du marché et de gérer leurs ressources de manière efficace pour éviter les pertes importantes.

Et maintenant ?

La question qui se pose maintenant est de savoir comment les entreprises françaises vont gérer les conséquences de ces pertes et comment elles vont s'adapter aux changements du marché. Les prochaines échéances seront cruciales pour déterminer l'avenir de ces entreprises et de l'économie française dans son ensemble.

En conclusion, les pertes historiques des entreprises françaises sont un rappel important de l'importance de la gestion des risques et de la planification stratégique. Les entreprises doivent être en mesure de s'adapter rapidement aux changements du marché et de gérer leurs ressources de manière efficace pour éviter les pertes importantes et assurer leur avenir.