Un salarié d'un supermarché espagnol a été licencié pour avoir consommé deux bonbons défectueux destinés à être jetés, mais a finalement obtenu sa réintégration suite à une décision de justice, comme le rapporte Capital. En mars 2024, cet employé de l'enseigne Mercadona a mangé deux bâtonnets de réglisse à la fraise provenant de marchandises endommagées. Malgré trois années de service irréprochable, il a reçu une lettre de licenciement disciplinaire pour cet acte, selon La Dépêche.

Ce qu'il faut retenir

  • Le salarié a été licencié pour avoir mangé des bonbons destinés à être jetés.
  • La Haute cour de Justice du Pays Basque a jugé le licenciement injustifié et discriminatoire envers le salarié parent célibataire à temps partiel.
  • L'enseigne Mercadona devra réintégrer le salarié licencié et lui verser les salaires non perçus pendant la procédure.

Décision de justice favorable au salarié

Saisissant la justice après son licenciement, l'affaire a été portée devant la Haute cour de Justice du Pays Basque. En avril, cette instance a statué en faveur du salarié, soulignant l'injustice de la sanction prise par l'employeur. Les magistrats ont estimé que l'enseigne aurait pu opter pour un avertissement plutôt que pour un licenciement, étant donné que les bonbons en question étaient destinés à la destruction et ne rapportaient aucun bénéfice à l'entreprise. De plus, le tribunal a considéré que le statut de parent célibataire à temps partiel du salarié avait pu être un facteur de discrimination dans cette affaire.

Réintégration et compensation financière

En conséquence de cette décision, l'enseigne Mercadona est tenue de réintégrer immédiatement le salarié licencié et de lui verser l'intégralité des salaires qu'il n'a pas perçus pendant la durée de la procédure judiciaire. Cette affaire met en lumière la sensibilité des cas de licenciement et la nécessité pour les entreprises de respecter les droits des salariés, même dans des situations apparemment anodines comme la consommation de produits destinés à la destruction.

Et maintenant ?

Il reste à voir si cette affaire va encourager les entreprises à revoir leurs politiques de sanction disciplinaire et à prendre en compte la dimension humaine des situations litigieuses.