Le combattant américain Josh Hokit, nouvelle attraction des poids lourds de l'UFC, a marqué l'édition 2026 de l'UFC Maison Blanche par une victoire technique et des déclarations aussi provocatrices que récurrentes. Selon RMC Sport, il a remporté son combat contre Derrick Lewis par TKO au deuxième round, s'offrant ainsi sa quatrième victoire consécutive depuis son entrée dans l'organisation.
Cette soirée, organisée à la Maison Blanche en présence du président américain Donald Trump, célébrait les 250 ans de l'Indépendance des États-Unis. Pourtant, ce sont moins les performances sportives que les déclarations de Hokit qui ont retenu l'attention. Après son succès, le jeune combattant de 28 ans a enchaîné les propos outranciers au micro de Joe Rogan, l'animateur de l'événement. Une attitude qui, loin d'être nouvelle, confirme sa réputation de provocateur assumé.
Ce qu'il faut retenir
- Josh Hokit s'impose par TKO au deuxième round face à Derrick Lewis lors de l'UFC Maison Blanche.
- Cette victoire porte à quatre son nombre de succès consécutifs depuis ses débuts en UFC.
- Il a proféré des propos polémiques, dont l'affirmation que Michelle Obama « est un homme ».
- Donald Trump, présent en bord de cage, avait validé sa sélection après avoir assisté à sa victoire en avril 2026.
- Hokit s'est également attaqué verbalement à Alex Pereira, l'appelant à s'en prendre à sa mère.
Une victoire sportive éclipsée par les déclarations de Hokit
Dimanche soir, dans le cadre de l'UFC Maison Blanche, Josh Hokit a confirmé son statut de valeur montante des poids lourds. Opposé au colosse Derrick Lewis, il a dominé le combat et scellé sa victoire par technical knockout dès le deuxième round. Une performance qui s'ajoute à celles des autres stars de l'événement, comme Ciryl Gane, sacré champion intérimaire des lourds après sa victoire face à Alex Pereira.
Pourtant, c'est moins le palmarès sportif que les propos tenus par Hokit qui ont marqué les esprits. Dès les premières minutes après le combat, le combattant américain a multiplié les déclarations choc. « Je suis un homme qui a un plan, une bête prête à se repaître », a-t-il lancé avant d'ajouter, avec une pointe de provocation : « Vous savez quoi, rien à foutre de ce discours. » Des phrases qui, dans un cadre aussi officiel que la Maison Blanche, ont suscité un malaise immédiat dans le public, plus discret chez Joe Rogan, qui a poursuivi l'interview malgré tout.
Michelle Obama et Alex Pereira, cibles récurrentes des provocations
Josh Hokit n'en est pas à son premier dérapage. Adepte des formules racistes, grossophobes ou sexistes, il s'est à nouveau illustré en s'en prenant à deux figures publiques américaines. Il a d'abord menacé Alex Pereira, champion en titre des poids lourds : « Écoute, Alex Pereira, je vais ... sur ta mère. » Une attaque directe qui a choqué une partie des spectateurs présents ce dimanche soir.
Mais c'est sa remarque sur Michelle Obama qui a particulièrement retenu l'attention. « Et enfin, Michelle Obama est un homme ! N'est-ce pas, l'Amérique ? » a-t-il lancé, provoquant un silence gêné dans la salle. L'ancienne première dame des États-Unis, qui a occupé ses fonctions entre 2009 et 2017 aux côtés de son mari Barack Obama, est une cible récurrente des provocations de Hokit. Une animosité qui s'inscrit dans un contexte plus large de tensions politiques aux États-Unis, où les figures progressistes sont souvent la cible de critiques outrancières.
Un parcours jalonné de controverses et une ascension facilitée par Trump
Josh Hokit, ancien footballeur américain dont le rêve de jouer en NFL s'est brisé, a trouvé dans l'UFC un exutoire à ses ambitions sportives. Son ascension fulgurante dans la discipline a été facilitée par Donald Trump, qui a assisté à l'une de ses victoires en avril 2026 à Miami. Présent en bord de cage, le président américain avait salué la performance du combattant, validant ainsi sa sélection pour l'UFC Maison Blanche.
Cette proximité avec Trump, figure polarisante de la scène politique américaine, n'a fait qu'amplifier les polémiques autour de Hokit. Ses déclarations, souvent teintées de racisme ou de misogynie, contrastent avec l'image d'un sport comme l'UFC, qui cherche à se professionnaliser et à attirer un public familial. Pourtant, le combattant américain semble tirer parti de cette réputation de « bad boy », multipliant les provocations pour rester sous les projecteurs.
L'UFC face à ses démons : entre spectacle et respectabilité
L'incident survenu lors de l'UFC Maison Blanche soulève une fois de plus la question de la gestion des comportements par l'UFC. Le MMA, discipline souvent associée à des athlètes au tempérament explosif, tente de concilier spectacle et respectabilité. Pourtant, les dérapages verbaux de certains combattants, comme ceux de Hokit, rappellent les limites de cette stratégie.
Joe Rogan, animateur emblématique de l'événement, n'a pas semblé perturbé par les propos du combattant. Après les déclarations polémiques, il a simplement enchaîné : « Mesdames et messieurs, Josh Hokit. » Une réaction qui interroge sur le rôle des médias dans la diffusion de ce type de déclarations. Faut-il les relayer, même pour les critiquer, ou les ignorer afin de ne pas leur donner de tribune ? La question reste ouverte, alors que l'UFC continue de croître à l'international.
Pour l'UFC, la tâche sera de concilier l'attrait pour les athlètes au charisme décomplexé et l'image d'un sport respectueux et inclusif. Une équation difficile, alors que des figures comme Hokit montrent que le scandale reste un moteur commercial puissant. À défaut de régulation, le public aura peut-être à trancher : jusqu'où peut-on tolérer les excès avant qu'ils ne nuisent à l'image d'un sport en pleine expansion ?
L'événement célébrait les 250 ans de l'Indépendance des États-Unis, une occasion pour Donald Trump de marquer son mandat par un spectacle sportif d'envergure, mêlant politique et divertissement. Cette initiative s'inscrivait dans une stratégie de promotion de l'image présidentielle à travers des événements grand public.