Un immeuble de quatre étages s’est effondré jeudi 21 mai 2026 dans un quartier périphérique de Fès, au nord du Maroc, causant la mort d’au moins quatre personnes et faisant six blessés, selon les autorités locales citées par l’agence officielle MAP et rapporté par Le Figaro.

Les opérations de secours se poursuivent pour tenter de localiser d’éventuelles autres victimes piégées sous les décombres, alors que le périmètre de l’accident a été sécurisé. Les habitants des immeubles mitoyens ont été évacués à titre préventif, ont précisé les mêmes sources.

Ce qu’il faut retenir

  • Au moins quatre personnes ont péri dans l’effondrement d’un immeuble résidentiel de quatre étages à Fès, selon les autorités locales.
  • L’immeuble, situé dans un quartier périphérique, ne respectait pas les normes de construction en vigueur.
  • Six blessés ont été recensés, dont la gravité varie selon les cas.
  • Les recherches se poursuivent pour secourir d’éventuelles victimes supplémentaires sous les décombres.
  • Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes exactes de l’effondrement.

Un bilan provisoire encore susceptible d’évoluer

Le bilan de quatre morts et de six blessés reste provisoire, les opérations de sauvetage étant toujours en cours dans la journée du 21 mai. Les secours sur place tentent d’identifier d’éventuels autres occupants encore coincés sous les gravats, tandis que les équipes techniques évaluent la stabilité des bâtiments voisins.

« Les recherches se poursuivent pour tenter de secourir d’autres personnes susceptibles d’être piégées sous les décombres », ont indiqué les autorités locales, citées par l’agence MAP et reprises par Le Figaro. Le périmètre a été bouclé et les riverains évacués par mesure de précaution.

Des normes de construction souvent ignorées dans certains quartiers

L’immeuble concerné se situe dans un quartier périphérique de Fès où, selon les observateurs, de nombreux bâtiments sont érigés sans respecter les normes de sécurité en vigueur. Cette pratique, courante dans certaines zones urbaines marocaines, expose régulièrement les populations à des risques structurels majeurs.

« Dans certains quartiers périphériques de Fès, de nombreux bâtiments sont érigés sans respecter les normes de construction en vigueur », a rappelé Le Figaro, soulignant que ce phénomène n’est pas isolé dans la région. Les autorités locales multiplient les contrôles, mais les infractions persistent, notamment en raison de l’urbanisation rapide et parfois anarchique.

Un historique récurrent d’effondrements meurtriers à Fès

L’effondrement de ce jeudi s’inscrit dans une série tragique d’accidents similaires survenus ces dernières années dans la ville. Début décembre 2025, deux immeubles mitoyens s’étaient écroulés à Fès, causant la mort de 22 personnes, l’un des bilans les plus lourds jamais enregistrés dans le pays pour ce type d’accident.

En mai 2025, un autre immeuble d’habitation s’était effondré, faisant neuf morts. Plus tôt, en février 2024, cinq personnes avaient péri dans l’écroulement d’une maison située dans la vieille ville. Ces drames récurrents illustrent les défis structurels auxquels est confronté le Maroc en matière de régulation urbaine et de contrôle des constructions.

« Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances et les causes du sinistre. »

Le Figaro, citant les autorités locales

Et maintenant ?

Une enquête technique devrait être menée dans les prochains jours pour établir les responsabilités et identifier les éventuelles failles dans la construction de l’immeuble. Les résultats pourraient mener à des sanctions contre les responsables ou à des modifications des réglementations locales en matière d’urbanisme.

Dans l’immédiat, les autorités devraient renforcer les contrôles dans les quartiers à risque, où les constructions non conformes restent nombreuses. Les associations locales pourraient également relancer leurs appels en faveur d’une application stricte des normes de sécurité.

Reste à voir si ces mesures suffiront à éviter de nouveaux drames dans une ville où l’urbanisation rapide et le manque de régulation continuent de poser problème.

Plusieurs facteurs expliquent ces effondrements : l’urbanisation rapide et parfois anarchique, le non-respect des normes de construction, ainsi que l’absence de contrôles rigoureux dans certains quartiers. Les matériaux utilisés et les conditions de construction jouent également un rôle majeur.

Les sanctions varient selon la gravité des infractions. Elles peuvent aller de l’amende à la démolition de l’immeuble, en passant par des poursuites pénales pour les responsables. Cependant, l’application de ces mesures reste inégale, notamment en raison de la corruption et des lenteurs administratives.