L’association Respire a publié ce mercredi 17 juin 2026 son bilan définitif sur le dispositif des « rues aux écoles » à Paris. Sur les 300 rues promises par la mairie en 2020, 279 ont été recensées, dont 174 fermées à la circulation et 105 soumises à un régime de circulation apaisée. Ce projet, lancé sous le deuxième mandat d’Anne Hidalgo, visait à réduire la pollution de l’air, le bruit et les risques d’accidents devant les établissements scolaires.
Selon Franceinfo - Santé, ce bilan marque un écart de 21 rues par rapport à l’objectif initial. Respire salue toutefois une accélération des réalisations en fin de mandat et souligne des progrès dans la qualité des aménagements.
Ce qu'il faut retenir
- 279 rues aux écoles recensées à Paris sur les 300 promises par la mairie, selon le bilan définitif de l’association Respire publié le 17 juin 2026.
- Parmi elles, 174 sont fermées à la circulation et 105 bénéficient d’un régime apaisé.
- L’objectif était de réduire la pollution de l’air, le bruit et les accidents devant les écoles maternelles et primaires.
- Seulement 56 établissements parmi les 300 les plus pollués de Paris sont concernés par le dispositif.
- Respire appelle à renforcer les moyens pour poursuivre et amplifier la dynamique.
Un dispositif lancé pour améliorer la sécurité et la qualité de l’air
Le programme « rues aux écoles » a été mis en place en 2020 avec l’ambition de transformer les abords des écoles parisiennes. Son objectif affiché ? Supprimer ou réduire le trafic motorisé devant les établissements pour limiter l’exposition des enfants à la pollution atmosphérique et aux nuisances sonores. Comme le précise la mairie de Paris sur son site, ce dispositif s’inscrit dans une volonté plus large de végetalisation et de piétonnisation des espaces urbains.
Respire, qui a suivi de près ce projet, rappelle que les cours d’école parisiennes dépassent régulièrement les seuils sanitaires de particules fines, selon les dernières données d’Airparif. Pour l’association, cette initiative reste donc indispensable pour protéger la santé des enfants scolarisés dans la capitale.
Des résultats en demi-teinte, malgré une dynamique positive
Si le bilan de Respire confirme une avancée significative par rapport aux débuts du dispositif, il met aussi en lumière ses limites. Sur les 300 rues promises, seulement 279 ont été aménagées. Pour autant, l’association reconnaît une hausse du rythme des réalisations au cours de la seconde moitié du mandat d’Anne Hidalgo, qui s’est achevé en mars 2026.
Autre point positif souligné par Respire : l’amélioration qualitative des aménagements. Les dispositifs mis en place seraient désormais plus adaptés aux besoins des usagers et plus respectueux de l’environnement. Pourtant, des lacunes persistent. Par exemple, seulement 56 des 300 écoles les plus exposées à la pollution bénéficient actuellement du dispositif. « La prochaine étape doit consister à cibler prioritairement les établissements les plus exposés », a déclaré Respire dans son communiqué.
Les associations réclament des moyens supplémentaires
Face à ces constats, Respire et d’autres acteurs de la société civile appellent à une mobilisation accrue. « Il faut mettre les moyens pour poursuivre et amplifier la dynamique », a insisté l’association. Pour elle, l’enjeu n’est pas seulement de généraliser le dispositif, mais aussi de renforcer son efficacité en ciblant les zones les plus critiques.
Des voix s’élèvent également pour demander une évaluation plus poussée des aménagements existants. Certains riverains et parents d’élèves pointent en effet des défauts d’organisation ou des difficultés d’accès pour les véhicules de secours ou de livraison dans certaines rues fermées à la circulation.
Ce bilan met en lumière les progrès accomplis, mais aussi les défis qui subsistent pour faire de Paris une ville plus respirable et plus sûre pour ses plus jeunes habitants.
Une « rue aux écoles » est une voie située à proximité d’une école maternelle ou primaire, où la circulation motorisée est soit interdite, soit fortement restreinte. L’objectif est de réduire la pollution de l’air, le bruit et les risques d’accidents devant l’établissement. Ces aménagements peuvent prendre la forme de fermetures totales à certaines heures ou de zones à circulation apaisée avec limitation de vitesse.
Pour l’instant, aucune date précise n’a été annoncée pour atteindre les 300 rues promises. Respire et d’autres associations appellent à une accélération des travaux, notamment dans les zones les plus exposées à la pollution. Une évaluation des aménagements existants est également attendue pour améliorer leur efficacité.