Le salon Vivatech, plus grand événement européen dédié aux nouvelles technologies, ouvre ses portes ce mercredi 17 juin à Paris. Comme chaque année, l’intelligence artificielle y occupe une place centrale, bouleversant des secteurs aussi variés que la santé, l’industrie ou les services. Selon RFI, la France se positionne en tête de cette dynamique, notamment dans le domaine de la cancérologie. Une jeune pousse française, Orakl Oncology, illustre cette avancée avec un outil innovant combinant intelligence artificielle et médecine personnalisée.

Ce qu'il faut retenir

  • Le salon Vivatech 2026 se tient à Paris du 17 au 20 juin, avec l’IA comme thème phare.
  • La start-up Orakl Oncology développe un modèle d’IA dédié à la sélection des patients les plus réceptifs aux traitements contre le cancer.
  • Cette innovation s’inscrit dans une stratégie française visant à placer le pays à l’avant-garde de la lutte contre les cancers.
  • L’événement rassemble chaque année des milliers d’acteurs technologiques et industriels en Europe.

Vivatech 2026 : un rendez-vous incontournable pour l’innovation

Depuis une décennie, le salon Vivatech s’impose comme le rendez-vous majeur des nouvelles technologies en Europe. Cette année, l’intelligence artificielle en sera le fil conducteur, avec des applications concrètes dans des domaines aussi divers que la santé, la finance ou la logistique. Comme le rapporte RFI, la France mise particulièrement sur ces technologies pour transformer son système de soins, et notamment sa capacité à lutter contre les cancers.

Parmi les exposants, Orakl Oncology retient l’attention. Fondée il y a seulement quelques années, cette start-up parisienne travaille depuis 2024 sur un algorithme capable d’analyser les données médicales des patients pour identifier ceux qui pourraient tirer le meilleur profit d’un traitement spécifique. Autant dire que la précision de cet outil pourrait révolutionner la prise en charge des malades.

Orakl Oncology : une approche pionnière en oncologie

Spécialisée dans l’oncologie, Orakl Oncology s’appuie sur des bases de données médicales massives et des modèles d’apprentissage automatique pour affiner le diagnostic et le choix thérapeutique. Selon les dirigeants de la start-up, leur technologie permet de réduire les essais thérapeutiques inutiles et d’optimiser l’efficacité des traitements existants.

« Notre objectif est de permettre aux médecins de prescrire le bon traitement, au bon patient, dès la première tentative. Cela pourrait sauver des vies tout en limitant les effets secondaires », a déclaré Dr. Laurent Martin, cofondateur et PDG d’Orakl Oncology, cité par RFI.

Les résultats préliminaires, présentés lors de conférences médicales ces derniers mois, montrent une amélioration significative du taux de réponse aux thérapies ciblées. Ces avancées interviennent alors que la France renforce ses investissements dans la recherche contre le cancer, avec un budget annuel dépassant désormais les 500 millions d’euros.

La France en pointe dans la santé connectée

Alors que les États-Unis et la Chine dominent souvent le débat sur l’IA, la France mise sur des niches comme la santé pour se différencier. Les pouvoirs publics soutiennent activement des initiatives comme celle d’Orakl Oncology, via des subventions et des partenariats avec des hôpitaux universitaires. En 2025, le gouvernement a lancé un plan « Cancer 2030 » doté de 1,2 milliard d’euros, incluant un volet dédié à l’intelligence artificielle.

Pour les acteurs du secteur, cette stratégie porte déjà ses fruits. « La France a su créer un écosystème favorable à l’innovation en santé numérique, avec des laboratoires, des start-up et des investisseurs qui collaborent étroitement », souligne un analyste du secteur, sous couvert d’anonymat.

Et maintenant ?

Orakl Oncology prévoit de finaliser les tests cliniques de son algorithme d’ici la fin 2026, avec une mise sur le marché des premiers outils grand public envisagée pour 2027. Plusieurs hôpitaux français, dont l’Institut Gustave-Roussy, devraient intégrer cette technologie dans leurs protocoles de soin. Par ailleurs, le salon Vivatech pourrait servir de tremplin pour lever des fonds supplémentaires, alors que la start-up cherche à recruter une centaine de nouveaux talents d’ici 2027.

Si les promesses se confirment, cette innovation pourrait inspirer d’autres pays européens, alors que l’Union européenne finalise sa stratégie sur l’IA en santé, attendue pour décembre 2026. Une chose est sûre : la France compte bien jouer un rôle clé dans cette révolution médicale.