Selon Ouest France, le gouvernement australien a ordonné lundi 17 mai 2026 à un groupe d’actionnaires de Northern Minerals, producteur de terres rares basé en Australie, de céder leurs participations. Cette décision s’inscrit dans une volonté affichée par Canberra de protéger ce secteur stratégique des influences étrangères, et plus particulièrement de la Chine.
Ce qu'il faut retenir
- Le gouvernement australien a exigé lundi 17 mai 2026 la cession des parts d’un groupe d’actionnaires de Northern Minerals, spécialisé dans l’extraction de terres rares.
- Cette mesure vise à « protéger » le secteur des « influences extérieures », selon les termes officiels, une allusion transparente aux intérêts chinois.
- Northern Minerals, basé en Australie, est un acteur clé dans la production de terres rares, des minerais essentiels pour les technologies modernes et les industries de défense.
- Les actionnaires concernés n’ont pas été identifiés publiquement, mais la mesure pourrait impacter des investisseurs chinois ou liés à Pékin.
- Canberra renforce ainsi son contrôle sur ce marché stratégique, dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes autour des ressources critiques.
La décision intervient alors que l’Australie cherche à sécuriser sa chaîne d’approvisionnement en terres rares, des minerais indispensables à la fabrication des aimants permanents, utilisés dans les éoliennes, les véhicules électriques ou encore les équipements militaires. « Nous devons garantir que notre industrie stratégique ne soit pas soumise à des pressions extérieures indésirables », a indiqué un porte-parole du ministère australien de l’Industrie, de la Science et des Ressources, cité par Ouest France.
Parmi les raisons évoquées figurent les risques liés à une dépendance excessive vis-à-vis de la Chine, qui domine largement le marché mondial des terres rares. Pékin contrôle environ 60 % de la production mondiale et a déjà utilisé cet avantage géopolitique par le passé, comme lors de tensions diplomatiques avec le Japon ou les États-Unis. Côté australien, l’exécutif justifie sa mesure par la nécessité de préserver l’autonomie stratégique du pays dans ce domaine.
D’après les informations rapportées par Ouest France, le groupe d’actionnaires visé par l’ordonnance détient une part significative du capital de Northern Minerals. Leur identité n’a pas été dévoilée, mais des sources proches du dossier évoquent des liens avec des fonds ou des entreprises chinois. Aucune confirmation officielle n’a été apportée à ce stade, mais cette mesure pourrait s’inscrire dans une stratégie plus large de Canberra pour limiter l’influence étrangère dans des secteurs considérés comme vitaux.
Cette décision pourrait aussi déclencher des représailles de la part de Pékin, qui a déjà montré sa capacité à utiliser les terres rares comme levier dans les tensions commerciales. Les observateurs s’attendent à ce que d’autres pays producteurs, comme les États-Unis ou le Canada, suivent de près la réaction australienne avant d’envisager des mesures similaires.
Reste à voir si cette initiative suffira à réduire la dépendance australienne vis-à-vis des terres rares chinoises, alors que la demande mondiale devrait continuer à croître dans les années à venir. D’ici là, l’Australie devra trouver un équilibre entre la protection de ses intérêts stratégiques et le maintien de relations économiques stables avec ses partenaires commerciaux.
Canberra justifie sa décision par la nécessité de protéger son secteur stratégique des « influences extérieures ». Dans un contexte de tensions géopolitiques accrues, l’Australie craint une dépendance excessive envers la Chine, qui domine près de 60 % de la production mondiale de terres rares et a déjà utilisé cet avantage pour faire pression sur d’autres pays.