Un geste interprété comme un salut nazi lors d’un vote en conseil municipal à Perpignan a provoqué une vive polémique. Louis Aliot, maire Rassemblement National de la ville et premier vice-président du RN, a fermement condamné l’attitude d’une élue d’opposition, Annabelle Brunet, et annoncé son intention de saisir la justice. Selon Franceinfo – Politique, cet incident s’inscrit dans un contexte déjà tendu, marqué par la révélation d’un tatouage de SS sur un agent municipal, ancien membre de la majorité.
Ce qu'il faut retenir
- Louis Aliot, maire RN de Perpignan, a dénoncé un salut nazi effectué par Annabelle Brunet, élue centriste, lors d’un vote en conseil municipal le 17 juin 2026.
- La mairie a partagé une vidéo sur X montrant l’élue tendant le bras et la main pendant une délibération, qualifiant le geste d’inacceptable.
- Annabelle Brunet a rejeté les accusations, affirmant qu’il s’agissait d’un simple vote d’opposition et dénonçant une tentative de diversion de la part du maire.
- Cette affaire intervient après la découverte d’un tatouage de SS sur l’avant-bras d’un agent municipal, ancien membre de la majorité d’Aliot entre 2020 et 2026.
- La mairie a simplement écarté le contractuel concerné sans plus de commentaires.
Un geste interprété comme un salut nazi lors d’un vote municipal
Mercredi 17 juin 2026, lors d’une séance du conseil municipal de Perpignan, une élue d’opposition a effectué un mouvement du bras et de la main qui a été interprété comme un salut nazi. La vidéo de cet instant, partagée par la mairie sur le réseau social X, montre Annabelle Brunet, coprésidente du groupe de l’ancienne première adjointe Agnès Langevine, en train de voter. La mairie a immédiatement réagi en qualifiant ce geste d’inacceptable et en le condamnant avec la plus grande fermeté.
Dans un communiqué transmis jeudi 18 juin à ICI Roussillon, Louis Aliot a annoncé vouloir saisir la justice pour ce qu’il qualifie de provocation. « Salut nazi en plein conseil municipal de Perpignan : l’inacceptable », a-t-il tweeté, partageant la vidéo avec ce commentaire. La tension est palpable entre la majorité municipale et une partie de l’opposition, alors que la polémique s’ajoute à un contexte déjà délicat.
Annabelle Brunet rejette les accusations et dénonce une tentative de diversion
Annabelle Brunet, élue centriste et coprésidente du groupe d’opposition, a vivement réagi aux accusations portées contre elle. Dans un communiqué adressé à ICI Roussillon, elle a affirmé : « Il s’agissait d’un vote d’opposition, rien d’autre. Mon engagement contre toute forme d’extrémisme, de discrimination et de discours de haine est constant. » Elle a également qualifié la réaction du maire de tentative de diversion, alors que Louis Aliot doit prochainement répondre de propos diffamatoires à son encontre devant la justice.
Cette déclaration met en lumière l’escalade des tensions entre la majorité RN et une partie de l’opposition, déjà marquée par des échanges tendus lors des précédents conseils municipaux. Annabelle Brunet n’a pas caché son amertume, estimant que cette affaire servait avant tout à détourner l’attention d’autres sujets.
Un contexte déjà trouble avec la révélation d’un tatouage de SS
Cette polémique intervient quelques semaines après la découverte d’un tatouage représentant un symbole de SS sur l’avant-bras d’un agent municipal de Perpignan. Il s’agit de Charles Ifssah-Becuwe, un contractuel ayant travaillé au sein de la majorité municipale entre 2020 et 2026. La mairie a indiqué avoir écarté l’agent concerné sans autre précision, ni commentaire supplémentaire.
Cette affaire avait déjà suscité des interrogations sur le processus de recrutement et de contrôle au sein de l’administration municipale. Les opposants au maire avaient alors dénoncé un manque de vigilance, tandis que la majorité avait minimisé l’incident. La concomitance entre les deux affaires relance aujourd’hui les critiques sur la gestion des ressources humaines au sein de la mairie.
Si la justice devait être saisie pour le geste d’Annabelle Brunet, le tribunal devra trancher sur la qualification des faits et leur intentionnalité. Autant dire que l’affaire promet de s’inscrire dans la durée, alors que la ville de Perpignan reste sous le feu des projecteurs pour des raisons bien éloignées de ses enjeux locaux.