Un nouveau séisme d’une magnitude de 6,2 a frappé le sud des Philippines ce lundi 15 juin, selon BMF - International. La secousse s’est produite au large de l’île de Mindanao à 17h18 (7h18, heure de Paris), à une profondeur de 112 kilomètres, a précisé l’United States Geological Survey (USGS).
Ce qu'il faut retenir
- Un séisme de magnitude 6,2 enregistré ce 15 juin au large de Mindanao, selon l’USGS et BMF - International.
- La secousse s’est produite à 17h18 (heure locale) à une profondeur de 112 km.
- Cette région avait déjà été frappée par un tremblement de terre de magnitude 7,8 le 10 juin, faisant au moins 65 morts.
- Les autorités locales n’ont pas encore fait état de dégâts ou de victimes liés à cette nouvelle secousse.
Un contexte déjà marqué par une catastrophe récente
Cette nouvelle secousse intervient à peine une semaine après un séisme bien plus dévastateur dans la même région. Le 10 juin 2026, un tremblement de terre de magnitude 7,8 avait frappé la province de Sarangani, près de la ville de Glan. Selon les autorités philippines, ce premier séisme avait causé la mort d’au moins 65 personnes et endommagé des centaines de logements, laissant des milliers de familles sans abri.
Les experts sismologues avaient alors souligné que cette zone, située sur la ceinture de feu du Pacifique, était particulièrement exposée aux risques de séismes. Les Philippines enregistrent en moyenne 20 séismes par an d’une magnitude supérieure à 5, rappelle l’USGS.
Une région sous surveillance sismique constante
Le sud des Philippines, où se situe Mindanao, est une région régulièrement frappée par des tremblements de terre en raison de sa position géographique. La faille de Cotabato, située non loin de l’épicentre du séisme d’hier, est l’une des zones les plus actives du pays. BMF - International rappelle que les autorités locales maintiennent une veille constante, mais que la prévention reste difficile face à l’imprévisibilité des séismes.
Les secours philippins, encore mobilisés après le séisme du 10 juin, ont indiqué qu’ils évaluaient la situation après cette nouvelle secousse. Aucun bilan provisoire n’a été communiqué pour l’instant, mais les premiers retours ne signalent pas de dégâts majeurs. Les écoles et bâtiments publics de la région sont restés fermés aujourd’hui par précaution.
Un risque de répliques toujours présent
Les sismologues de l’USGS ont précisé que des répliques pourraient survenir dans les prochaines heures ou jours, bien que leur magnitude soit généralement inférieure à celle du séisme principal. « Nous surveillons attentivement la situation, mais il est trop tôt pour savoir si cette nouvelle secousse est une réplique ou un événement indépendant », a déclaré un porte-parole de l’USGS à BMF - International.
Les autorités philippines ont appelé la population à rester prudente et à suivre les consignes de sécurité en cas de nouvelles secousses. Les habitants de Mindanao ont déjà été invités à vérifier l’état de leurs habitations, certaines ayant été fragilisées par le séisme du 10 juin. Les réseaux électriques et les infrastructures de communication, partiellement endommagés la semaine dernière, font l’objet d’une inspection minutieuse.
Pour l’heure, aucun appel à l’aide internationale n’a été lancé, les ressources locales semblant suffisantes pour gérer la crise. La communauté internationale, elle, suit de près l’évolution de la situation, Mindanao étant une région stratégique pour les échanges commerciaux en Asie du Sud-Est.
Les experts de l’USGS n’ont pas encore confirmé ce lien. Il pourrait s’agir d’un événement indépendant ou d’une réplique, mais une analyse plus poussée est nécessaire pour trancher. Pour l’instant, les sismologues estiment que les deux séismes sont probablement liés, mais cela reste à confirmer par des études supplémentaires.