Spécialiste historique des emballages sur-mesure haut de gamme, l’entreprise Martinet & Hirondelle (M&H) annonce, selon BFM Business, une refonte stratégique de ses offres pour anticiper les exigences environnementales du secteur. Cette initiative s’inscrit dans une démarche proactive visant à réduire l’empreinte écologique des solutions d’emballage destinées aux industries de luxe, cosmétique et agroalimentaire.
Ce qu'il faut retenir
- Martinet & Hirondelle (M&H) réoriente sa production vers des emballages écoresponsables, en phase avec les nouvelles réglementations européennes.
- L’entreprise mise sur des matériaux recyclés ou biosourcés tout en maintenant une qualité haut de gamme, conforme aux attentes de ses clients traditionnels.
- Cette transition s’accompagne d’un investissement dans de nouvelles technologies de production, comme l’impression à l’encre végétale ou l’utilisation de colles sans solvants.
- M&H souligne que 80 % de ses clients ont déjà validé des projets pilotes dans cette nouvelle gamme, selon les données communiquées par BFM Business.
Un positionnement haut de gamme face aux contraintes environnementales
Avec plus d’un siècle d’expérience, Martinet & Hirondelle s’est toujours distingué par son savoir-faire artisanal et ses emballages premium. Mais face à la pression réglementaire croissante — notamment le paquet « économie circulaire » adopté par l’UE en 2020 — l’entreprise a décidé d’agir avant que ces règles ne deviennent contraignantes. « Nous ne voulons pas attendre que la législation nous impose des changements brutaux », explique la direction de M&H. « Notre objectif est de proposer des alternatives durables sans compromettre l’exigence esthétique et la résistance qui font notre réputation. »
Selon les informations rapportées par BFM Business, la transition écologique de M&H s’articule autour de trois axes principaux : l’utilisation de papiers et cartons certifiés FSC ou PEFC, l’intégration de encres issues de ressources renouvelables, et la réduction des déchets grâce à une conception optimisée des emballages. « Autant dire que le défi est de taille, mais notre clientèle, souvent exigeante sur le design, a montré un intérêt marqué pour ces innovations », précise un porte-parole de l’entreprise.
Des matériaux innovants pour concilier luxe et durabilité
Parmi les nouveautés développées par M&H, on trouve des emballages en paille de blé compressée, un matériau biosourcé aux propriétés mécaniques proches du carton traditionnel. D’autres solutions intègrent des fibres de bambou ou de chanvre, connues pour leur faible impact environnemental et leur résistance à l’humidité. « Ces matériaux offrent une alternative crédible aux plastiques ou aux composites pétrosourcés, tout en conservant une finition haut de gamme », indique la direction dans un communiqué.
L’entreprise a également revu ses processus de fabrication pour limiter sa consommation énergétique. « Nos nouvelles machines à découpe laser consomment jusqu’à 30 % d’énergie en moins que les modèles précédents », affirme M&H. « Et côté logistique, nous optimisons les formats pour réduire le volume transporté, ce qui diminue mécaniquement les émissions liées au fret. » Selon BFM Business, ces mesures s’inscrivent dans une stratégie globale de décarbonation, avec un objectif de réduction de 40 % des émissions de CO₂ d’ici 2030.
Une adoption progressive mais encourageante par les clients
Bien que Martinet & Hirondelle travaille déjà avec des maisons de luxe et des marques cosmétiques internationales, la transition vers des emballages écoresponsables suscite des interrogations chez certains industriels. « Les réticences portent surtout sur les coûts supplémentaires et la disponibilité des matières premières », confie un expert du secteur. « Pourtant, les premiers retours de nos clients pilotes sont très positifs : les consommateurs finaux perçoivent immédiatement la valeur ajoutée écologique, ce qui renforce l’image de marque. »
D’après BFM Business, plus de 60 % des projets en cours chez M&H intègrent désormais au moins un critère de durabilité. « Les secteurs du luxe et de la beauté sont particulièrement sensibles à cette évolution, car leurs clients sont de plus en plus sensibles aux enjeux environnementaux », souligne le média. « Certains groupes ont même conditionné leurs commandes à la mise en place de solutions durables d’ici 2027. »
Cette initiative de M&H illustre une tendance de fond dans l’industrie de l’emballage : l’alliance entre exigence esthétique et responsabilité écologique. Alors que les réglementations se durcissent — avec l’entrée en vigueur en 2025 de nouvelles normes européennes sur les déchets d’emballages — les acteurs du secteur n’ont plus le choix. Pour Martinet & Hirondelle, l’enjeu est clair : transformer une contrainte en opportunité avant que d’autres ne le fassent à sa place.
L’entreprise mise sur des matériaux comme la paille de blé compressée, les fibres de bambou ou de chanvre, ainsi que des cartons certifiés FSC ou PEFC. Elle intègre également des encres végétales et des colles sans solvants pour réduire son impact environnemental.
Martinet & Hirondelle vise une réduction de 40 % de ses émissions de CO₂ d’ici 2030, dans le cadre de sa stratégie de décarbonation. Cet objectif s’accompagne d’investissements dans des machines moins énergivores et d’une optimisation de la logistique.