Quelques jours après la visite officielle de Donald Trump en Chine, le président russe Vladimir Poutine s’est rendu à Pékin pour un sommet avec son homologue Xi Jinping. Ce déplacement, qui s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre Moscou et Washington, confirme la consolidation d’un axe sino-russe déterminé à contrer l’influence occidentale. Selon Le Figaro, les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur coopération stratégique, notamment face aux pressions économiques et militaires exercées par les États-Unis et leurs alliés.
Ce qu'il faut retenir
- La visite de Vladimir Poutine en Chine les 15 et 16 mai 2026 s’est déroulée quelques jours après celle de Donald Trump à Pékin.
- Les deux pays ont réaffirmé leur alliance face à l’Occident, évoquant une « confiance mutuelle accrue » et des « intérêts stratégiques communs ».
- Les tentatives européennes et américaines de diviser la Russie et la Chine n’ont pas abouti, malgré les sanctions contre Moscou.
- Un haut diplomate cité par Le Figaro a souligné que « les deux pays se font davantage confiance qu’ils ne font confiance à l’Occident ».
Un rapprochement stratégique scellé malgré les tentatives de division
Les dirigeants occidentaux avaient longtemps espéré isoler la Russie de la Chine. Emmanuel Macron avait tenté d’arrimer la Russie à l’espace européen, tandis que Donald Trump avait imaginé reproduire la stratégie de Kissinger – qui avait permis à Nixon de normaliser les relations avec la Chine pour contrer l’URSS. Côté européen, les sanctions contre Moscou devaient, selon les espoirs initiaux, provoquer un effondrement économique du pays et son isolement sur la scène internationale. Pourtant, selon Le Figaro, aucun de ces scénarios ne s’est concrétisé.
La visite de Poutine à Xi Jinping, quelques jours seulement après celle de Trump, illustre au contraire une alliance qui se renforce. « Il est impossible de séparer la Chine et la Russie », a rappelé un haut diplomate cité par le quotidien. Les deux pays partagent désormais une « confiance mutuelle accrue » et des « intérêts stratégiques communs », selon les termes officiels. Autant dire que l’axe sino-russe se positionne comme un contrepoids majeur à l’influence occidentale.
Un sommet sous le signe de la stabilité et de la résistance à l’Occident
Lors de leur rencontre, Vladimir Poutine et Xi Jinping ont mis en avant la « relation stable » entre leurs deux pays. Dans un communiqué conjoint, ils ont réaffirmé leur opposition aux politiques perçues comme hégémoniques de Washington et de ses alliés. « Nous sommes prêts à travailler ensemble pour défendre le multilatéralisme et l’ordre international fondé sur le respect du droit », ont-ils déclaré, selon les termes rapportés par Le Figaro.
Cette alliance s’inscrit dans un contexte de tensions accrues. À l’Est, les tensions avec l’OTAN persistent, tandis qu’à l’Ouest, la guerre en Ukraine continue de peser sur les relations entre la Russie et ses partenaires européens. Pourtant, malgré ces défis, Moscou et Pékin semblent déterminés à poursuivre leur collaboration. « Les deux pays ne cherchent pas à créer une nouvelle guerre froide, mais à établir un équilibre des pouvoirs plus respectueux de leurs intérêts », a expliqué un analyste interrogé par le quotidien.
Les tentatives de division ont échoué
Les espoirs occidentaux de séparer la Russie de la Chine se sont heurtés à une réalité géopolitique bien différente. Les sanctions imposées à la Russie après son invasion de l’Ukraine n’ont pas affaibli son économie autant que prévu, et ont même renforcé sa dépendance vis-à-vis de la Chine. De son côté, Pékin a tiré profit de cette situation pour étendre son influence en Asie centrale et en Sibérie, où les investissements chinois se multiplient.
Selon Le Figaro, Donald Trump avait tenté de reproduire la stratégie de Kissinger en cherchant à normaliser les relations avec la Chine pour affaiblir la Russie. Mais cette approche n’a pas porté ses fruits. « La Chine et la Russie ont des intérêts communs trop importants pour être séparés par des manœuvres diplomatiques », a rappelé un expert en relations internationales. Le sommet de Pékin confirme ainsi que l’axe sino-russe résiste aux pressions extérieures.
Une chose est sûre : la Russie et la Chine continuent de renforcer leur coopération, malgré les tentatives de division venues de l’Occident. Leur alliance, désormais solidement ancrée, pourrait redéfinir les équilibres géopolitiques pour les années à venir.
Les deux pays collaborent principalement dans les secteurs de l’énergie (gaz, pétrole), des nouvelles technologies, de la défense et des infrastructures. Ils ont également renforcé leurs échanges commerciaux, avec un volume d’échanges qui a dépassé les 200 milliards de dollars en 2025, selon les dernières estimations.
Les pays occidentaux, notamment les États-Unis et les membres de l’OTAN, voient d’un mauvais œil ce rapprochement. Ils multiplient les pressions économiques et diplomatiques pour contrer cette alliance, sans succès jusqu’à présent. Certains analystes estiment que cette situation pourrait conduire à une nouvelle forme de bipolarisation du monde.