Quatre policiers d'une brigade anti-criminalité (BAC) ont été condamnés lundi à des peines allant de trois à douze mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris, selon Le Figaro. Ces fonctionnaires s'étaient pris à des passants en marge des quarts de finale de la Coupe du monde de football en 2022.
Les faits se sont déroulés dans une rue adjacente aux Champs-Élysées, dans une ambiance manifestement bon enfant. Cependant, des vidéos ont mis en évidence des crocs-en-jambe, des coups et des bousculades. Surtout, l'un des quatre policiers mis en cause a mis à terre un supporter qui se trouvait sur le toit d'une voiture, avant de le rouer de coups.
Ce qu'il faut retenir
- Quatre policiers de la BAC ont été condamnés à des peines allant de trois à douze mois de prison avec sursis.
- Les faits se sont déroulés en marge des quarts de finale de la Coupe du monde de football en 2022.
- Des vidéos ont mis en évidence des violences commises par les policiers envers des passants.
Les faits
La magistrate a souligné que les vidéos diffusées dans la salle d'audience du tribunal montraient des scènes de joie, mais également des actes de violence de la part des policiers. « En quoi la situation était tendue ? Où est le stress que vous subissez ? » a-t-elle demandé. Les policiers ont répondu en expliquant qu'ils avaient agi sous le coup de l'émotion et de la frustration.
L'un des policiers a expliqué qu'il avait agi « par réaction démesurée » et qu'il regrettait ses actes. Un autre a avancé qu'il avait été « un peu trop vif » et qu'il présentait ses excuses. Le policier qui s'en était pris à un passant en lui arrachant sa cagoule et l'avait aspergé de gaz lacrymogène a plaidé le « ras-le-bol », c'est-à-dire, selon lui, « de laisser s'installer l'anarchie sous couvert d'un événement festif ».
Les conséquences
Les quatre policiers condamnés n'ont pas fait l'objet de poursuites disciplinaires pour l'heure. La procureure avait réclamé une interdiction de porter une arme pendant cinq ans pour le policier qui s'était montré le plus violent, mais le tribunal ne l'a pas suivie sur ce point.
La magistrate a souligné que les actes de violence commis par les policiers étaient « purement gratuits » et qu'ils avaient porté atteinte à la dignité des personnes concernées. Les victimes ont déposé plainte, mais celle-ci n'a pas été prise au commissariat. C'est l'Inspection générale de la Police nationale qui a découvert incidemment le comportement des policiers en visionnant des vidéos dans le cadre d'une autre enquête.
En conclusion, cette affaire met en lumière les risques de violences policières et la nécessité d'une surveillance et d'un contrôle accru de la part des autorités. Les questions qui restent en suspens sont nombreuses, notamment celle de la responsabilité de la police et des conséquences pour les policiers condamnés.