Cinquante ans après sa création à Marseille, la marque de chaussures haut de gamme Minelli vient d’annoncer la fermeture définitive de ses 21 points de vente. Cette décision, qui intervient le 30 mai 2026, intervient après une période de redressement judiciaire ouverte en mars dernier. Une à une, ses boutiques devront tirer leur rideau, dont celles de Nantes et d’Angers, comme le rapporte Ouest France.
Ce qu'il faut retenir
- Création de Minelli en 1973 à Marseille, avec une spécialisation dans les chaussures haut de gamme
- 21 boutiques concernées par la fermeture, dont une à Nantes et une à Angers
- Fermeture effective fixée au 30 mai 2026
- La marque était en redressement judiciaire depuis mars 2026
- Cinquante ans d’histoire s’achèvent avec cette liquidation
Une institution marseillaise disparait du paysage commercial
Fondée en 1973 dans la cité phocéenne, Minelli s’est imposée comme un acteur majeur de la chaussure haut de gamme en France. Pendant cinq décennies, la marque a cultivé une image de qualité et d’élégance, séduisant une clientèle attachée au savoir-faire artisanal et aux matériaux nobles. Ses boutiques, souvent situées dans des quartiers commerçants prisés, constituaient des repères pour les amateurs de chaussures raffinées. Pourtant, malgré cette notoriété, l’entreprise n’a pu échapper à une crise structurelle.
Selon Ouest France, le redressement judiciaire prononcé en mars 2026 avait révélé l’ampleur des difficultés financières. Les tentatives de restructuration n’ont pas suffi à rétablir l’équilibre, contraignant la direction à acter la fermeture de l’ensemble du réseau. Côté clients, l’annonce marque la fin d’une époque pour ceux qui voyaient en Minelli un gage de durabilité et de style intemporel.
Nantes et Angers parmi les villes touchées
Parmi les 21 boutiques concernées par la fermeture, deux villes françaises se distinguent : Nantes et Angers. Ces deux villes, connues pour leur dynamisme commercial, abritaient chacune un magasin Minelli jusqu’à présent. Les clients de ces deux enseignes auront jusqu’au 30 mai pour effectuer leurs derniers achats ou échanger des produits. Après cette date, plus aucune transaction ne sera possible dans ces points de vente.
D’après les informations recueillies par Ouest France, la procédure de liquidation devrait entraîner la résiliation des contrats de travail des salariés concernés. Les effectifs employés dans ces boutiques – estimés à plusieurs dizaines de personnes – devraient être informés des modalités de leur accompagnement dans les semaines à venir. Aucun détail n’a encore été communiqué sur un éventuel plan social ou des mesures de reclassement.
Quelles conséquences pour le secteur de la chaussure haut de gamme ?
La disparition de Minelli interroge sur l’avenir du segment des chaussures haut de gamme en France. Historiquement, la marque rivalisait avec d’autres enseignes françaises comme Heschung ou Robert Clergerie, toutes deux issues de régions réputées pour leur savoir-faire artisanal. Avec l’arrêt de son activité, c’est un pan de l’histoire de la chaussure française qui s’efface, même si d’autres acteurs tentent de perpétuer cette tradition.
Pour les observateurs du secteur, cette liquidation pourrait refléter des tendances plus larges : montée en puissance de la concurrence en ligne, changement des habitudes de consommation ou encore pression sur les marges dans un contexte économique dégradé. Reste à savoir si d’autres marques, plus petites ou émergentes, pourront combler ce vide laissé par Minelli. L’absence de repreneur annoncé à ce stade laisse planer le doute sur une éventuelle reprise.
Avec cette fermeture, c’est un symbole de l’industrie française de la chaussure qui disparait. Les clients fidèles à Minelli devront désormais se tourner vers d’autres enseignes, tandis que les salariés concernés devront affronter une période incertaine. Une chose est sûre : le 30 mai prochain, le paysage des chaussures haut de gamme en France aura définitivement changé.
D'après les informations disponibles, les échanges et remboursements devraient être possibles jusqu'au 30 mai 2026, date de fermeture effective des boutiques. Au-delà de cette date, la liquidation judiciaire rendra toute transaction impossible. Les modalités exactes seront précisées par la direction dans les prochains jours.