Samir Nasri a livré un nouvel éclairage sur sa relation conflictuelle avec Didier Deschamps, lors d’un entretien accordé au podcast « Respect » animé par le rappeur K-Mel. Selon RMC Sport, l’ancien international français a expliqué comment le sélectionneur de l’équipe de France a refusé de participer à un match caritatif en raison de sa présence au casting. Cet épisode illustre la froideur persistante entre les deux hommes, une rivalité remontant à la non-sélection de Nasri pour la Coupe du monde 2014.

L’incident s’est produit lors d’un match organisé au profit de l’association « Un sourire, un espoir pour la vie », fondée par l’ancien gardien Pascal Olmeta. Ce dernier a contacté Nasri la veille de l’événement pour lui annoncer un choix surprenant de Didier Deschamps : « Je suis désolé de te dire ça. Didier Deschamps a dit que si tu venais, il ne participait pas au match », a rapporté RMC Sport. Face à cette situation, Nasri a choisi de se retirer pour éviter tout malaise, refusant de mettre Olmeta, parrain de son association, dans une position délicate.

Ce qu'il faut retenir

  • Didier Deschamps a refusé de participer à un match caritatif en 2025 après avoir appris la présence de Samir Nasri au casting, selon RMC Sport.
  • Nasri a décliné sa participation pour ne pas créer de tension et préserver Pascal Olmeta, organisateur de l’événement.
  • La relation entre les deux hommes reste glaciale depuis la non-sélection de Nasri pour le Mondial 2014, alors qu’il évoluait à Manchester City.
  • Nasri a qualifié l’attitude de Deschamps d’« hypocrite » en 2015, une critique que le sélectionneur avait qualifiée de non fondée.

Une rivalité née en 2014 et jamais apaisée

La tension entre Nasri et Deschamps trouve son origine dans une décision qui a marqué le football français. En 2014, alors que Nasri venait d’offrir une saison exceptionnelle à Manchester City – avec 10 buts et 11 passes décisives en Premier League –, il n’a pas été retenu pour la Coupe du monde au Brésil. Une absence qui avait suscité de vives réactions, notamment de la part de la compagne de l’époque, Anara Atanes, qui avait posté un message virulent sur les réseaux sociaux : « J’emmerde la France et Deschamps. Quel manager de merde ».

Quelques mois plus tard, Nasri n’avait pas mâché ses mots face à la presse. Lors d’une intervention sur la chaîne L’Équipe, il avait qualifié Deschamps d’« hypocrite », une attaque que le sélectionneur avait balayée d’un revers de main lors d’une conférence de presse : « Il dit ce qu’il veut. Apparemment, il semble plus heureux sans l’équipe de France. Si une personne qui est un exemple de sincérité, de franchise me dit quelque chose, je me pose des questions. Là, ce n’est pas le cas », avait-il réagi. « L’équipe de France continue sa vie et plutôt bien d’ailleurs. »

Un match caritatif sacrifié pour éviter un face-à-face

L’épisode du match caritatif, révélé par Nasri dans le podcast « Respect », montre que les tensions persistent bien au-delà des terrains. Selon ses propos rapportés par RMC Sport, il a préféré renoncer à sa participation pour ne pas risquer une confrontation avec Deschamps : « Ne va pas te fâcher avec lui, c’est le parrain de ton association. C’est le sélectionneur de l’équipe de France, ça a un beau look pour toi de l’avoir. Ne t’inquiète pas, je ne le prends pas mal. » Nasri a ajouté, ironique : « La prochaine, si tu as besoin, je serai là. Faites un bon match. »

L’ancien milieu de terrain a également précisé qu’il aurait pu imaginer une répartition des rôles, par exemple en jouant une mi-temps chacun, sans même se croiser : « Parce que c’est pour une œuvre caritative. » Un détail qui souligne l’absurdité, selon lui, de cette rivalité entretenue : « Il n’en sortira pas grandi », a-t-il estimé, avant d’ajouter avec une pointe d’humour noir : « S’il me voit, je crois qu’il a de l’urticaire. »

Deschamps, en passe de boucler son dernier Mondial, reste un personnage clivant

À 57 ans, Didier Deschamps s’apprête à diriger l’équipe de France lors de sa dernière Coupe du monde, celle de 2026 organisée en Amérique. Un tournoi qui pourrait marquer la fin d’une ère pour le sélectionneur, mais aussi pour certains joueurs avec lesquels il a entretenu des rapports complexes. Nasri, lui, a quitté le devant de la scène footballistique pour se consacrer à une carrière de consultant, notamment sur Canal +.

Leur relation, déjà tendue, semble désormais irrémédiable. Nasri, qui a évolué sous les couleurs de l’OM, d’Arsenal et de Manchester City, n’a jamais caché son amertume face à la décision de 2014. Pour lui, cette exclusion n’était pas seulement sportive, mais aussi symbolique d’une époque où le sélectionneur avait fait le choix d’une équipe sans lui, malgré ses performances en club.

Et maintenant ?

Alors que Deschamps se concentre sur la préparation du Mondial 2026, la question de sa succession se pose déjà. Les regards se tournent vers les jeunes talents français, mais aussi vers les relations au sein du vestiaire. Pour Nasri, dont les critiques envers Deschamps sont publiques, une réconciliation semble peu probable. Quant à l’association d’Olmeta, elle a, malgré tout, pu compter sur la présence d’autres célébrités pour son match caritatif.

La rivalité entre les deux hommes, désormais médiatisée, reste un sujet de débat dans le football français. Si Deschamps a toujours défendu ses choix en invoquant une « cohérence » collective, les propos de Nasri rappellent que certaines blessures mettent du temps à se refermer.

Selon RMC Sport, Didier Deschamps a fait savoir qu’il ne participerait pas à l’événement organisé par Pascal Olmeta si Samir Nasri y était présent. Cette décision illustre la froideur persistante entre les deux hommes, une rivalité remontant à la non-sélection de Nasri pour la Coupe du monde 2014.

Nasri a décidé de ne pas participer au match caritatif pour éviter tout malaise et préserver Pascal Olmeta, parrain de l’association. Il a déclaré : « Ne va pas te fâcher avec lui, c’est le parrain de ton association. C’est le sélectionneur de l’équipe de France, ça a un beau look pour toi de l’avoir. » Il a également ironisé sur l’attitude de Deschamps, affirmant : « S’il me voit, je crois qu’il a de l’urticaire. »