L’écrivain britannique d’origine pakistanaise Tariq Ali, figure intellectuelle de l’extrême gauche depuis plus de six décennies, publie ses mémoires sous le titre « The Duel: The Struggle Between the Establishment and the People ». Dans cet ouvrage, il revient sur les moments clés de sa vie, entre anecdotes personnelles et engagement militant en faveur des peuples opprimés par les guerres et les conflits géopolitiques. Une plongée dans l’histoire récente, selon Libération.
Ce qu'il faut retenir
- Tariq Ali publie ses mémoires sous le titre « The Duel: The Struggle Between the Establishment and the People ».
- L’ouvrage retrace plus de 60 ans d’engagement politique à gauche et en faveur des causes anticoloniales.
- Il évoque des rencontres décisives avec des figures historiques comme Che Guevara ou encore Malcolm X.
- Ali y décrit son rôle dans les mouvements étudiants des années 1960 et son opposition aux guerres en Irak ou en Afghanistan.
- Le livre mêle anecdotes personnelles et analyses sur les luttes pour la justice sociale.
- Tariq Ali, né en 1943, reste une voix influente du débat intellectuel britannique.
Un parcours façonné par la politique internationale
Né en 1943 à Lahore, dans l’actuel Pakistan, Tariq Ali grandit dans une famille engagée au sein de la Ligue musulmane. Dès les années 1960, il s’impose comme une figure du mouvement étudiant britannique, avant de s’engager dans des causes bien plus larges. Selon Libération, c’est au cours de cette décennie qu’il forge son identité politique, marquée par une opposition farouche aux guerres menées par les puissances occidentales. Son parcours croise alors celui de militants comme Che Guevara ou encore Malcolm X, dont il retrace les rencontres dans ses mémoires.
L’écrivain évoque également son rôle dans les grands mouvements de contestation de son époque. En 1968, il participe activement aux manifestations contre la guerre du Vietnam, puis s’engage dans les luttes anticoloniales en Afrique et en Amérique latine. Ces engagements lui valent une réputation de « provocateur » au sein des cercles intellectuels britanniques, une étiquette qu’il assume pleinement. Bref, ses mémoires offrent une plongée dans l’histoire des luttes sociales et politiques du XXe siècle.
Des mémoires entre souvenirs personnels et analyses géopolitiques
Dans ses mémoires, Tariq Ali ne se contente pas de raconter sa vie. Il y mêle des anecdotes croustillantes sur sa jeunesse, ses études à Oxford, ou encore ses échanges avec des personnalités comme Jean-Paul Sartre ou encore Bertrand Russell. Côté professionnel, il revient sur ses années passées au sein du magazine New Left Review, qu’il a cofondé en 1960. Le livre aborde aussi des sujets plus sombres, comme son opposition à la guerre en Irak en 2003, qu’il avait qualifiée d’« agression impérialiste ».
L’ouvrage, publié par Verso Books, se distingue par son ton sans concession. Ali y critique ouvertement les élites politiques et médiatiques, qu’il accuse de perpétuer des systèmes d’oppression. Il consacre également plusieurs pages à la situation en Palestine, où il a régulièrement soutenu les mouvements de résistance. Pour lui, ces combats ne sont pas des reliques du passé : ils restent, aujourd’hui encore, au cœur des tensions internationales. — d’après Libération
« Ma biographie a été déterminée par la politique. Sans elle, je ne serais pas devenu l’homme que je suis aujourd’hui. »
Ces mémoires rappellent aussi l’importance de la mémoire collective. À travers son récit, Ali invite les nouvelles générations à s’interroger sur les combats passés pour mieux comprendre ceux d’aujourd’hui. Une lecture qui résonne particulièrement dans un contexte où les inégalités et les conflits persistent à l’échelle mondiale.
Tariq Ali est un écrivain, historien et militant britannique d’origine pakistanaise, né en 1943. Il s’est imposé comme une voix majeure de l’extrême gauche depuis les années 1960, critiquant régulièrement les politiques impérialistes des États-Unis et de leurs alliés. Son engagement radical et ses prises de position tranchées lui ont valu des controverses, notamment lors de ses critiques contre la guerre en Irak en 2003 ou son soutien à des mouvements comme celui du Hamas à Gaza.